RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Réalisation
Sade Satô

Scénariste
Sade Satô & Waita Iguza

Date de sortie
2014

Genre
Barbaque et tripailles

Tagline


Cast
Miyako Akane
An Koshi
Shôgo Maruyama


Pays
Japon

Production


Musique
-

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 5
(2 votes)
Mai-chan peut guérir rapidement de blessures et de mutilations horribles, y compris la capacité de régénérer un appendice perdu, des membres et des organes. Elle obtient un emploi comme femme de ménage avec un "Maître" sadique, et il va la mutiler pour sa propre satisfaction.



Adaptation du manga ignoble de Waita Izuga, "Mai-chan's daily life: the movie" s'avère être un splatter japonais volontairement grotesque au budget plutôt réduit compte-tenu de la faible qualité de l'image brûlée, du son saturé et des contrastes des séquences en noir et blanc assez miséreuses.

Techniquement fauché, ces défauts n'enlèvent pas pour autant l'intérêt sur lequel se porte principalement le film: l'ero-guro en version live.

Le film s'ouvre sur une intro particulièrement gratinée et accumulant plusieurs mutilations poussées sur la fameuse Mai-chan, les gros plans sur les plaies et la brutalité de l'ouverture laisse voir à quelle point Sade Satô n'hésite pas à insister sur le gore pour la satisfaction des demandeurs de tripes. Simple, efficace et fiable...on sait qu'on est tombé sur un beau morceau.



Calmant un peu les choses en se penchant sur le personnage de Miyako, cette dernière trouve par l'intermédiaire du Net, un poste de femme de ménage aux côté de Mai-chan aux services d'un couple de fétichistes assouvissant leurs fantasmes en maltraitant leurs servantes (des personnages qui malheureusement n'ont aucune profondeur, cependant). Elle découvrira très vite le genre de service à rendre quand elle se retrouvera directement à quatre pattes avec des fausses oreilles (trop kawaiiiii.....) réduite à siroter du lait dans une gamelle avec Mai-chan qui, après une faute de sa part, verra son doigt sectionné sous le regard pervers du "Maître". Mais pas de panique, Mai-chan a l'habitude vu que ses pouvoirs de régénération lui permettront de retrouver son index !

Néanmoins, pas de place pour le développement d'une quelconque intrigue, mise à part la découverte de l'excitation de Miyako de voir Mai-chan humiliée, battue et mutilée. Tout s'enchaîne très vite afin de tenir sur la courte heure du film qui va se concentrer uniquement sur les scènes d'humiliation, de mutilation et "d'érotisme". Enfin quand je dis "érotisme", ne vous attendez pas au bon vieux érotisme jap' des années 70... ici rien n'est sensoriel, ni charnel, ni torride... On se retrouve plus devant de la nudité et une pseudo-relation lesbienne bas de gamme qu'autre chose : prise de mesure du corps nu de Miyako et les baisers entre elle et Mai-chan, rien de plus...



Donc que reste-il ? La violence, la déviance et le gore.

De ce côté-ci, on n'est pas déçu et on fait très vite le lien avec la série populaire des "Guinea Pig" (les initiés au cinéma déviant penseront également à la série "Sadi-Scream") en voyant la belle énucléation qui nous est offerte en gros plan. Mais la vraie dégustation tripesque sera partagée lors de la longue scène finale où c'est Miyako qui prend plaisir à profiter de l'immortalité de Mai-chan pour assouvir un plaisir fétiche partagé avec le couple d'employeurs. Au programme, une éventration engendrant un va-et-vient de l'avant-bras dans l'abdomen de Mai-chan tout en lui extirpant les viscères (une scène délicieuse qui ravira tout amateur de gore) pour poursuivre avec le cannibalisme, les démembrements à la tronçonneuse et l'arrachage de cœur plongeant le "Maître" dans un état d'extase absolu. Même si décrire la scène a l'air de lui donner un aspect banalisé, croyez-moi que cette longue séquence est anthologique et marquera les esprits tant le réalisme des effets gores accentue l'impact donné. Visuellement les décors de couleur rouge laissent échapper une légère atmosphère BDSM jolie et amusante (non, parce que Miyako dans sa tenu en latex n'est absolument pas crédible...).

Après cette orgie sanglante, le métrage se finit sur Miyako et Mai-chan (enfin rétablie après s'être faite découpée en morceaux) assises l'une à côté de l'autre et où le "the end" est précédé d'une ré-ouverture de plaie laissant apparaître une substance putride et nauséeuse. C'est la cerise sur le gâteau qui nous laisse avec un bon sentiment de satisfaction malgré l'absence de scénario et la qualité technique frôlant celle d'un film pornographique de la production Zeus.



L'intérêt de "Mai-chan daily life: the movie" s'arrête sur son lot de gore, de brutalité et sa pincée de déviance fétichiste qui aurait pu devenir vite lourd sur une durée plus longue. Mais Sade Sato fait le nécessaire pour rester centré sur l'objectif principal sans jamais laisser le spectateur se décrocher du film. Ca passe plus vite que prévu, ça démarre dès l'ouverture, ça ne traîne jamais et c'est généreux.

Les amateurs de "Naked Blood", "Grotesque" et "Flowers of flesh and blood" y trouveront leur compte à coup sûr en se procurant la sublime édition médiabook de Midori Impuls.

Pour les autres, aimez le gore (celui qui tâche) ou bien circulez !








Du même réalisateur :

MAI-CHAN'S DAILY LIFE : THE MOVIE