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Scream 7

Scream 7

Lorsqu’un nouveau Ghostface surgit dans la paisible ville où Sidney Prescott a reconstruit sa vie, ses pires cauchemars refont surface. Alors que sa fille devient la prochaine cible, Sidney n’a d’autre choix que de reprendre le combat. Déterminée à protéger les siens, elle doit alors affronter les démons de son passé pour tenter de mettre fin une bonne fois pour toutes au bain de sang...

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L'AVIS :

Nous voilà donc arrivés au septième volet de la saga Scream. Qui aurait pu penser à la sortie du film originel de 1996 que le film de Wes Craven ("La dernière maison sur la gauche", "Les griffes de la nuit") aurait droit à autant de suites ? Peu de personnes, car le but du film était surtout de mettre en abîme un genre et de de mettre l'accent sur les suites à répétitions.

C'est un retour aux sources qui nous est promis avec le retour de l'actrice phare de la saga, Neve Campbell, et de Kevin Williamson (Souviens-toi...l'été dernier, The Faculty), le scénariste à l'origine du premier film. Mais pourtant, ce n'était pas l'idée de base pour ce septième volet, qui devait voir revenir Mélissa Barrera ("Abigail") et Jenna Ortega (la série Mercredi). Mais suite à l'éviction de Barrera qui avait donné son opinion en soutien à la Palestine, Ortega quitte aussi le navire d'un projet qui sent de plus en plus le sapin. Et, pour mettre le couvercle sur le projet , le réalisateur Christopher Landon ("Happy Birthdead") jette l’éponge à son tour. Le projet Scream 7 semble au point mort, mais finalement les producteurs utilisent un joker en appelant Kevin Williamson pour devenir le réalisateur de ce nouveau volet, et ils concèdent un gros chèque à Neve Campbell pour qu'elle reprenne son rôle iconique.

Dès la scène d'introduction ,le ton est donné en retournant sur les lieux du massacre originel, Woodsboro, dans la maison de Stu Macher, l'un des premiers tueurs. En décidant de mettre le feu à cette demeure, l'on sent la volonté de faire table rase du passé. Ce désir de repartir sur de nouvelles bases tiendra t-il sa promesse ? Pas de de suspense. Très vite, on sent le réchauffé et l'accent est mis sur la nostalgie : la fille de Sidney Prescott qui reçoit son petit ami par la fenêtre (coucou Billy Loomis), un couvre feu mis en place, la police qui ne sert à rien, le retour aussi de Beltrami à la composition musicale. Williamson nous promet un retour à une mise en scène proche du suspense des films du regretté Wes Craven. C'est pourtant tout l'inverse qu'il fait, et il délaisse même l'aspect méta de la franchise qui est ici mis de côté alors que ça faisait partie de l' ADN de cette saga. Sidney Prescott est maintenant mariée et mère de plusieurs enfants, toujours un peu solitaire et finalement n'ayant pas réussi à se reconstruire un cercle familial depuis la mort de celle qui restera à jamais sa meilleure amie, à savoir Tatum (Rose McGowan).

Neve Campbell campe à la perfection une mère protectrice (et on la comprend vu son passé) qui a une relation tendue avec sa fille (Isabel May, qui est loin d'être la comédienne la plus convaincante du casting - les jeunes comédiens étant un des gros problèmes de ce chapitre, car ils sont peu crédibles).

Niveau casting, aucun des jeunes acteurs et actrices ne sont vraiment marquants, à part McKenna Grace ("Annabelle : la maison du mal"). Et même Courteney Cox, Mason Gooding, Jasmin Savoy Brown n'ont quasiment aucunes utilités. Le personnage de Mindy qui d'habitude décortiquait les règles le fait ici un peu du bout des lèvres et sans être vraiment insistant. Son personnage comme celui de son frère en termes de psychologie semble être différent des opus précédents, comme s'il avait été bidouillé dans le scénario retouché par Williamson lui-même, pour faire un lien avec les Scream nouvelle génération. Niveau meurtres, Scream 7 est plutôt impressionnant, comme si la violence avait encore gagné en intensité. Certains meurtres sont plus graphiques et le ou les tueurs font preuve d'un grand sadisme. On est loin de la subtilité des origines, mais les temps ont changé. Le rythme une fois la présentation de Sidney et de sa fille, qui est faite,ne faiblit pas et le suspense fonctionne pleinement.

Et ce, malgré les faiblesses d'un scénario qui est rempli de clichés (téléphone qui ne capte pas, réactions de certaines personnages dignes des slashers des années 1980, Ghostface apparaissant invincible malgré les nombreux coups qu'il se prend, des jumps scares à profusion, etc...) et qui utilise certaines technologies liées à l'IA (mais sans aucunes réflexions derrière ) afin de nous rapprocher encore plus de cet effet nostalgie voulu par Kevin Williamson. On a donc affaire ici à un slasher plutôt lambda, efficace certes, mais bien loin de la qualité attendue pour un Scream. Tout serait plus que correct si le dernier acte n'était aussi déceptif. Pas mauvais, pas ridicule, mais juste insignifiant avec la pire révélation de toute la franchise. Et pourtant, le final de "Scream 6" n'était déjà pas terrible. On ressent une forme de lassitude à la fin de ce septième volet qui montre qu'il n'a plus de vrais propos à tenir et c'est peux-être ce sentiment de tristesse et de vacuité qui l'emporte .

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Bande-annonce
Note
2
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Gérald Giacomini