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Lilian et Michelle rejoignent leur amie Mara en Transylvanie afin de faire des recherches sur le folklore local et les légendes roumaines. Malheureusement pour elles, les ruines situées au alentour du village où elles résident sont devenues le repaire de Radu, un vampire venant d'assassiner son père afin de lui substituer la pierre de sang, un artefact produisant sans discontinuité du sang pouvant nourrir les vampires. Si Mara et Lilian vont devenir les proies de ce dernier, Michelle pourra compter sur l'aide de Stefan pour la protéger. Demi-frère de Radu, Stefan est un vampire s'étant intégré au monde des humains. Il ne tardera pas à succomber au charme de Michelle...



L'AVIS :

Premier volet d'une saga qui en comprend quatre, "Subspecies" est l'un des titres les plus connus de la firme Full Moon. Créée en 1989 par Charles Band, la Full Moon se spécialise dans le direct-to-vidéo et offre aux amateurs de séries B des tas de films de qualité variable, qui tirent plus vers la nanar que vers le classique instantané il faut bien l'avouer. Certains se démarquent tout de même du lot, à l'image des trois premiers chapitres de la saga des Puppet Master ou des films "Le Puits et le Pendule" et "Castle Freak" de Stuart Gordon par exemple. En 1991, il confie à son ami Ted Nicolaou le soin de réaliser "Subspecies".



Ce film sera le premier long métrage américain a être tourné en Roumanie. Un choix payant à plusieurs niveaux : financier d'abord, les coûts de productions étant moins chers qu'aux Etats-Unis ; visuellement ensuite, car tout le film utilise des décors naturels, ce qui lui apporte une certaine prestance, une certaine qualité. Ruines médiévales, château, festivités locales en costumes traditionnels dans les rues de la ville, forêt inquiétante et jolis paysages tirent le film vers le haut, lui donnant un petit cachet pas désagréable. Le casting n'est pas mauvais non plus, en particulier Laura Mae Tate, charmante petite brune qui va faire chavirer le cœur de Stefan, un vampire interprété quant à lui par Michael Watson. Vous l'aurez compris, Ted Nicolaou nous la joue Twilight avant l'heure ! Si, je vous assure ! On a effectivement droit à une petite romance entre notre jolie humaine et le ténébreux mais gentil vampire. Une romance un peu guimauve et pas très poussée mais elle a le mérite d'exister dirons-nous. On aurait aimé un peu plus de passion, voire même une petite étreinte érotique entre les deux amoureux mais non, hormis de langoureux baisers, rien d'autre à se mettre sous la dent (sans mauvais jeu de mot !). Il faut dire qu'ils n'ont pas vraiment le temps de fricoter en fait, puisque le demi-frère de Stefan, Radu, est un très méchant vampire, avec des doigts d'une longueur cauchemardesque et pourvus d'ongles acérés façon Nosferatu. Subspecies rend d'ailleurs hommage au classique de Murnau à travers quelques plans, comme ceux où on ne voit Radu qu'à travers son ombre qui se reflète sur les murs. Le look de Radu (Anders Hove) pourra faire sourire le spectateur car on est quand même dans le vampire bas de gamme et plus rigolo que terrifiant, malgré la méchanceté qu'il affiche continuellement. S'il y a des amateurs de Radu et de son look gothico-comique, qu'ils se fassent connaître ou qu'ils se taisent à jamais !



Angus Scrimm est aussi de la partie même si son temps de présence à l'écran est de courte durée. L'impressionnant Tall Man de la saga Phantasm joue le rôle du père de Radu et de Stefan et n'apparaît donc que durant la scène d'introduction, puisque son méchant fils va le tuer sans montrer le moindre regret ou la moindre hésitation. Ah, les relation père-fils, compliquées parfois. Ce qui est intéressant dans cette séquence, outre la présence d'Angus, c'est l'apparition de petits créatures qui prennent vie à partir des doigts coupés de Radu. Des petits gnomes en image de synthèse au départ (beurk !) puis en animation image par image ensuite (mieux !!) mais qui, et c'est bien dommage, ne vont pas vraiment servir l'intrigue ni même être réellement mis en avant durant les 80 minutes que dure Subspecies, alors qu'ils le sont sur la très belle affiche du film. Ils ont un bon look pourtant, un peu à la The Gate vous voyez ? j'aurais vraiment aimé que leur implication dans le film soit plus présente et qu'ils tiennent un rôle plus conséquent. Les effets spéciaux sont corrects, dont notamment une belle décapitation à la hache.



Niveau érotisme, cette notion étant très souvent liée au thème du vampirisme, c'est plutôt décevant puisqu'on aura juste droit à la vision d'un bout de sein à travers un vêtement déchiré, sein appartenant à l'une des trois amies. Deux d'entres-elles vont devenir les fiancées de Radu, tous crocs sortis. La rivalité entre les deux frères vampires n'est pas assez exploitée, il y avait pourtant de quoi donner plus d'épaisseur à ces deux personnages. Le rythme du film n'est pas non plus des plus avenants, Subspecies peinant à maintenir un intérêt constant et mettant du temps à franchement décoller. Produit typique des petites séries B des années 90 réalisées avec peu de moyens, on a un peu de mal à comprendre l'engouement autour de cette oeuvre quand on la revoit en 2018 car au final, malgré des efforts louables en terme de mise en scène, Subspecies à bien du mal à convaincre totalement. Ce n'est pas non plus un navet intégral, il ne faut pas exagérer, mais pour ma part, je ne pense pas que je le reverrai une seconde fois. Je suis tout de même curieux de découvrir la suite des aventures de Radu, toutes réalisées par Ted Nicolaou, respectivement en 1993, 1994 et 1998 et avec le même interprète : Anders Hove.


Disponible en DVD chez BACH FILMS (avec La Chauve-Souris du Diable en bonus)






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