Couverture française
Casse clown | Casse clown | 2025
Editeur
Date de parution (France)
Pages

202

Couleur ?
Non
Langue

français

Casse clown

Casse clown

Bienvenue chez les Coulrophobes Anonymes !
Vous, là, ne vous cachez pas... Vous avez peur des clowns, n’est-ce pas? Peut-être même les détestez-vous...
Il est temps que la peur change de camp, non ? Temps de casser quelques dents, d’écrabouiller de grands pieds et d’exploser de gros nez rouges.
Mais attention à ne pas vous en prendre au mauvais clown...

L'AVIS :

Bon, moi j'attendais Un conte de neige et de mort tome 2 vu que j'avais adoré le tome 1, qui est un vrai classique et le meilleur livre de Violaine de Charnage à ce jour. Mais voilà, l'écriture de ce tome 2 s'avère un peu trop intense pour l'autrice, qui s'accorde donc une petite pause respiratoire et émotionnelle en nous livrant un nouveau roman de la série Le diable au gore, après "Slasher island" et "Croak creek maniacs". Cette fois, elle s'attaque à la figure du clown et aux personnes coulrophobes, soit celles qui ont une peur bleue de ces drôles de fanfarons maquillés, dans Casse Clown, nouveauté de cette fin d'année 2025 !

L'histoire suit un groupe de coulrophobes qui se sont rencontrés lors de réunion spécialisée, à l'image des réunions des alcooliques anonymes. Lorsqu'un cirque s'installe dans la ville où ils habitent, et que l'un d'eux disparaît dans d'étranges circonstances, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Terminée la peur des clowns ! Le petit groupe décide de prendre le taureau par les cornes et d'en finir une bonne fois pour toute avec cette peur irationnelle, quitte à aller éclater du clown à tour de bras, ou, tout au moins, de filer la pétoche à ceux qui se déduisent en clowns pour terroriser les gens qui n'ont rien demander. Seulement, tout ne va pas se passer comme prévu, surtout quand ils vont s'en prendre au clown qu'il ne fallait pas embêter...

Grand fan de l'autrice, je dois dire que j'ai été un peu moins réceptif à ce Casse Clown, qui m'a tout de même surpris dans le déroulement de son récit. En fait, j'ai trouvé que Violaine a fait preuve d'un peu trop de retenu ici, je m'attendais à bien plus violent et sanguinolent et, surtout, je ne pensais pas que l'histoire allait bifurquer dans le fantastique. Je pensais qu'on allait avoir soit un récit dans lequel des clowns allaient jouer les troubles-fêtes parmi la population et y aller de bons coeurs dans le massacre festif, soit qu'on allait avoir une sorte de vigilante dans lequel un groupe de phobiques des clowns allaient s'en donner à coeur joie en massacrant tout un tas de pauvres types dont c'est le boulot d'être clown. On est ici plus proche de ma seconde intuition mais ça manque d'un peu de percutant et de violence urbaine basique, de descriptions goresques en quelque sorte.

Par contre, niveau originalité, ça fait encore le taf puisque Violaine nous entraîne - et entraîne son groupe de coulrophobes - dans un univers fantasmagorique, coloré, et dans lequel se trouve des clowns atypiques, qui semblent être autre chose que de simples humains grimés en amuseur d'enfants. Une fois entrés à dans cette fête foraine tout droit sortie d'un conte macabre, les événements prennent une tournure qui n'aurait pas déparaillée dans une sorte de Ça alternatif. L'imagination de l'autrice se montre sans limite et on prend bien du plaisir à suivre notre petit groupe au sein de ce lieu cauchemardesque. Le rythme du livre s'accélère, notre intérêt aussi et on passe de l'analyse psychologique de la coulrophobie à un récit plus horrifique et fantastique, qui verse dans un monde à la Freddy 3 si vous voyez ce que je veux dire, ce qui pourra surprendre le lecteur s'attendant à un récit ancré dans la réalité.

Casse Clown reste un récit pas prise de tête, qui n'a pour seule fonction que de nous divertir. Il y réussit un peu moins que ses deux grands frères de la collection Le diable au gore mais la lecture reste plaisante, le style agréable et ça remplit tout de même sa fonction première.

https://violainedecharnage.fr/casse-clown/

Note
3
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Stéphane Erbisti