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Une jeune femme des plus séduisantes, brune à la jolie carrure, se révèle être une dangereuse psychopathe qui terrorise la ville en rendant visite à ses voisins...



L'AVIS :

À l'heure où le sous-genre du torture-porn se dissout petit à petit après avoir été glorifié au cours des années 2000, ce petit film gore sans prétention qui comme tant d'autres, porte son influence sur "Saw" et compagnie pour s'essayer lui aussi dans la vague avant de terminer la décennie.

Robert A. Masciantonio, jeune réalisateur peu connu, tente une approche différente; à commencer par son bourreau interprété cette fois-ci par une séduisante femme qui, bien qu'elle n'ai pas l'air menaçante, fera du dégât considérable sur ses victimes. On pourrait presque penser à un croisement entre "Hostel" et "Audition", l'efficacité psychologique en moins.

Ce personnage féminin anonyme n'est pas le serial-killer inoubliable et fort fascinant qu'on a l'habitude de rencontrer, son manque de profondeur et l'absence de psychologie ne la réduit qu'à une simple dame meurtrière que l'on voit comme une succube aliénée avide de chair et de sang. Jouée convenablement par l'actrice America Olivo, on ne pourra qu'apprécier l'humour noir qui se dégage de ses agissements atroces effectués sans aucune raison lors des nombreuses mutilations infligées aux occupants des résidences voisines.
Ici l'histoire ne se résume qu'à trop peu de choses pour s'intéresser aux différents personnages en plus d'un jeu d'acteur parfois discutable. Ce qui reste intéressant devant ce torture-porn c'est bien évidemment les scènes de torture.



Ne perdant pas le rythme malgré les échanges de dialogues quasi-vides, "Neighbor" aura de quoi satisfaire les chercheurs de barbaque et de sensations fortes car dans ce film, les mutilations sont sévèrement douloureuses et infâmes.

En plus d'être nombreuses, les atrocités sont bien filmées, sont inventives et sont assez mises en valeur pour que l'amateur de gore ne manque de rien.



Chaque partie du corps humain aura droit à son moment de gloire en se faisant charcuter avec des instruments de toutes sortes (perceuse, roulette à pizza, acide, scie à métaux, aiguilles, ainsi qu'un robinet planté dans le coeur pour se servir un verre de rouge exquis) et chaque acte de cruauté répandra son lot excessif de sang. Rien n'est épargné, tout est montré; comme si l'équipe du film nous disait " nous, nous laissons l'utilisation du hors-champs aux tapettes". On assiste donc à toute la barbarie de notre perverse sadique.

Jonglant entre ses différentes humeurs cruelle/innocente, la gourde qui sert de monstre dans ce film a au moins la gentillesse de nous offrir quelques instants d'humour macabre afin de donner un peu de piment à toutes ces ignominies. Déjà que la réalisation est correcte mais fade, que l'intrigue manque d'enjeu et que notre empathie envers les personnages est aussi absente que l'ambiance globale, encore heureux que Robert A. Masciantonio livre un peu de noirceur humoristique pour accompagner les meurtres aux effets gores terriblement efficaces.



Mais c'est dès sa rencontre avec ce musicien inexpressif, Don, que la bouchère va s'amuser réellement en lui faisant subir toutes sortes de mutilations sadiques et grinçantes. Dommage que son mauvais jeu d'acteur nous empêche de ressentir la même douleur que lui et heureusement que le visuel des effets spéciaux a de quoi en surprendre plus d'un.

Paradoxalement parlant, on peut dire que ce film n'est pas si désagréable que ça, tant les séquences gore sont parfois bien pénibles à regarder. Ajoutons à cela un rythme plutôt régulier; juste de quoi éviter l'ennui entre chaque torture.

Ce que "Neighbor" n'offre pas en terme de psychologie et de profondeur, il nous l'offre en tant que sensations fortes. Et malgré les grosses maladresses d'écriture, on applaudira tout de même la réalisation des effets spéciaux de Vincent Guastini qui nous fait cadeau d'un sang bien rouge avec des morceaux de chaire qui s'arrachent jusqu'à finir en une bouillie consistante aussi appétissante que les courbes de notre tueuse en série.









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