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Réalisation
Dave Parker, Darren Lynn Bousman, Axelle Carolyn, Adam Gierasch, Andrew Kasch, Neil Marshall, Lucky McKee, Mike Mendez, Ryan Schifrin, John Skipp & Paul Solet

Scénariste
Axelle Carolyn, Dave Parker, Clint Sears, Greg Commons, Lucky McKee, Molly Millions, Billy Jackson, John Skipp, Andrew Kasch, Mike Mendez, Ryan Schifrin & Neil Marshall

Date de sortie
2015

Genre
Sketches horrifiques

Tagline


Cast
Adrienne Barbeau
Caroline Williams
Barry Bostwick
Tiffany Shepis
Lin Shaye
Alex Essoe
Barbara Crampton
Mick Garris
Stuart Gordon
Pollyanna McInstosh
Ben Woolf
Felissa Rosse
Adam Green
John Landis
Kristina Klebe
Greg McLean
Cerina Vincent
Joe Dante
John Savage
Ben Stillwell
Robert Rusler
Grace Phipps
Booboo Stewart
James Duval
Greg Grunberg
Jose Pablo Cantillo
Clare Kramer
etc.


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Joseph Bishara, Michael Sean Colin, Christopher Drake, Christian Henson, Bobby Johnston, Lalo Schifrin, Sean Spillane, Edwin Wendler & Austin Wintory

Effets spéciaux



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Lors d’une nuit d'Halloween, une petite ville typique des Etats-Unis comme il en existe des milliers, devient le théâtre d’une dizaine de faits divers effroyables qui vont fortement mettre la police à contribution. On aura donc pêle-mêle : du croquemitaine, la présence de Satan, du home invasion movie, des spectres, des démons, des sorcières, des histoires de vengeance, des extraterrestres, des kidnappeurs et même une citrouille mutante ! Du lourd en perspective et quoi de plus logique alors que de demander aux spécialistes du genre, qu’ils soient acteurs ou réalisateurs, de participer à cette anthologie ambitieuse !? C’est donc ce projet que va chapeauter Axelle Carolyn, actrice/réalisatrice venue de la série B indépendante et qui apparaît comme une déclaration d’amour au genre, à la fois gore et regorgeant de surprises, de caméos appréciables – de John Landis à Joe Dante, en passant par Mick Garris ou encore la voix d’Adrienne Barbeau – et de jumpscares opportuns. Alors enjoy the show !



C'est à Dave Parker, révélé par "Les morts haïssent les vivants" et surtout le slasher "The hills run red", qu'incombe l’insigne honneur d'ouvrir ce bal des épouvantes avec son segment « Sweet Tooth » narrant les aventures de deux adolescents qui effraient un enfant en lui racontant l’histoire d’un maniaque avide de sucreries massacrant ceux qui ne lui laissent pas d’offrandes lors de la nuit d’Halloween. On a affaire ici à un petit conte horrifique teinté de gore et d’humour noir bienvenu. Et même si c’est sans réelle surprise, ça a le mérite de divertir et ressemble aux légendes urbaines qu’on se raconte le soir au coin du feu, la nuit d’Halloween. Un apéritif idéal en somme !

Suit « The night Billy raised Hell » de l’inégal Darren Lynn Bousman ("The forest", "Saw 2", "Saw 3", "Saw 4", "Mother s day 2010") narrant l’histoire du jeune Billy qui, influencé par un voisin mystérieux, va semer le trouble dans sa ville. Sorte de version courte du très sympa "Au service de Satan" de Jeff Lieberman, ce segment est corrosif à souhait. Amoral mais hyper réjouissant, il enchaîne les actes de vandalisme osés mais toujours avec humour. De plus, la conclusion, bien qu'étant prévisible, vient clore habilement ce défilé de débordements sadiques mais jubilatoires.

Dans la continuité thématique du précédent, « Trick » d'Adam Gierasch (principalement connu pour "Autopsy") présente deux couples d’amis, légèrement défoncés qui, pour Halloween, vont se retrouver confrontés à de véritables psychopathes en culottes courtes. Voici peut-être le segment le plus glauque de l’anthologie qui montre un home invasion movie d’un genre nouveau hyper sanglant et dont le twist final est très surprenant mais hautement justifié !

Vient ensuite « The weak and the wicked » de Paul Solet ("Grace") avec Keir Gilchrist ("It follows") et Grace Phipps (la série « Scream queens ») suivant un gang de petites frappes de pacotille, mené par une jeune fille insupportable et qui a mal choisi sa dernière victime. On assiste ici à une course-poursuite en milieu urbain finissant par un face-à-face final oblige mais l’ensemble est maladroit car il navigue entre second degré et drame sans jamais vraiment trancher dans le vif. Bref, c’est grossier et la fin n’est pas terrible malgré un certain style et un casting honnête. Au prochain !



« Grim grinning ghost » de l’instigatrice de ce film à sketches horrifiques, Axelle Carolyn, entre en scène avec une jeune femme rentrant chez elle après une soirée et qui réalise qu’elle est suivie par une entité mystérieuse. Ce n’est pas ultra novateur, mais c’est bien fait car anxiogène à souhait avec une tension qui va crescendo jusqu’à un final réussi, même si pas non plus révolutionnaire. Petit plus, un casting aux petits oignons avec : la prolifique Lin Shaye ("Critters", la trilogie "Insidious", "Rosewood Lane", j’en passe et des meilleurs), le sémillant Mick Garris ("Critters 2", "La nuit déchirée", "Le fléau", les séries "Masters of horror" et "Fear Itself") ainsi que le duo vibrionnant Stuart Gordon/Barbara Crampton ("Re-Animator", "From beyond", etc.).

La suite, c’est « Ding Dong » réalisé par le talentueux Lucky McKee ("May", "The woods", "The woman", "All cheerleaders die") qui est une œuvre intéressante sur la folie d’une femme à l’instinct maternel prononcé, mais ça n’est jamais effrayant et paraît grotesque, perdant un peu trop le spectateur. Son principal problème c’est son format court car il y a trop d’idées à développer et le réalisateur paraît alors s’être égaré. Pourtant, tout n’est pas à jeter ici, notamment les performances complètement habitées des acteurs Pollyanna McIntosh ("The woman") et Marc Senter ("The lost") mais en dépit des trucages magnifiques dignes d'un "Beetlejuice" (notamment le plan final) le segment frustre par son côté inégal et surtout par l'apparition trop tardive de Felissa Rose ("Massacre au camp d'été") !

Beaucoup plus léger dans son approche, « This means war » cosigné par Andrew Kasch et John Skipp n’ayant pas fait grand-chose de notable jusqu’alors, montre une querelle de voisinage entre deux personnages ayant chacun une conception visiblement opposée de la fête d’Halloween. Tandis que l’un admire l’horreur gothique à la Hammer, l’autre voue un véritable culte au cinéma trash qui tache. Forcément, les choses dégénéreront lorsque le second se montrera trop bruyant. Drôle, efficace et rempli de références, ce segment sympathique avec James Duval (ex-égérie du cinéma de Gregg Araki vu aussi dans "Independance day" et "Donnie Darko") met en images un beau « pétage de plombs » assez intéressant à suivre mais à qui il semble manquer cependant un petit « je-ne-sais-quoi » pour en faire le petit bijou venimeux de cette anthologie.



« Friday the 31st » fait ensuite son apparition et est signé par le fou furieux Mike Mendez ("Serial killers", "Le couvent", "Profanations"). Fidèle à lui-même, il nous offre le segment le plus incroyable et déjanté de toute l'anthologie. Loin de n’être qu’une énième parodie de "Vendredi 13", ce qu’aurait pu laisser penser son titre, ce court est totalement absurde, loufoque à souhait avec du gore à gogo et et une fin « cartoonesque » au possible. Mais il faut le voir pour le croire et surtout, se faire un avis objectif !

Pour le suivant, impossible de dire si Ryan Schifrin n’a été retenu que pour attirer son célèbre compositeur de père Lalo (mais si, rappelez-vous l’effroyable BO de "Amityville la maison du diable" !) pour le score, mais toujours est-il que « Ransom of Rusty Rex » est « la » bonne surprise du film ! Il relate le kidnapping d’un enfant qu’on n’aurait jamais dû enlever ! Si la feinte scénaristique est visible à des kilomètres dès les premières minutes, l'humour noir s'avère quant à lui redoutable. L’effet est d’autant plus décuplé que l’acteur principal s’appelle John Landis ("Le loup-garou de Londres") ! Un conte divertissant et cocasse à savourer sans modération !

C’est Neil Marshall ("Dog soldiers", "The descent", "Doomsday") qui a la chance de conclure cette anthologie avec « Bad seed » dans lequel on peut suivre le périple malfaisant d’une citrouille anthropophage ! S'il n’est pas transcendant quant à son scénario, ce segment est cela dit idéal pour achever Tales of Halloween sur une note sympathique. Non seulement son casting est excellent (Joe Dante, Greg McLean, Kristina Klebe, Cerina Vincent, Pat Healy, etc.) mais voir une citrouille mangeuse d'hommes en action à l’instar de certaines « Tomates tueuses », ça n’a pas de prix ! Alors quand en plus on a un peu de gore et de l’impertinence en supplément, on se dit qu’on tient-là un mémorable point d’orgue !



Parfaitement calibré pour la fête qu’il célèbre, Tales of Halloween fait toutefois partie d’un sous-genre délicat que constitue le film à sketchs horrifiques. Et bien évidemment, comme tout long-métrage anthologique qui se respecte, les segments sont très inégaux car certains ont peine à surprendre alors que d'autres possèdent une fin indigente. Seulement voilà, dans le lot, on a toujours d’agréables pépites qui font oublier tout ce qui est médiocre et feront donc passer une bonne soirée d'Halloween tout en réjouissant les fans de "Les contes de la crypte" et autres "Creepshow". Alors que demande le peuple !?









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