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CONNEXION


Genre
survival horror

Systeme
GameCube

Developpeur
Capcom

Annee
2002

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D'étranges événements se sont produits dans les montagnes entourant la petite ville de Raccoon City. De nombreuses personnes ont en effet été portées disparues, et le corps déchiqueté d'une jeune randonneuse a été retrouvé au bord d'une rivière. Les forces de police pensent alors avoir affaire à une meute de chiens sauvages ou à de plus gros prédateurs, comme des ours ou des pumas. Mais les meurtres continuent et on pense de plus en plus à une sorte de secte, qui se serait certainement installée dans l'immense forêt entourant Racoon City. La ville décide de réagir et la police envoie alors les membres de l'équipe bravo des STARS (Special Tactics and Rescue Squad), une unité d'élite spécialisée dans les interventions périlleuses et musclées, pour lever le mystère sur ces « meurtres ». Mais l'équipe Bravo a disparu au-dessus de la forêt et toutes les communications ont été soudainement coupées.


Albert Wesker, alors capitaine des STARS de Racoon City, décide d'intervenir lui-même et de partir avec l'équipe Alpha, afin de retrouver la trace de l'équipe Bravo et de mener l'enquête. À peine arrivés sur les lieux du crash de l'hélicoptère de l'équipe Bravo, les problèmes surviennent : Joseph Frost est dévoré vivant par des chiens zombies, le pilote de leur hélicoptère s'enfuit avec l'appareil par crainte de se faire attaquer et le reste de l'équipe se sauve pour éviter de finir en charpie. Ils courent se réfugier dans un mystérieux manoir situé non loin de là...


Ce synopsis, vous le connaissez : c'est, au mot près, celui que j'ai utilisé pour ma chronique de Resident Evil, le jeu qui aura démocratisé le survival horror au milieu des années 90. A peine six ans après la sortie de l'original (ce qui est devenu une éternité dans l'univers du jeu vidéo), Capcom réalise un remake de son oeuvre phare, destiné à la GameCube. Resident Evil REbirth, comme il sera rapidement surnommé, deviendra l'un des titres les plus remarquables de la console de Nintendo.


Bien sûr, la première chose qui saute aux yeux, c'est la transformation visuelle du titre : si Resident Evil 2 et Nemesis tenaient encore à peu près la route quelques années plus tard (de là à les ressortir tels quels, il y avait néanmoins un pas que Nintendo n'aurait pas dû franchir peu de temps après...), le premier volet de la série accusait sévèrement le coup. En bénéficiant de la puissance de la GameCube, il s'offre une nouvelle vie : de la vidéo d'introduction, où l'équipe Alpha est attaquée par les Cerbères, à une animation parfaite et un nombre de détails impressionnants, ce REbirth est sans doute le plus beau jeu de la console, et réussit encore à nous en mettre plein les yeux plusieurs années plus tard. Les affrontements contre le serpent géant, contre les requins prennent ainsi une tout autre dimension dans ce remake.



Mais cette refonte graphique va surtout s'accompagner d'un renouvellement de l'ensemble de l'aventure. Même si vous connaissiez le jeu original par coeur, vous ne serez pas totalement en terrain connu : nouvelles zones, nouvelles pièces, nouveaux puzzles, nouveaux éléments scénaristiques, nouveaux mécanismes de jeu et même nouveaux ennemis. Capcom ne s'est vraiment pas moqué du joueur, contrairement à ce que l'on peut voir dans toutes ces "relectures HD" qui pullulent depuis quelques mois, et n'offrent qu'une vague amélioration graphique.

Ainsi, afin de mieux ancrer ce premier épisode dans la saga, Capcom va rajouter certains détails, autant dans les cinématiques que dans les documents à découvrir, permettant d'enrichir l'univers de Resident Evil. Nous découvrirons par exemple le destin de la famille Trevor, l'architecte du manoir, et de sa fille qui hante encore les environs, un nouvel ennemi particulièrement coriace.



Au niveau du gameplay, si les bases restent les mêmes (les machines à écrire pour sauvegarder, les coffres connectés entre eux, les temps de chargement à chaque porte, les personnages très rigides, les plantes pour se soigner...), quelques nouveautés viennent pimenter l'aventure : la possibilité de se procurer des objets d'autodéfense (poignard, taser, grenade aveuglante...) afin de repousser des ennemis un peu trop entreprenants, ou la capacité qu'ont certains zombies, si l'on n'a pas fait brûler leurs corps ou fait sauter leur tête, de revenir à la vie, devenant des "Crimson head", bien plus rapides, plus agressifs et résistants. On notera également quelques améliorations plus discrètes, mais particulièrement appréciables, comme le simple fait de pouvoir monter les escaliers librement, ce qui apporte encore un peu de dynamisme à l'action.


Ce remake de Resident Evil est donc une réussite totale, qui parvient à donner un second souffle à un classique en l'enrichissant à tous les niveaux, sans le dénaturer. Une oeuvre phare de la Game Cube, souvent considéré comme le meilleur épisode de la saga, au point de fantasmer sur d'éventuels remakes de Resident Evil 2 et Nemesis, qu'on adorerait pouvoir redécouvrir dans des conditions aussi royales que ce premier épisode.


7/6 - Steeve Raoult