RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Réalisation
Ari Aster

Scénariste
Ari Aster

Date de sortie
2018

Genre
fantastique

Tagline


Cast
Collette
Gabriel Byrne
Alex Wolff
Milly Shapiro
Ann Dowd


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Colin Stetson

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 5.3
(4 votes)
Lorsque Ellen Graham décède, sa fille Annie décide de retourner habiter dans la demeure familiale avec toute sa famille. Leur vie est rapidement bouleversée par des événements étranges et inquiétants. Charlie, la jeune fille du couple se comporte bizarrement. C'est alors que survient un drame et plonge les Graham dans un cauchemar sans fin...



L'AVIS :

Précédé d'une réputation plus que flatteuse depuis sa présentation au festival de Sundance, Heredité, la mérite t-'il? Comme d'autres films ces dernières années – on pense à «The Witch» ou encore «It follows»- la hype précédant le film d'Ari Aster était forte. Ce film mise tout sur l'ambiance feutré et est porté par une musique lancinante, discrète, pour mieux laisser place aux scènes d'horreur qui vont nous submerger. Car , même si Hereditary, mise énormèment sur l'ambiance, force est de constater que l'on est pas épargné par des scènes chocs. Ces dernières nous sont montrées de manière froide sans l'usage habituel de musiques stridentes n'ayant pour seul résultat que de provoquer des jumps-scares faciles.



La mort y rôde en permanence. Dès le lancement du film, on est en plein deuil avec les obsèques de la matriarche, dont les lourds secrets seront au cœur de bien des mystères. Personnage principal de cette histoire, on suit les événements via Annie Graham, dont les rapports avec sa défunte mère furent complexes. Les ressentiments avec cette dernière sont l'élement moteur des névroses d'Annie. L'interprétation de Toni Collette («Sixième sens» de M.Night Shyamalan) est bluffante dans les rôles de la mère et d'épouse, confrontées aux deuils entourant cette famille. L'isolement que cette famille s'inflige est total dans cette maison où vivait Ellen Graham, près des bois. Progressivement, le nombre de personnes entourant les Graham va en diminuant. Et même quand Peter, le fils, se trouve à l'école, il semble comme en connection avec un autre monde qui n'est plus celui de ses petits camarades. Et, ce depuis le retour d'une fête, qui aboutira à une morte brutale et innatendue qui bouleversera le jeune homme.



Telle une tragédie grecque citée d'ailleurs lors d'un cours auquel assiste Peter, le sort de la famille Graham semble être scellé dès le départ. Et , ce ne sont pas les rapports tendues entre Annie et son mari Steve (un lugubre Gabriel Byrne «Usual Suspects», «Stigmata», «La fin des temps») qui vont nous donner de l'espoir dans une résolution lumineuse de cette descente en Enfer. Si la première partie pose les fondements d'une famille en voie de déliquescence, la seconde partie d' Hérédité nous fait basculer dans le fantastique pur. Tony Collette bascule dans la folie ou passe pour folle aux yeux de son époux.Le doute sur la réalité fantastique des événements est permis.In fine, c'est bien l'aspect fantastico-démoniaque qui prend le pas. Tout en évitant le recours abusif aux effets spéciaux.



Avec son premier long-métrage, Ari Aster frappe fort et donne à voir un de ces classiques instantanés à ranger du côté de «Rosemary's baby» ou de «L'exorciste», tellement le réalisateur a su capter cette atmosphère très seventies, loin des effets de mode contemporain. Une atmosphère ciselée et magnifiée par des comédiens oscillant entre la folie et l'abattement face à une issue mortifère.









Du même réalisateur :

HEREDITE