Bambi : La vengeance
Bambi : The reckoning
Une famille et des chasseurs sont pris pour cibles par un cerf muté qui cherche à venger la mort de sa mère, tuée par des braconniers. Sanguinaire et féroce, l’animal ne va laisser aucun répit aux malheureux se retrouvant sur son chemin…
L'AVIS:
"Bambi : the reckoning" est le petit nouveau de la franchise intitulée « Twisted Childhood Universe », cette série de films qui mettent en scène les héros Disney de notre enfance et dont font partie notamment les "Winnie the pooh : Blood and honey" et "Le cauchemar de Peter Pan" par exemple.
Comme son titre l’indique, on s’intéresse cette fois-ci à Bambi et le long-métrage s’oriente vers le film d’agressions animales en milieu forestier. Rien de bien transcendant donc mais le simple fait de voir un cerf étriper le casting peut s’avérer bien sympathique et ma fois original.
Malheureusement, nous sommes face à une énorme déception. Malgré une affiche racoleuse et un vilain méchant atypique, nous étions en droit de nous impatienter suite à l’annonce de ce film de la franchise TCU, et finalement c’est un bon gros pétard mouillé. Pire, un vrai navet…
Alors que dire de ce "Bambi : the reckoning" ? Hé bien, c’est con, c’est moche, c’est chiant… mais au moins c’est court ! Le long-métrage de Dan Allen se termine au bout d’1h15 environ et c’est nickel !
Le scénario est d’un minimalisme affligeant et d’un crétinisme désolant. Je m’explique.
Le script ne propose rien d’original : Bambi a vu sa mère mourir sous ses yeux, boit de l’eau dans laquelle des produits chimiques ont été déversés par le vilain humain pollueur et du coup l’animal va muter en bête sanguinaire et surpuissante, prête à botter le cul de tous les humains qui se trouvent en travers de son chemin. Voilà, j’ai tout dit (à une chose près mais je ne vais pas spoiler, déjà que la fin est risible au possible alors n’allons pas dévoiler les vraies motivations de notre cerf et laissons la fabuleuse surprise au spectateur désireux de voir ce film). Bon, les TCU n’ont pas pour ambition de nous en mettre plein les yeux avec les scénarios je l’entends bien (quoique le film sur Peter Pan était plutôt bien écrit…) mais prendre le temps de soigner un peu plus l’histoire n’aurait pas fait de mal : nous avons droit à un jeu du chat et de la souris (je me cache, je m’enfuis, je me cache, je m’enfuis…) et les rares incursions scénaristiques semblant vouloir étoffer un peu le script sont vouées rapidement à l’échec (la critique écolo ne décolle jamais, le drame familial vire au risible ou au désintérêt total, au choix selon si l’on s’intéresse à la grand-mère timbrée ou à la relation mère-fils).
Et ce ne sont pas les personnages de "Bambi : the reckoning" qui vont faire passer une quelconque pilule… Ces derniers ne volent pas bien haut (les chasseurs qui jouent les vilains méchants, le neveu insupportable, la grand-mère qui tape sur le système et dont on ne comprend toujours pas comment elle connait l’existence de Bambi, à moins qu’il ne s’agisse d’une sorcière comme mentionné dans l’introduction…) à notre grand regret une fois de plus. Entre dialogues souvent inintéressants et réactions parfois ridicules, rien n’est fait pour mettre les acteurs et actrices en valeur dans ce film.
Heureusement, il reste la bête ! Notre fameux cerf vengeur !!!
Ah oui, il y a effectivement le cerf… Cette chose toute en CGI qui se montrent très souvent de piètre qualité mais dont les défauts sont censés être cachés dans la nuit omniprésente. Mais non, on voit bien qu’ils sont dégueulasses, approximatifs quand il s’agit de montrer notre cerf galoper et hideux quand il s’agit de faire des gros plans sur sa gueule…
Plonger le film dans des scènes nocturnes pour faire du cache-misère vis-à-vis des effets spéciaux, cela peut marcher mais ici on ne nous y prendra pas : c’est moche, point.
En ce qui concerne les attaques de notre cervidé, là aussi nous restons sur notre faim bien que notre bête sanguinaire semble faire son maximum pour nous divertir : bien que ratées en grande partie et répétitives, Bambi enfourche avec ses bois, écrase avec ses sabots mais décapite aussi avec sa gueule ! Alors oui esthétiquement ce n’est pas le Nirvana, loin de là, mais ces meurtres ont le mérite d’exister pour passer le temps et nous dirons même que le meurtre du neveu est de loin le meilleur moment du film, drôle et sadique à la fois.
Un bilan bien mince mais voilà…
En définitif, ce "Bambi : the reckoning" m’aura bien ennuyé malgré ses 1h15. Con, moche et chiant (oui je me répète), le film de Dan Allen est loin d’être une réussite et concourt même sans problème pour le trophée du pire film fantastique de 2025 (je m’étais déjà fait chier devant "Good boy" de Ben Leonberg cette année mais là c’est encore bien en-dessous…)
Inutile de vous dire que je vous le déconseille…
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