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PUTTERS Jean Pierre

PAYA Thierry

HALEXANDER Jann

PEDUZZI Ed

SULLIVAN,Tim







PUTTERS Jean Pierre

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PUTTERS Jean Pierre

JPP.

Ces trois lettres, qui pourraient signifier "Jean-Pierre Papin" (purée, j'aimerai bien savoir combien de fois on lui a faite celle là... j'ai honte...), ont marqué la mémoire de tous fans de cinéma fantastique. Parce qu'il ne s'agit bien sûr pas du footballeur mais du créateur, du fondateur de l'excellent fanzine puis magazine culte MAD MOVIES.

Débutant en juin 1972, Jean-Pierre Putters livrait le premier numéro de ce qui allait devenir en France le magazine référence avec L'Ecran Fantastique pour qui voulait assouvir sa connaissance en matière de cinéma de genre.

Juin 1972 - Septembre 2007 : 200 numéros de Mad Movies ont déjà vu le jour. 200 numéros où l'on retrouve JPP, même si celui-ci a quitté depuis longtemps la revue pour cause d'incompatibilité avec les films récents qui ne répondent plus à ses critères d'appréciations. Ce qui ne l'empêche donc pas d'être présent dans tous les numéros puisque nous livrant chaque mois une bible du ciné de genre avec sa fabuleuse et lllooonnnngggguuuueeee rubrique "Fantastic Guide" !

Déjà interviewé par Mad Movies à l'occasion du numéro 200, il m'a semblé inutile de lui reposer les mêmes questions quant à la genèse de la revue et à son historique.

Je me suis donc livré [j'avais écrit "livrait" avant correction - Ndr] à un questionnaire sympa sur ses goûts, sur comment il percevait les films que j'aime, sur ce qu'il avait ressenti en voyant tel film à l'époque.

C'est parti !

Salut JPP. Vu que tu as déjà eu une interview dans le numéro 200 de Mad, je ne vais pas revenir sur la création de Mad Movies mais je vais plutôt m'interesser à tes goûts en matière de cinéma fantastique ou te demander des anecdotes sur des films que j'adore, le tout dans le plus parfait désordre. T'es partant ? (cette question appelle une première réponse ! Si possible OUI, parce que sinon, c'est foiré pour la suite...))

OUI

(OOUUFFF - Ndr)

Ton premier choc cinématographique, c'était quoi ?

Un jour où j’essayais de rentrer par la sortie et que je me suis fait sortir ! Véridique, je manquais d’argent étant gamin et puis il y avait trop de films interdits aux moins de 16 ans à l’époque.
Sinon, je dirais L’Oasis des Tempêtes, Sous le plus grand chapiteau du monde. Le déraillement : affreux !

Tu as réellement vu tous les "craignos monsters" dont tu parles dans tes trois merveilleux ouvrages ? Ca te vient d'où cette passion pour ces nanars bien sympathiques ?

A l’époque du premier, je n’avais pas tout vu, non. Quand tu attaques une filmo, tu tombes forcément sur des trucs invisibles. Mais j’avais pas mal de K7, pas mal de copains qui m’en prêtaient, pas mal de mémoire et beaucoup d’imagination aussi. Dans le cas de films non vus, je ne portais pas de jugements de valeur, ceci étant…
Ma passion pour le genre compensait une solitude sociale et un refus du banal quotidien. Je n’avais ni mère, ni père, ni frères, ni soeurs, ni argent, ni sens de la discipline.

D'ailleurs, à quand un quatrième ??? (Pitié, répond prochainement !!!)

J’ai arrêté la liste des huit éventuels chapitres d’un hypothétique tome 4… et je me suis bravement arrêté là !

Tu as arrêté Mad parce que le cinéma fantastique des années 90-2000 ne te satisfaisait plus. Y a t’il néanmoins un film assez récent qui t'a marqué, dont tu t'es dit "Vache, ça c'est bon !" ?

Le cinéma à effets spéciaux actuel me fait penser à du super jeu vidéo, ça fait super boum à travers mes 12 enceintes et mon monstrueux caisson de basse, Spiderman fait trois fois le tour de la pièce à mes oreilles, mais je l’arrête quand on veut. Je n’ai pas forcément envie d’en savoir davantage, surtout quand j’ai deviné la fin, depuis belle lurette (cf Titanic!). Je ne dis pas que le cinoche actuel n’est pas assez bon pour moi, je dis que je ne suis pas assez bon pour lui. Sinon, le dernier James Bond m'a beaucoup plu, méchant, astucieux, crédible. Nous sommes à cent lieues des cabotinages irritants du bellâtre Roger Moore... toujours !

Mon film préféré est "Massacre à la Tronçonneuse 1974" de Tobe Hooper. Apprécies-tu ce film, peux-tu me raconter ce que tu as ressenti la première fois que tu l’as vu à l'époque ? Est-ce un film important pour toi dans le domaine du cinéma fantastique ?

Je l’ai hélas découvert en vidéo, ce qui en a atténué considérablement l’impact. Ça m’a quand même glacé grave : le meurtre avec le gars qui tremble des pieds, la suspension au crochet de boucher, je me suis dit, "Oui, là on franchit un cap après La Nuit des morts-vivants !"

Sur l'affiche de La Nuit des morts-vivants de Romero, on pouvait lire "Dans le fantastique, jamais le cinéma n'était allé aussi loin. Il ne pourra jamais faire mieux." Es-tu d'accord avec ce slogan concernant ce film ?

Tiens, comme on se retrouve ! Tu l’as fait exprès. Oui, l’horreur "quotidienne" de la Nuit m’a stupéfié. L’aspect docu (j’adore les films docus, je l’ai déjà dit). Ce casting étonnant, cette méchanceté chronique, ça m’a pas mal marqué, oui…

Pour toi, Dracula, c'est Christopher Lee ou Bela Lugosi ?

Lee, sûrement. Je Lee beaucoup, d’ailleurs. Bela surjoue un max. Au théâtre, ça devait passer, mais au cinoche. Dans Le Chat Noir, il est fabuleux, et Karloff encore mieux !

Quels sont les réalisateurs que tu vénères, qui comptent vraiment pour toi ?

Je ne pratique pas la politique des auteurs. Tu vois Le Fantôme de l’opéra de Fisher, et son Cauchemar de Dracula, tu te dis c’est pas le même gars. Et ne parlons pas de son Ile de la terreur. Ah si, tiens, on en parle !

D'après toi, qu'est-ce que n'ont pas les films d'aujourd'hui par rapport aux films anciens et qui a fait que tu n'éprouvais plus le même plaisir d'antan en les visionnant ?

Du mystère, du dépaysement, la suspension de ma crédulité… Ceci dit, quelques-uns s’avèrent surfaits à une plus récente vision : Le cirque des horreurs, Paranoïaque, Le sadique Baron Von Klaus (quel vide !), Le Fascinant Capitaine Clegg , des trucs comme ça…

Si on te demandait un TOP 10 de tes films fantastiques/horrifiques préférés, on trouverait quoi sur cette liste ? Et pourquoi ce choix (en quelques lignes) ?

Ce ne serait pas des films fantastiques, mais des polars, des westerns, des thrillers. Le fantastique sans philosophie, ésotérisme, mise en images fabuleuse, enchantement et dépaysement profond ne m’intéresse plus. Par ailleurs, je revois volontiers une bonne comédie, un bon thriller, mais rarement un film fantastique, exception faite d’une poignée de classiques.

Chez Horreur.com, on apprécie vraiment beaucoup Lucio Fulci. Est-ce un réalisateur que tu appréciais, dont l'univers morbide te parlait ? D'ailleurs, comment interprètes-tu la scène finale de Frayeurs, quand Catriona voit le petit garçon courir vers elle et qu'elle se met à hurler et vlan, fondu au noir, sans explication ?

J’aime Fulci pour sa théâtralisation de l’absurde, son mépris des convenances, son irrationalité narrative. Ce genre de scènes participe à son univers. Tu prends la séquence du locataire où l’acteur Polanski découvre son double dans l‘appartement alors qu’il se tient lui-même dans les toilettes du palier, ça te rend fou. C’est du cinoche qui te dérange, t’interpelle…

Je vais te citer quelques titres de films ou des noms de réalisateurs, dis moi ce qui te vient par la tête en les lisant :

- Suspiria : opéra baroque, gratuité horrifique

- Zombie (le film) : Western

- John Carpenter : The Thing !

- La Fiancée de Frankenstein : baroque, je l’ai déjà dit. Karloff, trop pathétique, Elsa : fascinante femme-oiseau !

- Freaks la Monstrueuse Parade : justice !!!

- Les Griffes de la Nuit : surfait

- Wes Craven : surfait lui aussi, mais quelle atmosphère dans La Dernière maison sur la gauche. Non, là c’est les chiottes…

- Evil Dead : nouvelle vague

- Maniac : traumatisant, long !

Tu lis toujours Mad Movies ?

Pas tout. J’aime quand perce le caractère des auteurs. Ça perce moins qu’avant. Mais c’est partout pareil, Mad n’y est pour rien.

Penses-tu qu'Ed Wood soit vraiment le plus mauvais réalisateur de la planète ?

Non, y’en a plein d’autres. Buchanan, quand même, c’est quelque chose ! W. Lee Wilder aussi…

As-t'on avis, pourquoi le cinéma fantastique et horrifique n'ont (quasi) jamais fait bon ménage en France ? On ne sait pas faire rêver les gens chez nous ? Pourquoi n'y a t'il jamais eu un âge d'or du fantastique en France ?

Hâtons l’avis puisque tu le demandes (ne change pas ton orthographe ni la mienne, sinon on aura l’air con [salaud !!! MDR - Ndr]), et à la vie générale, donc, nous avons connu un âge d’or dans les années 30/40. Mais, hormis les grands classiques de Delannoy, Carné, Tourneur, Clair (pas Philippe, hein !), Cocteau (pas tous !) et quelques exceptions notables (Les Yeux sans visage), le cinoche français se regarde le nombril ou se regarde la bite.

Que représentait la Hammer Films pour toi ? Quels sont tes films préférés de cette firme ?

La trouille quand j’étais gosse. Les très colorés avec des monstres (j’étais simpliste !), ceux avec Cushing/Lee et Michael Ripper.

Tu peux nous parler de Dying God que tu as produit avec ton ami Fabrice Lambot ? Le film est terminé ?

Il se termine et j’y crois beaucoup. Fabrice est un amoureux du cinoche et le plus sincère des individus. En plus c’est mon cop’ (surtout quand je le bats au tennis). Dying God j’y crois beaucoup. Pas mal de festivals nous le réclament, des distributeurs l’attendent, plein de sites en parlent. En plus, j’aimerais bien récupérer mes sous ! Plein beaucoup…

Si tu lègues un jour une partie de ta collection parce que tu n’auras plus assez de place chez toi, tu voudras bien m'en donner une partie maintenant que je t'ai envoyé cette belle interview ? Sinon, chez toi, c'est comment ? Tu as une pièce réservée à cette passion ?

Mon chéri (faut bien qu’on fasse connaissance si tu veux hériter), j’en ai quatre pour tout stocker. Mais j’ai déjà prévenu ma copine que je donnerai ma collec’ à un autre copain !

D'ailleurs, pour rebondir sur ma question 19 et sur la 5 et la 10, quand tu dis que tu n’as plus la passion du genre depuis les années 90-2000, tu veux dire juste à partir de cette période ou tu passes vraiment à autre chose ? Ca m'a intrigué quand j'ai lu ça dans ton interview dans Mad...

Oui, j’en avais marre de devoir réserver des couv’ à des films que nous n’aimions pas, ou pour certains, faisions semblant d’aimer. Celle de Wild Wild West, par exemple, mais d’autres aussi. Il y avait une question d’honnêteté intellectuelle, là-dedans. Je ne ferai pas non plus un magazine de tricot sous le fallacieux prétexte que ça marche... Cela ne m’intéresse plus. Le travail alimentaire, j’ai déjà donné quand j’étais pâtissier. En ce moment, j’écris gratuitement pour notre fanzine Metaluna (Deux numéros parus, Six euros pièce à commander de ma part à Metaluna Productions, 5 rue Paul Gaughin, 60150 Thourotte. Hein, de la pub ? Mais non, personne ne nous regarde : on est entre parenthèses…). Là, je vais me faire Le Spectre de Frankenstein et Soeurs de sang pour les chroniquer. Elle est pas belle, la vie ?
Sinon, j’aime la lecture, ma collection de films, le poker, plein d’autres choses…

Que penses-tu de toute cette vague de remakes qui inonde les écrans ? Le cinéma fantastique aurait-il fait le tour de ce qu'il avait à dire pour que les scénaristes n'aient plus d'idées et se contentent de recycler les classiques ? Tout a été montré ?

Ce n'est pas une mode, c'est l'éternel besoin de rafraîchir les thèmes depuis les origines du cinéma, de perpétuer les mythes. Regarde Le Fantôme de l'Opéra : 1916 (Matray), 1925 (Julian), 1943 (Lubin), 1954 (May), 1960 (Narciso Ibanez Menta), 1962 (Fisher), 1974 (De Palma), 1983 (Markowitz), 1988 (MacGreevy), 1989 (Little), 1990 (Sinclair), 1990 (Richardson), 1998 (Argento), 2003 (Schumacher, très bon pilote auto !), et j'en passe, sans parler des Dracula et des Frankenstein... Par ailleurs, le besoin d'entreprendre le remake de hits au box-office a toujours tenaillé les producteurs et leur compte en banque, c'est humain. Il y a aussi les idolâtres irréductibles : Peter Jackson et son excellent King Kong, etc.
Les thèmes se transmettent ainsi, à chaque fois rénovés, ou pour le moins remis à la mode du jour, avec de nouveaux artifices, de nouveaux effets spéciaux, aptes à satisfaire un nouveau public.

Allez, la dernière et je te laisse tranquille : est-ce que tu as déjà surfé un peu sur notre site (www.horreur.com) et comment le trouves-tu ?

Puissant. D’ailleurs, nous disposons avec Internet d’un formidable outil de liberté. Profitons-en, épuisons-le, car ça ne durera pas (voyez les radios libres, autrefois !). C’est le grand véhicule de l’expression moderne, usons-le avant que des gugusses endimanchés ne légifèrent à notre place. Défendons-le quoi qu’il arrive…
Sinon, j’aime bien ce que vous faites, au fait.

MERCI A JPP POUR SA DISPONIBILITE ET SON HUMOUR TOUJOURS INTACT !

Interview réalisé par Stéphane ERBISTI






L'AVIS DES INTERNAUTES
Avis de : Jeff SW


génial l'interview. Il a la classe JPP.






Avis de : varock


Et ben très belle interview !!!






Avis de : justin


Excellente interview,ce Monsieur a la classe!

Et puis "Le Cercle Infernal" de Richard Loncraine fait partie de ses 100 films Mad,donc respect éternel!!






Avis de : camif


Il parle mieux qu'à la télé JPP. Oups..

Sympa.






Avis de : blit


faudrait faire un film du genre"l'abominable docteur Putters" ou
"Frankenputters and the monsterbisti from hell".. heyy mais c'est que chu pas con moi des fois!!! bon allez va faloir monter ça!!






Avis de : Tarnation


JPP oooooooooooooooooooooooooooooooooooo la classe a horreur.com
Moi je dit gloire au Dieu JPP hi hi hi
a oui et une question pour notre grand JPP
Tu crois qu'un jour tu finira ton dictionnaire du film dans Mad Movies hi hi hi hi
enfin bref C la classe meilleur mag of le monde






Avis de : JPP


Et comment qu'on écrit "je me suis livrait", rappelle-moi mon vieux Steph' ?

La faute c'est bien l'ivraie de ce livret quand l'auteur s'y est livré, tant il est vrai que le livre hait quand l'homme ivre est !
Exercice de style à recopier cent fois...

JPP.






Avis de : Stéphane Erbisti


Oui, oui, je sais, moi et l'orthographe, on est pas toujours copains cher JPP !

En tout cas, merci pour ce commentaire et encore merci pour tes réponses !

Steph






Avis de : thierry paya


Me retrouver en interview sur le même site aux côtés de JPP le jour de mes 45 berges , c'est un super cadeau !
Bravo stéphane superbe inteview !Et bravo JPP parfait comme D'habitude!






Avis de : Christophe JAKUBOWICZ


Belle interview, avec un humour de JPP comme je l'affectionne ;)
Bon anniversaire à toi Thierry donc ! :)






Avis de : Francky


J'ai cessé d'acheter Mad Movies depuis la fin des années 90 au moment où le ciné fantastique commençait sérieusement à tourner en rond.
Par contre, je n'avais pas compris pourquoi JPP avait quitté le navire en "laissant la barre" à une bande de boutonneux incultes qui trouvent tout génial et qui pensent que "l'esprit Mad", c'est de saupoudrer les critiques de film d'obscénités ou d'expression anglosaxones que seule la rédaction et une poignée d'initiés semblent comprendre.
Maintenant, c'est chose faite.
Mad Movies est bien mort. Noyé dans l'uniformité et le courant des idées reçues...






Avis de : Colin


Francky, on est d'accord sur ces points.
Stephane, merci pour l'interview que j'ai dévoré (tout en tentant de lire une prose un peu plus épaisse issue d'ouvrage juridique de Droit International Privé issus des années 60).
Quant à JPP... Wow. Dis, on doit avoir un gène en commun, parce que je me trouve souvent a faire ce genre de blagues / tour de passe-passe littéraire. Un test ADN, si ça se trouve on est de la même famille ! OK, j'arrête là mes déviances, et retourne de ce pas à mon D.I.P. !

Merci à tous !






Avis de : Fy87


Je le répète, sans lui, la presse de cinéma de genre aurait été moins fun ! Il est vrai que depuis qu'il a quitté Mad, le mag a perdu de son âme, c'est très racoleur et très vulgaire, mais bon, ne faisons pas les vieux nostalgiques, après tout, le principal c'est que grâce à JPP, le cinéma qui nous est cher a su se trouver une place dans la presse française (n'oublions pas l'Ecran Fantastique qui est aussi une référence).Ah si, dernière chose, la fusion entre Impact et Mad Movies a été la plus grosse c..... du monde. Perso, voir mon Mad à moitié bouffé par des actionners, du Jean-Claude Vandamme et autre Jason Statham, arrrgghhhh ! Longue vie à JPP ! Merci pour l'interview !






Avis de : cricri


Savez-vous que le dénommé JPP (pas JP Papin, l'autre, le vrai!) a joué 2 fois de suite des rôles de nazi dans les films trés Z de Richard J Thomson? Il s'agit des films "Time Demon" et sa suite "Time Demon 2" (dans lequel il découpe les seins d'une bimbo au scalpel, habillé en colonel SS! beuhh) aujourd'hui totalement introuvables d'ailleurs. Encore un coup de la Censure??






Avis de : gg allin


mon premier mad c etait le numero 26 avril 83 avec en couverture dark crystal et les 2 premiers mad max. merci pour toutes ces années.






Avis de : Gil


Quel plaisir de retrouver le gars JPP, toujours aussi acide dans ses propos ! Sans aller jusqu'à lui ériger une statue, ce qui d'ailleurs le gaverait beaucoup, faut reconnaître qu'il a joué un rôle extraordinaire dans la presse cinéphile de ces 20 dernières années (et plus) et qu'il n'a jamais été remplacé ! Rien que ses éditos étaient un régal d'intelligence et de causticité qui manquent cruellement à l'erzatz de Mad Movies d'aujourd'hui...
J'ai été abonné pendant des années à Mad et j'y envoyais des dessins crétins de temps en temps...C'était alors un vrai fanzine de cinéma, avec les moyens d'un magazine mais un esprit qui détonnait parce que jamais le lecteur n'était pris pour un con et que le journal ne vivait que parce que des gens comme moi le soutenait tous les mois... J'ai lâché l'affaire peu après le départ de JPP et s'il m'arrive de le lire de temps en temps, ce n'est plus ça... Je replonge souvent dans ma collec' de vieux numéros à chaque fois que je me refais un film datant de ces années-là pour voir ce que Mad en disait alors et pour dégotter des DVD improbables, je me réfère toujours à sa bible indispensable des Craignos Monsters !
Merci pour tout et chapeau bas, monsieur JPP !






Avis de : Dr . Mabuze


C'est dommage quand il dit "on faisait semblant d'aimer on etait trop conventionel avec la sortie de certains films genre 'wild wild west'"

Il(s) aurait du s'en apercevoir avant , au lieu de rentrer dans le moule et faire ca pour la tune...

Ca me fait penser a un truc
En Angleterre il faut payer pour rentrer dans Londres en voiture ,la bas tout est pretexte pour penaliser les conducteurs qui nous polluent l'existence...En France les autorités on peur d'agir ainsi sinon les industries automobiles ne crée plus d'emplois voir ils les supprime...il s'agit de ' volonté politique '(ou volonté tout court)

M'enfin bon sans aller jusque la MAD MOVIE c'est du sacré bon boulot quand même...et même si des fois y avait un peu de pretention c'etait pas de leur faute

Apres tout le journalisme de cinéma,nouveau, c'est de l'experimentation(ca a été)...le tout c'est de changer d'avis (et pas faire comme les cons qui changent pas d'avis..)

Et puis "aprés tout c'est pas si mal d'être ici"
(qui peu me donner le titre du film dont cette replique est extraite????)









Avis de : MELKI Laurent, illustrateur


Salut, J.P... alors...ils t'ont eu, toi aussi, à HORREUR.com...
C'est vrai que c'est raffraichissant de retrouver ta prose, et ce jugement très sûr, et jadis très suivi par la cohorte de morts-de rire- vivants des Mad addicts, dont je faisait partie... C'est vrai que le Fantastique se cherche et n'a sû renouveller le genre qu'en terme de surenchère gore et effets spéciaux...mais ne soyons pas trop nostalgiques, et faisons corps avec le dernier bastion de l'épouvante sur papier glacé: Mad movies...il a changé, évolué, comme le paysage filmique, mais est toujours là, bien vivant,comme JPP, et ça, c'est fantastique!

Bravo à toi et à toute l'équipe d' HORREUR.com
Amitiés,
MELKI Laurent






Avis de : Jean-Pierre Putters


Merci Laurent...

...Pour ce petit mot. Je t'adresse plein d'amitiés en souvenir de nos sourires, de nos fou-rires (sauf quand il s'agissait de s'entendre sur le tarif de tes illustrations !!!). ça me rappelle ma chronique dans le "Tonton Mad versus the flying jaquette" du n°66 de Mad Movies à propos du visuel de La Vierge de Nuremberg, alors abusivement retitré "Panic" ! Je cite :
Merci tout de même à notre copain Melki pour ce rajeunissement, et surtout pour la rondeur des fesses de ses modèles. A ce niveau, c'est pas possible. Il doit cacher un compas quelque part, ce gars-là !"...

Presque vingt ans de cela. Le compas toujours perçant. Que la force soit avec nous !

JPP.






Avis de : Owen Meany


J'ai découvert Mad Movies en 1984, à 14 ans. Ce fut un coup de foudre direct, pour le cinéma fantastique et surtout pour ce magasine vraiment unique et à l'humour décapant.
J'ai attendu la parution de chaque nouveau numéro avec impatience et n'en ai plus raté un seul pendant les dix ans qui ont suivis. Plus que ça, il a accompagné mon adolescence!
Pour moi, JPP, çà signifie Jean-Pierre Putters avant tout.
Je me suis détourné du genre en 1995. L'interview de JPP ne me surprend pas. J'espère seulement que la relève s'est faite dans des conditions amicales, que ce grand monsieur a gardé contact avec ses potes de l'époque. Ah les Vincent Guignebert, Marc Toullec, ou encore l'excellent Yves Marie le Bescong de la rue Mansart!
Amitié et chapeau bas monsieur JPP!








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