Affiche française
Deadbeat at dawn | Deadbeat at dawn | 1988
Affiche originale
Deadbeat at dawn | Deadbeat at dawn | 1988
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oui

Deadbeat at dawn

Deadbeat at dawn

Goose est le leader du gang des Ravens et avec sa bande, il a souvent maille à partir avec Danny, le leader des Spiders. Pour faire plaisir à sa fiancée Christy, Goose accepte de tout plaquer et de se ranger de ce monde de violence. Alors qu'il va régler une dernière vente de drogue, deux membres des Spiders font irruption chez Christy croyant y trouver Goose et massacre cette dernière. Fou de douleur, Goose s'enfuit chez son père tout en ruminant sa vengeance...

Deadbeat at dawn | Deadbeat at dawn | 1988

L'AVIS :

Alors qu'il étudie le cinéma à la Wright State University, Jim Van Bebber doit faire un prêt pour payer sa seconde année. Mais il préfère tout investir dans une société de production indépendante, qu'il crée avec des amis, et ce, afin de réaliser son premier film, "Deadbeat at Dawn", qu'il mettra quatre ans à faire et qui sortira en 1988. Il est alors âgé de 24 ans. Réalisé avec les moyens du bord, le générique du film montre que Bebber s'est investi à 110% dans ce projet puisqu'il est quasiment à tous les postes : réalisateur, scénariste, acteur (il joue Goose, le héros du film), monteur, maquillage et chorégraphe des cascades et bagarres ! Avec le temps, Deadbeat at Dawn a acquis un statut d'oeuvre culte et une certaine reconnaissance, avec des sorties sur support numérique de qualité, notamment chez Arrow Vidéo qui a produit une édition collector Blu-Ray avec moult bonus.

Bien sûr, le film jongle avec l'amateurisme primaire, n'ayant aucun acteurs connus au casting. Tout relève de la débrouillardise et du système-D mais le résultat vaut réellement le coup d'oeil. Ultra- violent, "Deadbeat at Dawn" est un film de gangs, de ceux qu'on a pas envie de croiser dans la rue, de jour comme de nuit. Les Ravens contre les Spiders ! Un univers de violence, de drogue, de vol, qui rythme les journées de Goose, le leader des Ravens. Ce qui n'est plus du goût de sa fiancée, Christy (Megan Murphy), qui aimerait bien échapper à tout ça et vivre une vie normale. Par amour, Goose accepte de tout lâcher. Mais la rivalité qui existe entre lui et Danny (Paul Harper), le leader des Spiders, va tout compliquer. Voulant se venger d'une bagarre qui n'a pas été en sa faveur, Danny envoie deux membres de son gang s'en prendre à Goose dans son appartement. Pas de bol, Goose est absent et c'est la pauvre Christy qui morfle, et de façon assez méchante, massacrée à coup de club de golf entre autres. La vie s'effondre pour Goose, qui trouve refuge pour un temps chez son père, un illuminé, ex-soldat qui souffre du traumatisme d'après-guerre. Ce n'est pas clairement dit mais c'est ce qu'on comprend.

Totalement sous l'emprise de la drogue, mentalement dérangé, le père de Goose n'a rien d'un soutien, bien au contraire. On a parfois l'impression d'être dans le film Combat Shock, dans Taxi Driver ou dans Les Guerriers de la Nuit en version plus cheap et trash. L'ambiance est d'une noirceur sans nom, aucune zone de lumière ne semble pourvoir l'illuminer, aucune note d'espoir ne semble pouvoir se produire. Véritable marginal, Goose s'entraîne au karaté (Bebber était-il un fan de Bruce Lee ou des films de ninjas ? Possible) et tente de remonter la pente. C'est un membre des Ravens, qui est devenu le nouveau leader du gang, qui va le réintégrer dans la bande. Surprise, les Ravens se sont alliés aux Spiders, pour préparer un gros coup, le braquage d'un fourgon bancaire. Une alliance qui n'est pas du goût de Goose, qui ne cherche qu'à venger la mort de Christy. Malgré les tensions, le braquage a bien lieu (avec une séquence de descente en rappel exécutée par Bebber lui-même, avec les moyens du bord encore une fois ! Sacré tournage !) mais se solde par une trahison des Spiders.

Le final verra donc Goose au prise avec Danny et ses hommes, dans une atmosphère proche d'un film post-nuke ! Les bagarres s'enchaînent et le gore est aux abonnés présents, avec des tas de giclées sanglantes, des impacts de balles sanguinolentes, des traumas crâniens provoqués par des coups de nunchakus, des coupures à coup de couteau et j'en passe. Le sordide et le glauque, notions omniprésentes depuis le début, se feront encore plus présentes, tout comme la violence qui atteint son paroxysme avec une tête décapitée par une roue de voiture ou une carotide arrachée à main nue ! Les effets-spéciaux de Bebber tiennent la route et se montrent efficaces. Franchement, ce low-budget indépendant, voire underground, fait preuve d'une belle inventivité, d'une belle énergie et d'une envie d'en découdre avec des films plus importants qui fait plaisir à voir. Un vrai classique du cinéma d'exploitation, dans la pure tradition du genre. Un film qui ne respire jamais la joie de vivre, qui est crade, rugueux, d'une violence brut de décoffrage, et qui rappelle le malsain "Maniac" de William Lustig ou le "Game of Survival" de Roberta Findlay également au niveau de l'ambiance. Par la suite, Jim Van Bebber poursuivra dans cette veine, avec le court-métrage "My Sweet Satan" (1994) et surtout le film "The Manson Family" (1997).

Deadbeat at dawn | Deadbeat at dawn | 1988
Deadbeat at dawn | Deadbeat at dawn | 1988
Deadbeat at dawn | Deadbeat at dawn | 1988

* Disponible en BR chez -> ARROW VIDEO - Brand new 2K restoration from original film elements by Arrow Films, supervised and approved by writer-director Jim VanBebber
- High Definition Blu-ray (1080p) presentation
- Original uncompressed PCM mono audio
- Optional English subtitles for the deaf and hard of hearing
- Brand new free-wheeling audio commentary with Jim VanBebber (’Goose’, The Ravens’ Gang Leader), actor Paul Harper (’Danny Carmodi’, The Spyders’ Gang Leader) and guest Cody Lee Hardin, moderated by filmmaker Victor Bonacore (Diary of a Deadbeat: The Story of Jim VanBebber)
- Jim VanBebber, Deadbeat Forever! – a brand new retrospective documentary on VanBebber and the Deadbeat legacy by Filmmaker Victor Bonacore, featuring first-time interviews, super-rare footage, VanBebber’s college films and much, much more!
- Archival 1986 behind-the-scenes documentary – Nate Pennington’s VHS documentary on a failed Deadbeat shoot
- Outtakes, newly transferred in HD
- Four newly-restored VanBebber short films – Into the Black (1983, 34 mins), My Sweet Satan (1993, 19 mins), Roadkill: The Last Days of John Martin (1994, 14 mins) and Gator Green (2013, 16 mins)
- Jim VanBebber Music Video Collection, featuring never-before-seen Director’s Cuts
- Chunkblower – promotional trailer for an unfinished Gary Blair Smith-produced gore-soaked feature film
- Extensive Image Gallery – Never-Before-Seen Stills!
- Reversible sleeve featuring newly commissioned artwork by Peter Strain
https://www.arrowfilms.com/blu-ray/deadbeat-at-dawn/11836817.html

Bande-annonce
Note
4
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Stéphane Erbisti