Affiche française
Une si gentille petite fille | Cathy's curse | 1977
Affiche originale
Une si gentille petite fille | Cathy's curse | 1977
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Une si gentille petite fille

Cathy's curse

En rentrant chez lui, un père de famille découvre que sa femme a quitté le domicile avec son fils George, et qu’elle a laissé seule leur fille Laura, âgée d’une dizaine d’années. Le père et la jeune fille partent en voiture et ont un accident en cours de route. Tous deux périssent dans les flammes, ne parvenant à s’extirper du véhicule. Trente ans plus tard, George retourne dans la maison de son enfance avec sa femme Vivian et sa petite fille Cathy. En fouinant dans le grenier, Cathy découvre un portrait de Laura qui lui ressemble étrangement. Elle trouve également la poupée de Laura qui a les yeux cousus. Bientôt, le comportement de Cathy se met à changer…

Une si gentille petite fille | Cathy's curse | 1977

L'AVIS :

Voilà un film que j’ai toujours voulu voir, le visuel de la VHS m’ayant marqué quand j’étais adolescent. Pensez-vous, avec un slogan pareil, ça ne pouvait qu’attirer l’attention d’un passionné de films de genre ! J’ai envoyé ma maman chez les fous… J’ai fait mourir mon chien de frayeurs… J’ai fait passer ma nounou par la fenêtre… On reste tous les trois. Mon papa, ma poupée et moi. Moi, Moi…. Ça claque non ?

Je n’avais toujours pas eu l’occasion de voir "Une si gentille petite fille" depuis, jusqu’à cette soirée du jeudi 6 mars 2008 où j’ai enfin pu visionner ce film dont la jaquette me restait en mémoire malgré toutes ces années passées. Le résultat ne fut malheureusement pas à la hauteur de mon attente, le film n’étant qu’une pâle variation des films à succès des années 70 surfant sur le même thème, à savoir "L’Exorciste", "La Malédiction" et "Carrie au bal du diable".

Eddy Matalon est un réalisateur / scénariste français qui a signé la plupart de ses films sous les pseudos de Jack Angel ou Eddy Greenwood. C’est ce dernier pseudo qui est utilisé pour "Une si gentille petite fille", production franco-canadienne dont Matalon a également signé le scénario ainsi que les dialogues. Sa carrière donne dans l’éclectisme puisqu’il a réalisé aussi bien des films pornos que des policiers, des comédies, des romances et des films fantastiques.

Voulant surfer sur les films à succès de possessions démoniaques ou présentant des phénomènes paranormaux, il signe donc la réalisation en 1977 de ce "Cathy’s Curse", connu aussi sous le titre "Cauchemars". La jeune héroïne qui se verra posséder par l’esprit d’une petite fille morte dans un accident de voiture est interprétée par Randi Allen dont la carrière de "top-modèle" du prêt-à-porter pour enfants en Amérique du Nord a sûrement joué en sa faveur pour l’obtention du rôle. Il n’empêche que Randi est vraiment à son aise dans le rôle de Cathy et que ses petits sourires ou son regard font parfois froid dans le dos et nous rappellent le visage d’ange du Damien de "The Omen".

Malheureusement, malgré la bonne interprétation de Randi Allen, le film déçoit. Déjà, on a plus l’impression de regarder un pauvre téléfilm qu’un vrai film de cinéma. Les images ne sont guère attractives et le rythme est plutôt mollasson. Eddy Matalon a bien regardé ses classiques et nous présente des séquences fourre-tout inspirées des films cités ci-dessus, où la possession démoniaque se mélange au pouvoir de télékinésie que possède Cathy. La petite fille si gentille possède également le don de faire naître des frayeurs chez les personnes qui l’entourent. C’est ce dernier point qui nous vaudra d’ailleurs la meilleure séquence du film. Cathy fait subir à un vieil ivrogne censé la garder pendant l’absence de son père un véritable cauchemar éveillé, puisque ce dernier se retrouve assiégé par des araignées et des reptiles de toutes sortes, sans qu’il puisse faire le moindre geste. On a vraiment l’impression que le temps s’est arrêté et que seul la faune grouillante qui l’entoure peut se mouvoir. Renforcée par une musique étrange et lugubre, cette scène est digne d’intérêt et provoque un léger mal-être, surtout si on n’aime pas ce genre d’animaux.

Le reste est par contre d’une platitude assez exaspérante et relève du déjà vu. On a la nounou qui se jette par la fenêtre sous l’impulsion de Cathy ou bien la maman qui devient encore plus folle qu’elle ne l’était (elle sort d’une grave crise psychologique) à cause des agissements de sa fille qui apparaît et disparaît devant elle comme par enchantement. On notera que le père de Cathy est plutôt bien vu puisqu’il n’a pas à affronter la vengeance de Cathy ou plutôt de Laura. Logique me direz-vous, puisque cette dernière est morte avec son père, à cause de sa mère. L’âme de Laura réclame vengeance et s’en prend donc à toutes les personnes présentes dans la maison et alentours (même le chien qui n’a rien demandé) hormis la figure paternelle.

Le vecteur de la possession se fait dans le film à travers une poupée, celle de Laura. Le cauchemar commence pour Cathy dès l’instant où elle trouve cette poupée aux yeux cousus dans le grenier. Comme Reagan dans "L’Exorciste", le comportement de Cathy change, elle se met à prononcer des injures, défie l’autorité maternelle, fait vivre un enfer à sa nounou, la poussant jusqu’à la défenestration. Rien de bien neuf donc, sous le toit de cette maison, si ce n’est l’ennui qui nous gagne.

"Une si gentille petite fille !" s’avère en définitive un mauvais film, dénué de tout intérêt si ce n’est la prestation de Randi Allen. Réalisation médiocre, acteurs peu convaincants, situations déjà vues, rythme ennuyeux. A voir une fois pour ne pas mourir idiot mais après, à ranger aux oubliettes…

Une si gentille petite fille | Cathy's curse | 1977
Une si gentille petite fille | Cathy's curse | 1977
Une si gentille petite fille | Cathy's curse | 1977
Bande-annonce
Note
1
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Stéphane Erbisti