AMERICAN HORROR STORIES (SAISON 1)

AMERICAN HORROR STORIES (SEASON 1)

AMERICAN HORROR STORIES (SAISON 1) | AMERICAN HORROR STORIES (SEASON 1) | 2021

C’est officiel, American Horror Stories, la nouvelle série de Ryan Murphy, est disponible sur Disney+ depuis septembre 2021. Diffusé depuis juillet sur Hulu aux Etats-Unis, le spin-off de American Horror Story est constitué d'épisodes indépendants ayant pour thème un univers horrifique qui rend hommage à des parties de la série originale, mais qui fait aussi référence à de nombreux faits divers comme certaines légendes urbaines et autres histoires paranormales…

L'AVIS :

Cette série conçue comme un dérivé de "American Horror Story" en attendant la saison 10, a été créée par les mêmes auteurs et reprend certains de ses personnages fétiches. À la tête de cette nouvelle création, on retrouve ainsi Ryan Murphy et Brad Falchuk, déjà producteurs de la série séminale, aidés notamment par Manny Coto (scénariste pour la série "Dexter") ou encore Ali Adler (créatrice de la série "Supergirl"). Côté casting, on reprendra alors Dylan Mcdermot, Cody Fern, Naomi Grossman, John Carrol Lynch (vu aussi dans "Channel zero (saison 2) "), Matt Bomer ou encore Billie Lourd (aperçue dans "Scream queens" et fille de feue Carrie Fisher à la ville !). De nouveaux acteurs ont également rejoint la franchise comme : Paris Jackson (dont le père n’est autre que le regretté et non moins célèbre Michael !!!), Madison Bailey, Tiffany Dupont, Sierra McCormick ou encore Virginia Gardner.

On verra de fait la majorité de ces derniers dans sept épisodes et dans les deux premiers, nous serons même de retour dans la maison hantée découverte dans la saison 1 de "American Horror Story", la fameuse « Murder house ». Ainsi, dans les deux parties de « La femme en latex » (« Rubber (wo)man »), Scarlett, une jeune fille et ses deux pères Troy et Michael y ont emménagé et les fantômes vivant d’ores et déjà dans la maison les accueilleront avec plus ou moins de bienveillance et avec une belle tenue en latex ! Malheureusement pour nous, hormis la ravissante Kaia Gerber, fille de Cindy Crawford à la ville, ce n’est pas très palpitant et il n’y a pas grand-chose à se mettre sous les yeux tant c’est répétitif et déjà-vu ! Heureusement, les épisodes intermédiaires seront bien plus intéressants !

A commencer par « Le drive-in » (« Drive in »), dans lequel un film maudit diffusé dans un drive in fait perdre la tête à ceux qui le visionnent. C’est certes assez prévisible, mais ce segment réalisé par Eduardo Sanchez ("Le projet Blair Witch", "Lovely Molly") est relativement bien troussé, court donc bien rythmé et surtout, il y a un caméo très sympa de l’ex de John Carpenter, la scream queen Adrienne Barbeau ("New York 1997", "Fog", "Le couvent"), alors ne boudons pas notre plaisir !

Dans « La liste des vilains » (« The naughty list »), quatre jeunes hommes avides de likes sur les réseaux sociaux filment tout et n’importe quoi afin d’avoir le plus de followers possible et donc de pouvoir être sponsorisés par de grandes enseignes, jusqu’au jour où ils font la vidéo de mauvais goût de trop et surtout, vont rencontrer un Père Noël bien antipathique ! Critiquant la société actuelle dans laquelle vous pouvez être une star ou un paria en quelques clics, cet épisode est d’autant plus savoureux que le sort réservé à ses protagonistes est voulu par les scénaristes mais surtout par les spectateurs ! Ce qui sera encore plus jouissif, c’est que ce sera Danny Trejo ("Machete", "3 from hell") qui se chargera, comme le Père Noël de "Père Noël origines", de leur destin peu enviable mais plus qu’attendu !

On continue avec l’épisode 5, intitulé « Ba’al » avec un couple désirant avoir un enfant coûte que coûte. Ce segment avec sa trame bien connue depuis la sortie du chef d’œuvre de Roman Polanski "Rosemary’s baby", réussit tout de même à nous surprendre par sa toute fin assez imprévisible et surtout par l’interprétation sans faille de la magnifique Billie Lourd confrontée ici à un démon de la fertilité.

Suivra « Sauvageons » (« Feral ») dans lequel Jay et Addy, un couple de parents désormais séparés recherche leur fils Jacob enlevé dans un parc national américain dix ans plus tôt, par une sorte de horde sauvage au cours d’un camping familial qui a bien mal tourné. Ce sous "La colline a des yeux" ne sera pas un incontournable, mais est tout de même d’honnête facture avec son ambiance assez glauque. On aura également plaisir à retrouver Cody Fern, le formidable antéchrist de la saison 8 de "American Horror Story", tout aussi bon ici en garde forestier revanchard !

On terminera cette saison par « Game Over » dans lequel une mère divorcée essaie d’élaborer un jeu vidéo (« Escape from the murder house ») à propos justement de la série "American Horror Story" et qui aura bien du mal à trouver grâce aux yeux de son fils jugeant qu’elle y perd trop de temps. Cet épisode est sans grand intérêt car il reprend les deux premiers de la saison avec les mêmes protagonistes. Alors même si un semblant de conclusion est apporté et que l’on éprouvera beaucoup de plaisir à voir d’anciens personnages qui ont fait tout le sel de la série, on ne sera pas emballé plus que cela devant ce qu’on appelle habituellement du « recyclage » pur et simple !

Pas très incroyable côté scénario car très inégale, cette première saison souffre d’une petite impression de superficialité et d’un fort sentiment de déjà-vu car on reprend les mêmes et on recommence ! Alors tant qu’à faire, on se doit de bien le faire, non !? Et pour ça, il aurait peut-être fallu y voir Evan Peters, l’acteur phare de la série séminale !? Mais bon, ça se laisse bien suivre malgré tout quand on n’est pas trop regardant et il faut reconnaître que le générique est toujours aussi flippant et surtout, qu’il change à chaque épisode parce qu’il s’adapte à l’univers de chacun !

AMERICAN HORROR STORIES (SAISON 1) | AMERICAN HORROR STORIES (SEASON 1) | 2021
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Note
3
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Vincent Duménil