Affiche française
Utah cabin murders - the | Cabin 28 | 2019
Affiche originale
Utah cabin murders - the | Cabin 28 | 2019
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oui
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Utah cabin murders - the

Cabin 28

Une petite famille passe les fêtes de Noël dans un petit chalet isolé dans l’Utah. Malheureusement, non loin d’ici, deux prisonniers s’évadent d’un centre de détention et vont croiser leur chemin…

Utah cabin murders - the | Cabin 28 | 2019

L'AVIS:

Petit film passé inaperçu par chez nous, "The Utah cabin murders" fait son apparition sur des plateformes telles que Netflix et Amazon Prime Video.
Basé sur des faits réels - un home invasion s’étant déroulé en 1990 dans une ville de l’Utah - ayant d’ailleurs inspirés "The strangers", ce long-métrage d’Andrew Jones est un home invasion (sous-branche du survival movie dans lequel une ou plusieurs personnes s’infiltre(nt) dans une demeure pour s’en prendre à ses occupants) mettant en scène cinq membres d’une même famille en proie à deux prisonniers.

Rien de bien nouveau quand on lit le résumé de "The Utah cabin murders" mais aimant les home invasion (un sous-genre qui recense tout de même quelques belles pépites comme "panic room", "Funny games", "Don’t breathe – la maison des ténèbres", "You’re next" ou encore bien évidemment "Maman, j’ai raté l’avion!" dans un tout autre style…), votre rédacteur s’est posé sur celui-ci en parcourant le catalogue Netflix un soir de pluie…

Alors effectivement, le film d’Andrew Jones n’apportera rien de transcendant dans ce sous-genre si apprécié. Très classique dans son approche, fort simple dans sa narration, "The Utah cabin murders" ne fait pas dans l’originalité c’est indéniable.

D’une durée d’1h20 uniquement, nous aurions pensé que le film allait rentrer très vite dans le fond du sujet mais il n’en est rien. Le cadre est posé sans grande fioriture (une famille réunie dans un chalet isolé pour les fêtes de fin d’année, un message au JT annonçant l’évasion de deux prisonniers : inévitablement nous imaginons la suite des évènements), puis l’enquête se met en route avec notre shérif et son adjoint qui apprennent le vol d’une voiture avec violence puis le cambriolage d’un magasin vendant notamment des armes : rien de bien original, tout semble logique et suivre une trame on ne peut plus classique.

Mais si l’on fait abstraction des quelques passages inutiles donnant l’impression que l’équipe du film a voulu passer du moyen au long métrage en rajoutant quelques dialogues pompeux et en allongeant certaines séquences qui au final s’étirent un peu trop en longueur à mon goût, ce "The Utah cabin murders" est un assez bon divertissement. Comme quoi, même avec un petit budget (la majeure partie du casting est inconnue, les effets visuels se limitent à 2-3 impacts de balles…), nous pouvons faire un film qui tient la route, procure des émotions et remplit son cahier des charges.

Car oui, le principal défaut du film d’Andrew Jones est bien de proposer des passages longs et sans grand intérêt, histoire de se rapprocher des fameuses 90 minutes (que le film n’atteindra de toute façon pas).
Nous aurons ainsi droit à un épilogue inutile, n’apportant rien au métrage si ce n’est quelques minutes supplémentaires dépourvues d’informations intéressantes, ou encore ce loooooong dialogue entre le shérif et son adjoint au poste de Police durant lequel chacun raconte un fait divers n’ayant que très peu de lien avec notre film. Dommage, nous aurions à la rigueur préféré peut-être – quitte à rallonger la durée du film – que ces dix bonnes minutes supplémentaires soient plutôt mises au service d’une introduction plus détaillée ou d’interactions entre nos malheureuses victimes et leurs assaillants. Bref…

Mais là où nous trouvons un réel intérêt dans ce métrage, c’est dans son côté réaliste. Car effectivement le film présente peut-être une histoire fort simple avec assez peu de péripéties mais cela renforce ce côté réaliste. Pas de grands élans de courage et de prises de risques folles chez nos victimes, pas de revirements de situation exagérés… Les protagonistes réagissent de façon réalistes et logiques ai-je envie de dire. Une immersion qui se fait donc plus facilement et des émotions qui se font ressentir au fil des minutes passées en la présence de nos deux prisonniers.

Les méchants sont bien méchants, leurs réactions non disproportionnées et certaines séquences tirent leur épingle du jeu en proposant un brin d’originalité et d’inattendu de la part du plus téméraire des deux vilains principalement. Ce dernier, en parfait leader du duo de malfrats qui se distingue par sa cruauté gratuite, n’hésitera pas à appuyer sur la gâchette, à montrer un côté salasse et repoussant/écœurant au possible ou encore à se montrer moqueur/blessant (je te montre par A+B que Dieu n’existe pas sinon il serait en train de te secourir) et machiavélique (je retire mon masque et je t’oblige à regarder mon visage en pointant un flingue sur ton front et ainsi il n’est plus possible pour moi de te laisser en vie sinon tu me dénonceras à la Police).

En résumé, si l’on fait abstraction de deux passages longs et sans grand intérêt qui rallongent le fin de dix bonnes minutes (si ce n’est plus) et si l’on oublie le personnage de Richard, le père de famille quelque peu con-con et sacrément résistant (je n’en dirais pas plus), qui parasite un peu le film, "The Utah cabin murders" se regarde sans déplaisir soyons honnêtes.

Utah cabin murders - the | Cabin 28 | 2019
Utah cabin murders - the | Cabin 28 | 2019
Bande-annonce
Note
3
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David Maurice