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Genre
aventures

Systeme
XBOX One

Developpeur
Ubisoft

Annee
2017

Votre note: -
Moyenne: 5
(1 vote)


Remontez pour la première fois aux origines d'Assassin's Creed. Vous incarnez Bayek, protecteur de l'Égypte, dont l'histoire personnelle mènera à la création de la confrérie des Assassins.


AVIS :

C'est la destination dont tous les joueurs de la saga rêvaient : après la Terre Sainte pendant les Croisades, après l'Italie de la Renaissance, après Constantinople, après la Révolution Américaine, après les Caraïbes et l'Atlantique Nord, après la Révolution Française à Paris et la Révolution Industrielle à Londres, ce dixième volet de la saga canon Assassin's Creed nous emmène dans l'Egypte des Pharaons, aux origines de la confrérie des Assassins et de leur lutte contre l'Ordre.



Pour cet épisode, Ubisoft a mis les petits plats dans les grands : si les précédents jeux étaient déjà caractérisés par un contenu très riche, Origins va encore beaucoup plus loin en proposant une carte tout simplement immense au coeur de la Basse-Egypte, avec la possibilité de visiter Alexandrie, Memphis ou encore Krokodilopolis, et un nombre formidable d'activités annexes, notamment grâce à des quêtes secondaires parfois très longues et bénéficiant d'un scénario très travaillé : vous allez chasser, vous aller aider les populations persécutées par les envahisseurs, vous allez vous battre dans l'arène, vous allez explorer des tombeaux... C'est bien simple, entre votre tourisme virtuel (difficile de résister, lorsque l'on voit pour la première fois les Pyramides à l'horizon, à l'envie de chevaucher quelques minutes dans le désert, au mépris du danger, juste pour le plaisir d'escalader celle de Kheops ou d'aller saluer le Grand Sphinx à proximité) et vos différentes rencontres, vous oublierez très souvent la quête principale, ce qui ne sera pas plus mal.



C'est l'un des aspects les plus faibles de la série, à l'exception du premier volet et de quelques situations intéressantes disséminées dans les suites, et ce sera encore le cas ici : le scénario principal n'a pas beaucoup d'intérêt, malgré la volonté de nous plonger dans certains épisodes importants de l'Histoire de l'Egypte, de la Grèce et de Rome ou de nous faire croiser certains acteurs majeurs de l'époque. La volonté de vengeance de Bayek est efficace mais terriblement banale, et le fil rouge se contente finalement de nous faire enchaîner les différents assassinats sans grande imagination. On sent clairement que les développeurs ont voulu en mettre le plus possible dans le jeu, quitte à délaisser l'aventure principale. Un peu dommage pour un jeu censé nous présenter les origines des Assassins.



L'immense contenu du jeu (qui sera, évidemment, "enrichi" par des quêtes annexes payantes dans les prochaines semaines) se retrouve également dans l'évolution de votre personnage. Comme pour les précédents volets, certaines zones nécessitent de faire monter le niveau de Bayek avant de pouvoir être parcourues en toute sécurité. Ainsi, vous pouvez très bien dégommer du garde à la dizaine à un endroit, mais être tué en un coup par un vautour 200 mètres plus loin simplement parce que la zone voisine est artificiellement bloquée par ce système de niveaux. Personnellement, je trouve ça très con, tout comme la possibilité de faire évoluer ses armes, vous faisant rapidement bénéficier d'un arsenal conséquent (les medjaÿ sont capables de porter des dizaines d'armes), ou le système de points de vie des ennemis, que vous pourrez ainsi achever par une flèche dans l'orteil après lui avoir envoyé plusieurs projectiles en travers du cerveau. En revanche, l'arbre de compétences est très réussi, vous permettant de façonner votre héros à votre guise et de privilégier certains traits plutôt que d'autres.


Ces menus défauts, qui dépendent aussi de la façon dont vous appréhendez un jeu (c'est sans doute personnel, mais un "jeu ouvert" avec des frontières artificielles, je trouve ça frustrant), ne gâcheront en tout cas pas l'immense plaisir que vous aurez à parcourir le jeu pendant plusieurs dizaines d'heures, d'autant qu'Ubisoft abandonne enfin son remplissage par le vide (ceux qui ont joué aux précédents épisodes, ou à la saga Far Cry, ou à Watch Dogs, connaissent parfaitement ces trop nombreuses activités sans aucun intérêt) pour proposer un vrai contenu dense et cohérent... et finalement beaucoup plus soigné que sa trame principale. Mais vraiment, il ne s'agit là que de détails, et ça ne doit pas vous ôter l'envie d'admirer la vue au sommet des Merveilles du Monde !

5/6 - Steeve Raoult