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Azrael : L’ange de la mort | Azrael | 2024
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Azrael : L’ange de la mort | Azrael | 2024
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Azrael : L’ange de la mort

Azrael

Azraël et son compagnon sont pourchassés par une communauté sectaire vivant au cœur de la forêt afin d’être donnés en sacrifice à des créatures monstrueuses peuplant les vastes étendues arborées. Mais la jeune femme n’a pas dit son dernier mot et compte bien se battre pour assurer sa survie.

Azrael : L’ange de la mort | Azrael | 2024

L'AVIS:

Meilleur crû que l’année précédente, 2025 ne fut pas pour autant encore une grande année dans le milieu du cinéma fantastique. Et pourtant votre rédacteur a vu quelques jolies choses comme notamment "The ugly stepsister", "Evanouis" (alias "Weapons"), "Frankenstein (2025)" ou encore deux véritables bangers que furent "Bring her back" (alias "Susbtitution") et ce fameux "Azrael", véritable coup de cœur me concernant sur cette année 2025.

Découvert lors de la 32ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, au même titre que le très sympathique "In vitro" chroniqué par mes soins aussi dernièrement, "Azrael" est le troisième film d’E.L. Katz, après le fameux "Cheap thrills" et le moins médiatisé et netflixien "Small crimes".
Ecrit par un certain Simon Barrett à qui l’on doit entre autres les scénarios du très bon "You’re next", du sympathique "Blair witch" et du plus anecdotique "Godzilla x Kong : le nouvel empire", tous trois réalisés par son compère Adam Wingard, "Azrael" met également en scène l’une des nouvelles figures féminines des films d’horreur des années 2010-2020, à savoir Samara Weaving ("Wedding nightmare" et sa suite, "The babysitter", "Mayhem", "Scream 6"…)

Vous l’aurez compris, j’ai été totalement conquis par ce petit film américano-estonien que j’ai voulu impérativement revoir sur support laser afin de vous en livrer cette rapide critique qui, je l’espère, vous donnera envie de (re)découvrir cette petite pépite.

Alors "Azrael" c’est quoi ? Hé bien il s’agit là d’un mélange habile de film de monstres, de film de secte sacrificielle et de survival movie avec une petite pincée de Mad Max, le tout en milieu forestier. Cela fait sacrément envie hein ? Et dites-vous bien que je n’exagère en rien mes propos pour qualifier le film d’E.L. Katz !

Mais ce qui fait l’originalité de notre film est aussi le fait qu’il soit (presque) entièrement muet. Une caractéristique assez rare (que l’on a pu voir notamment dans "Sans un bruit" mais aussi dans "Monster" sur Netflix ou encore "Traquée" sur Disney+) qui promet une sympathique expérience sensorielle dans ce monde post-apocalyptique (le film se situe après le « Ravissement », appelé aussi « Enlèvement de l’Eglise »), ce qui sera le cas je vous rassure.

Scénaristiquement parlant, le film d’E.L. Katz demandera un petit peu de réflexion pour bien comprendre l’histoire qui nous est contée, sachant qu’il n’est pas impossible que vous soyez confrontés à plusieurs interprétations de ce que vous aurez vu durant les 1h25 environ que dure "Azrael" (bien que les nombreux indices parsemés par-ci par-là semblent nous diriger vers une unique explication de notre intrigue).

Le rythme effréné que propose "Azrael" est indéniablement l’un de ses atouts majeurs. Le film souhaite ne laisser aucun répit à ses personnages mais également à son public : courses poursuites au beau milieu des arbres d'une vaste forêt menaçante et lugubre à souhait, infiltration et mise à feu et à sang d'un camps de fortune fait de toiles et de taules (qui ne manquera pas de vous rappeler des "Mad Max" et autre "Waterworld" notamment), combats à mains nues ou armées bien rudes, attaques des monstres à de nombreuses reprises...

D’ailleurs, le personnage d’Azraël – joué avec beaucoup de justesse par Samara Weaving - est la pièce maîtresse du film d’E.L. Katz. Véritable guerrière qui ne lâchera rien et rendra coup pour coup tout au long de notre histoire, cette dernière porte le film sur ses épaules sans nul doute, l’interprétation de la belle Samara Weaving étant fort convaincante, d’autant plus quand on sait que son jeu d’actrice ici repose en majeure partie sur le langage corporel, autrement dit la gestuelle, la posture et les expressions faciales. A ce titre, notre actrice australienne nous délivre un grand jeu, faisant passer son personnage d’Azraël par diverses émotions tout au long du film sans jamais baisser sa garde et conserver cette position de battante, notamment contre l’actrice estonienne Katariina Unt avec qui elle échangera pas mal de coups.

Ca détonne à tout va, ça pétarade sec, ça frappe fort : aucun doute que l'on ne sort pas indemnes d' "Azrael" et on en redemande assurément jusqu’à ce très bon final qui vient nous remercier une dernière fois de nous être lancés dans la projection de ce film bien peu médiatisé à ma grande surprise !

Et n’oublions pas que nous sommes face ici à un film fantastico-horrifique. L'horreur est justement très graphique ici (une violence que l'on peut qualifier de frontale avec tout ce qu'il s'en dégage comme brutalité de la part des derniers hommes sur Terre qui pratiquent des rites sacrificiels ou ces monstres qui peuplent la forêt et dévorent celles et ceux qui croisent leurs chemins dans des amas de chairs et des effusions de sang très réalistes) mais elle est également sonore. En effet, le travail effectué sur le son est magistral : bien qu'aucun personnage ne parle (dans ce monde post-apocalyptique, les humains survivent dans le silence le plus complet qu'il soit), "Azrael" va utiliser tous les bruitages possibles pour nous retranscrire l'horreur et la brutalité de nombreux passages. Déchiquetages de peau par les dents aiguisées des monstres qui peuplent la forêt, décapitations, écoulements de sang, impacts des coups de pieds/poings, explosions, détonations d'armes, crépitements de feux... Nous voilà face à un film qui ne fait pas dans la dentelle et nous en met plein les yeux mais aussi plein les oreilles!

Fort bien rythmé, esthétiquement très réussi, proprement interprété et généreux en effets gores et sfx/maquillages en tout genre, le film d'E.L. Katz est une petite réussite que je vous conseille de (re) voir rapidement.

Alors oui, certains reprocheront à "Azrael" un manque d’explications de l’intrigue (et ce fut le cas en interrogeant des festivaliers sur Gérardmer en 2025) mais je vous assure que les divers détails/indices laissés tout au long du récit permettent de comprendre le film, voire de s’en faire une interprétation si certains éléments vous ont échappé.

Azrael : L’ange de la mort | Azrael | 2024
Azrael : L’ange de la mort | Azrael | 2024
Bande-annonce
Note
5
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David Maurice