Le cinéma indépendant en France, ça existe ! Si, si. Pas mal d'amateurs se lancent dans le court-métrage de genre, et on a souvent de bien bonnes surprises dans ce domaine.
Thierry Paya a débuté très tôt dans la réalisation de court-métrage de genre (en 1987 pour être précis), son dernier en date étant "Jogging", d'après une idée d'un certain Colin Vettier. Les lecteurs de ce site connaissent bien Colin puisqu'il est l'un des rédacteurs leur proposant de nombreuses chroniques de films indépendants, dont une grande majorité venant de chez Troma Films.
La rencontre Thierry/Colin ne pouvait s'arrêter là et les deux complices travaillent actuellement sur un long-métrage intitulé "OUVERT 24/7". Un film à sketches qui bénéficiera des effets spéciaux de David Scherer ou de la présence de l'actrice Maud Galet-Lalande.
Horreur.com a voulu en savoir un peu plus sur ce projet et vous invite donc à papoter avec Thierry et Colin...

Bonjour à tous les deux. Pouvez-vous nous dire comment vous vous êtes connu ?
[Thierry PAYA]
Eh bien sur Horreur.com !!! Je suis tombé par pur hasard sur une nouvelle de Colin, "Lésion". Je lui ai donc écrit, et nous avons sympathisé !

Thierry, depuis quand t'es-tu essayé à la réalisation et de quoi parlaient tes premières oeuvres ?
[Thierry PAYA]
Je tourne des films depuis 1987 environ, des choses très différentes. "Le Témoin", par exemple, racontait l'histoire d'un tueur schizophrène. "Niveau B" développait l’idée d'une société basée sur la réussite au prix de sa mort. Je me suis même essayé à une adaptation de Stephen KING à l'époque… Mais promis, je ne vous montrerai jamais ça ! C'était très maladroit, au point de pratiquement revendiquer l’étiquette de Ed WOOD français ! J'ai aussi tourné d'autres films moins ancrés dans le "genre", des fictions plus "classiques" mais je n'étais pas vraiment à l'aise et avais du mal a exprimer ce que j'avais en tête. Par contre j'ai beaucoup appris techniquement... A cette époque.

Votre première collaboration s'est déroulé avec "Jogging", dont Colin est le scénariste et Thierry le réalisateur. Vous pouvez nous décrire la genèse de ce court-métrage ?
[Thierry PAYA]
Bien sur ! Colin et moi avions décidé de collaborer et de faire un court-métrage. Il m'a envoyé des dizaines d'idées, et mon choix s'est arrêté sur cette histoire qui parlait à ce moment là d'un homme nu qui courait dans la rue. Je l'ai adapte, transposé l'intrigue dans une petite cité pavillonnaire, avec une jeune femme qui court, et le titre s'est imposé de lui même: "Jogging".
[Colin VETTIER]
Effectivement, si je suis à l'origine de l'idée du court-métrage, le scénario a été développé par Thierry. A l'époque, nous ne nous étions jamais rencontrés. L’on discutait alors de transformer une de mes nouvelles en scénario. Mais c'était trop cher, trop ambitieux. Le projet fut mis de côté, puis Thierry revient vers moi et me demande d'écrire le plus de pitchs possibles en une journée. J'ai dû en pondre une bonne vingtaine. Sur ces vingt, je savais que les trois-quarts n'étaient pas viables. Au final, il a choisi le pitch qui plus tard deviendra "Jogging". A l'origine, il s'agissait d'un homme nu courant dans la ville... Il y a donc eu quelques adaptations nécessaires. Comme d'habitude, j'ai tendance à charger la mule pour pouvoir revoir mes ambitions et prétentions à la baisse, tout en gardant un niveau de connerie raisonnable. C'est la technique dite "Lloyd KAUFMAN".

Etes-vous satisfaits tous les deux de "Jogging" ? Ca correspond à l'idée que vous en aviez avant de le mettre en images ?
[Thierry PAYA]
Mmmh.... Bonne question, vu que j'ai "adapté" une idée de Colin, et non-pas un scénario. C'est difficile de répondre. Je suis très satisfait du format "court" de "Jogging" et de sa "chute". Mais je préfère laisser le soin à Colin de répondre plus en détail...
[Colin VETTIER]
L'idée originale est parfaitement respectée, et j'ai été très ému de le voir pour la première fois. J'écris une idée, et toute une équipe à l'autre bout de la France, se défonce pour lui donner vie à l'écran. Et ça, c'est plus que touchant. Ce n'est pas pour rien si nous avons continué à "travailler" ensemble. Tout d'abord, c'est un plaisir que d’œuvrer avec l'équipe de Singapour 1939 Productions. Et je ne parle pas que de Thierry ! Je pense aussi à Martial, Shirley, Guillaume, Julie, Katch, Pascal, Norbert... J'en oublie. Et puis, Thierry et moi partageons un goût immodéré pour le cinéma de genre, et l'humour déjanté. A partir de là, il était impensable que nous nous arrêtions à "Jogging". C’était presque une obligation morale envers notre passion. Pour clôturer cette question, et mon avis n'engage que moi, nous vivons dans un monde tellement merdique, qu'il faut savoir aussi se jeter à corps perdus dans des projets épanouissants et jouissifs. Dans le cadre du cinéma, cela permet de plus de conjuguer les talents, aussi divers soient-ils, et de prendre son pied à plusieurs. Finalement c'est un peu comme une partouze, sauf qu'au lieu de mettre son corps à nu, c'est son âme que l'on défroque.

Je sais que vous êtes tous les deux des amoureux du cinéma des années quatre-vingts. Qu'est-ce qui vous plait tant dans ce cinéma et quels sont vos réalisateurs et films fétiches de cette décennie ?
[Thierry PAYA]
Bien sur je suis fan ! Mais c'est mon époque… Je dirais que le milieu des Seventies et la fin des Eighties, nous avons vécu la grande époque. Le cinéma de genre était alors à son apogée. La preuve, tout le monde est en train de le "remaker" en ce moment. Ce n'était pas "tape à l’œil", c'était ultra-fun ! Dans la même semaine, on pouvait voir "
Poltergeist" et "The Thing ". Ou pour remonter plus loin dans le temps, "Jaws" et "L’Exorciste": de purs chef-d’œuvres ! Et puis la grande époque des video-clubs, malheureusement disparus entre-temps, pourvoyeur de tant de découvertes ! Sinon, voici quelques-uns de mes réalisateurs fétiches: William FRIEDKIN, Steven SPIELBERG, Joe DANTE, John CARPENTER, Sam RAIMI, John LANDIS, George ROMERO, Tobe HOOPER, Alfred HITCHCOCK, Brian De PALMA, Dario ARGENTO, Michele SOAVI, Lucio FULCI, etc.
[Colin VETTIER]
Je rejoins totalement Thierry de ce côté là. Dans les années soixante-dix et quatre-vingts, le cinéma ne souffrait pas du syndrome MTV. Il était encore possible d'aller voir un film sans choper une crise d'épilepsie. J'exagère, mais effectivement, le cinéma de ces années là avait un charme énorme qui ne se résumait pas à un budget colossal. John CARPENTER, par exemple... J'ai dû voir au moins quinze fois "
Prince Des Ténèbres"... Voilà un film diablement efficace, qui ne repose pas uniquement sur une surenchère d'effets spéciaux. C'est pour cette raison que je reste très amateur de cinéma indépendant américain. Troma est un véritable sacerdoce: ils sont capables de faire, quasi systématiquement, tout ce que la morale poisseuse du politiquement correct réprouve au cinéma. Il y a un côté sale gosse dans ce cinéma, et ça me touche énormément.

Pour rebondir sur ma question précédente, est-ce justement en hommage à cette décennie que vous avez choisi de réaliser un film à sketches pour votre nouveau projet, "
Ouvert 24/7" ?
[Thierry PAYA]
On peut parler d’hommage….D’une certaine manière. Mais jamais de copie ! Le seul hommage appuyé et celui que j’ai fait avec David SCHERER à la scène d’arrachage de visage signée Craig REARDON, incluse dans "
Poltergeist" de Tobe HOOPER.
[Colin VETTIER]
Pas du tout, "
Ouvert 24/7" est un hommage à Claude LELOUCH et Uwe BOLL. Avant d'écrire le scénario, nous nous sommes dit que ce qui manquait au cinéma d'horreur, c'était une catégorie "Z intello". Et puis, nous voulions faire la couverture de Télérama, alors il nous a fallu piocher dans un registre plus philosophico-auteurisant. Pour cela, on a fait venir un chef-opérateur moldave et un premier assistant malgache. Il ne faut pas oublier que le sous-titre de "
Ouvert 24/7" est "Le film d'(h)auteur qui atteint des sommets". Il a été intégralement tourné sur les monts enneigés de la vallée de la Fensch. Le premier assistant malgache est devenu fou en arrivant: il n'avait jamais vu la neige de sa vie, il a faillit nous claquer dans les pattes. Du coup, nous avons été obligés de tout recommencer à zéro… Qui dit film à sketchs, dit forcément "
Creepshow" ou "Darkside". Dans la mesure où le format est le même, certains y verront un hommage, d'autre de la nostalgie. Pour autant, il ne faut pas oublier que nous insufflons un certain vécu dans ce long-métrage, et que par là même, il aura une identité propre. Pour vous donner un ordre d'idée, la phrase d'accroche du dernier segment le situe entre "
Massacre A La Tronçonneuse" et "Bienvenue Chez Les Ch'tis".

Le film à sketchs à été pas mal présent fin des années soixante-dix avec les films de la Amicus, puis a été célébré grâce au "
Creepshow" de George Romero dans les années quatre-vingts. D'autres ont vu le jour, comme "darkside - Les Contes De La Nuit Noire", "Cat's Eye" ou plus récemment avec l'excellent "
Terror Tract". Quel sont selon vous les avantages et les inconvénients d'un film à sketches par rapport à un long-métrage classique, que ce soit au niveau réalisation, budget ou autre ?
[Thierry PAYA]
Les avantages du film à sketchs, c'est qu'il permet de placer beaucoup de styles différents par rapport au long-métrage. L’on peut ainsi passer d'une ambiance à une autre sans l'inconvénient de donner l'impression de grand fourre-tout indigeste. Cela m'a donc permis de m'exprimer sur plusieurs tableaux et d'assouvir ma soif de genre. Les inconvénients ? Les dizaines de lieux et décors en studio différents. Petit clin-d’œil au passage à notre adorable chef décoratrice, Shirley SWIATOKA, qui a su se dépasser pour nous donner le meilleur d’elle-même ! Autres points délicats, les acteurs très nombreux et le fait de tourner des scènes d'un sketch le matin et d'un autre l'après-midi par exemple... Mais ça ne me pose pas trop de problèmes. Je me suis jamais retrouvé sur le plateau à me demander: "Je suis dans quel film, là ???" Concernant le budget, je n'ai pas grand-chose à dire, si ce n’est que de ne pas en avoir peut être un énorme inconvénient !!!
[Colin VETTIER]
L'avantage, c'est que tu peux aller pisser entre deux segments ! Ou aller boire une bière, voire éventuellement honorer ta compagne… Ça c'est pour l'aspect pratique. En fait, en premier lieu, il nous fallait un film facile à écrire à distance. Même si nous nous sommes beaucoup vus pendant l'écriture, il était plus simple d'écrire trois histoires courtes plutôt qu'une longue. Et puis, nous avions tellement d'idées différentes, qu'au lieu de se frustrer à tout éliminer, ou de se casser la gueule en tout mélangeant, nous avons décidé de faire non pas un mais trois films.

Pouvez-vous nous parler un peu plus de "
Ouvert 24/7" ? Colin, d'où te sont venues les idées qui compose ton scénario ? Thierry, qu'est-ce qui t'a plu dans le scénario de Colin ?
[Thierry PAYA]
Colin, c'est un scénariste qui se met en quatre pour le réalisateur. Il est disponible, jusqu'à me proposer des changements de dernière minute que je lui demande la veille par SMS, voire en direct sur le plateau !!! Ce qui m'a plus dans le scénario de Colin, c'est le côté déjanté et sans concession de l'histoire !
[Colin VETTIER]
J'en rougis ! Effectivement, j'essaie d'être présent même après l'écriture du scénario. C'est un peu le service après-vente. Sur un film sans budget, il y a forcément des obstacles qui se mettent en travers de notre chemin à la dernière minute: un acteur qui ne vient pas, une pluie torrentielle... Alors, il faut adapter le scénario au dernier moment. C'est ce que j'ai essayé de faire. De plus j'aime penser que la réalisation et le scénario sont deux éléments inséparables. Le scénario s'écrit avec le réalisateur, et le film se tourne avec le scénariste. C'est d'autant plus vrai pour les petits budgets. Ce sont deux postes complémentaires, mais qui ne peuvent pas être tenus par la même personne.

Pourquoi ce titre ? Y'aura t'il comme dans la majorité des films à sketches un personnage ou un lieu qui fera le lien entre les différentes histoires ?
[Thierry PAYA]
"
Ouvert 24/7" fait référence au bar routier dans lequel se déroule le fil conducteur, un bar à choucroute, avec des personnages qui se racontent des histoires bizarres. Donc oui, il y aura un lien avec les trois sketchs. J’ai voulu ce lien simple et compréhensible, pour ne pas alourdir le film et perdre les spectateurs.

Vous en êtes où actuellement, dans les avancées de ce projet ?
[Thierry PAYA]
A l'heure ou je vous parle, le troisième segment est presque fini, et nous allons attaquer le fil conducteur. Eh oui, c'est comme si on tournait quatre films, en fait ! Le tournage devrait se finir en juin, et le premier segment est d’ores et déjà monté. La musique est au stade de l’écriture, confiée aux bons soins de mon fidèle compositeur Martial VIDIGH, un fidèle de la première heure qui n’a jamais raté aucun de mes films. La seule chose qui change, c'est la participation d'une chanteuse américaine, Michelle YOUNG, qui est venue spécialement du Tennessee pour interpréter la chanson du film. Et j'en suis très fier !
[Colin VETTIER]
C'était un grand moment de rock n' roll, quand Michelle est venue ! J'étais sur place pour faire la traduction simultanée, et à plusieurs reprises, j'ai cru que mon crâne allait exploser. Mais c'était une superbe moment de partage, rempli d'émotions en tout genre. Vous pouvez lire l’article que j’ai écrit juste après à l’adresse
http://www.panikattak.fr/2009/02/23/on-a-tous-en-nous-quelque-chose-de-tennessee-partouane/. C'est vraiment un projet qui transcende son propre média, puisqu'en plus de la partie musicale, il y a aussi Virginie BATHORY qui fait des peintures inspirées des thèmes abordés par le long-métrage. Sans compter tout les bricoleurs de talents qui suent sang et eau pour le film, et qui ont été jusqu'à construire une petite grue...

Comment se sont déroulés les castings ? Je vois que vous avez Maud GALET-LALANDE ("
Les Dents De La Nuit") parmi vos actrices. Comment s'est passée la rencontre ?
[Thierry PAYA]
Par l'intermédiaire d'une amie, tout simplement. Elle lui a donné mon numéro de téléphone, et le reste a suivi. La suite du casting résulte souvent de rencontres, et d’auditions passées suite à des petites annonces. J'ai également fait des castings par Internet, où j'ai demandé à des actrices éloignées, géographiquement parlant, de m'envoyer leur bout d’essai en DVD...
[Colin VETTIER]
Houlà ! Maud ne va pas être contente d'être cataloguée avec "
Les Dents De La Nuit" ! C'est une actrice formi-formi-formidable, qui dépote aussi au théâtre. Je l'ai déjà dit, mais tout le monde est remarquable sur ce film, c'est un peu le pré-requis pour bosser sur un projet associatif et sans le sou.

Le film sera-t'il gore ? Avec David SCHERER aux FX, on pourrait le penser...D'ailleurs, pourquoi David ?
Tom SAVINI n'était pas disponible ? (Rires)
[Thierry PAYA]
Oui, bien sûr ! Le film aura sa dose de gore, mais juste là où il faut... Et aussi parfois là où il ne faut pas, mais la c'est la surprise… David ? Eh bien, c'est
Tom SAVINI qui me l'a conseillé ! (Rires)

Quand pourra-t'on voir "
Ouvert 24/7" ? Vous pensez le présenter dans des festivals ?
[Thierry PAYA]
Le film devrait être prêt pour la rentrée... Peut-être. En ce qui concerne les festivals, j'espère bien que oui ! Je pense surtout à Gérardmer, éloigné d’une deux-centaines de kilomètres à peine de nos studios… Et qui est avant tout la référence du genre ! De plus, le film aura l'avantage de pouvoir être vu en trois segments séparés, comme autant de courts-métrages..

Que pensez-vous de ce revival du cinéma d'horreur en France ? On a connu une looonnggguuueee période de vaches maigres et puis ont débarqué "
Haute Tension", "
Maléfique", "A L’Intérieur", "Frontières", "
Martyrs", "
Mutants"... Quel regard portez-vous sur ces productions françaises ?
[Thierry PAYA]
Eh bien, j'en suis heureux ! De plus, ces films ont pour certains bénéficié d'une production soignée. Cela prouve que des producteurs sont prêts à mettre la main au porte-monnaie... Mais si l’on me demande lesquels je préfère ou lesquels je n'aime pas... Joker !!!
[Colin VETTIER]
C'est pas la fête non plus ! Le cinéma d’horreur reste le parent pauvre dans notre beau pays. Les fonds sont insuffisants, et le cinéma de genre n'intéresse personne en France, au niveau production. Ce n'est pas pour rien si tout les réalisateurs de genre quittent l’Hexagone un par un. Les autres mangent de la vache enragée… En ce moment, ce serait même du porc grippé !

Qu'est-ce que Singapour 1939 Productions ? Pourquoi ce nom ?
[Thierry PAYA]
Singapour 1939 Productions est une association cinématographique avec pleins de gens super-sympa et super-motivés, avec un super-président en la personne de Guillaume COLSON qui est aussi super-premier assistant-réalisateur sur le film. Le nom vient tout simplement du titre d'un film complètement débile… Et surtout, inachevé !

Après "
Ouvert 24/7", vous avez déjà un nouveau projet commun ou vous allez un peu vous séparer ?
[Thierry PAYA]
J'ai un nouveau projet en tête mais rien de définitif pour le moment. Pour ma part, je n'ai pas l'intention de me séparer de Colin, qui est devenu un ami.
[Colin VETTIER]
Je travaille en parallèle avec Pierre Louis LEVACHER et Fabien DUBOIS, sur des projets très différents les uns des autres. J'aime beaucoup varier les plaisirs. Mais effectivement, Thierry ne se débarrassera pas de moi comme ça ! Nous avons trop de choses en commun et à partager, et il est donc inévitable que nous fassions encore plein de choses ensemble. Et puis, il a encore quelques-uns de mes scénarii dans un de ses placards…

Colin, tu travailles aussi sur le site Horreur.com, qui est co-producteur de "
Ouvert 24/7". Comment trouves-tu le temps de combiner toutes tes passions, rédiger des chroniques, des scénarii, ou encore participer à des tournages ?
[Colin VETTIER]
C'est un peu compliqué… Non, en fait, c'est très compliqué ! Je suis un hyperactif nonchalant. Un peu comme Sid, l'opossum de "L’Age De Glace". Si je n'ai pas mille projets sur le feu, j'ai l'impression de rien glander. Donc, je dors peu, et j'écris beaucoup. Mais c'est toujours un plaisir de travailler avec des gens passionnés. Cependant, je me rappelle une phrase de je-ne-sais-plus-qui, qui disait: "Ce que j'aime, ce n'est pas écrire, c'est avoir écrit. ". C'est assez vrai. Cela peut-être douloureux de faire sortir quelque chose, de transformer l'intangible en tangible. D'autant que tout cela ne vous nourrit pas ! Donc, il faut en plus que je trouve le temps de gagner quelque argent... C'est vraiment les Douze Travaux d’Hercule ! Résultat, j'ai souvent l'air de débarquer d'une autre planète…

Que peut-on vous souhaiter pour l'avenir ?
[Thierry PAYA]
Ben, de l'avenir...
[Colin VETTIER]
De la reconnaissance, aussi, peut-être. Mais surtout, que nous puissions continuer à faire ce qui nous plaît.

Le mot de la fin ?
[Colin VETTIER]
Je laisse le mot de la fin à Thierry, sinon je sens que je vais dire une connerie…
[Thierry PAYA]
Merci à toute l'équipe d'Horreur.com de nous soutenir ! Je vous lis tous les jours !
Interview réalisé par Stéphane Erbisti
Merci aux deux compères bien sympathiques !