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CONNEXION


Genre
survival horror

Systeme
Xbox One

Developpeur
Capcom

Annee
2017

Votre note: -
Moyenne: 5
(1 vote)


Suite à un mystérieux message, vous arrivez dans une sinistre
plantation au fin fond de la Louisiane, dans le sud des Etats-Unis.
Pour échapper aux dangers tapis dans l'ombre et aux membres de la
famille Baker, bien décidés à vous tuer, il vous faudra rassembler les
indices et découvrir la vérité inavouable de ce lieu.

AVIS :

On n'osait plus y croire : après avoir entraîné la saga "Resident Evil"
dans le 100% action avec "RE6", Capcom semblait avoir perdu la recette
du survival horror (voir l'inintéressant "RE Revelations 2"). Pourtant,
avec ce nouveau volet de la saga initiée en 1996, les développeurs ont
choisi de revenir aux sources du genre, en recentrant le débat sur la
peur. Pour cela, le jeu va revenir à un lieu unique, à l'image du
manoir du premier Resident Evil, va remettre l'accent sur l'ambiance
plutôt que sur l'action, et va surtout, pour la première fois dans la
saga canon, adopter un point de vue subjectif, afin de placer le
joueur directement dans la peau de Ethan, le personnage perdu dans ce cauchemar.

Ces éléments, on aura pu les découvrir dans la démo « Beginning Hour
», dans laquelle un personnage tentait de s'enfuir d'une petite
maison. Souvent comparée à la démo de Silent Hills, « P.T. », cette
version d'essai était une petite pépite d'ambiance, jouant à merveille
sur les sons et le sentiment de vulnérabilité. Une mise en bouche
parfaite, et surtout efficace même lorsqu'on recommençait ce bref
chapitre, malgré l'absence presque totale d'action. Quelques minutes
très prometteuses donc, mais qui faisaient également naître un doute :
le jeu entier pouvait-il reproduire cette ambiance si particulière
pendant plusieurs heures ?



Malheureusement, pas vraiment : si pendant quelques heures, le jeu
reprend les mécanismes de la démo, en un peu moins efficace, il les
abandonne assez vite au profit de séquences plus musclées (sans aller
évidemment jusqu'à l'action de "RE4" et suivants), d'une progression
plus linéaire, d'effets plus stéréotypés, d'ennemis plus nombreux vite
expédiés par une puissance de feu rapidement conséquente. Le jeu reste efficace et prenant, mais bien moins stressant, notamment lorsque l'on finit par sortir de la résidence principale.

Jusque-là, on aura pris un véritable plaisir, frissonnant à chaque
ouverture de porte, à chaque couloir mal éclairé, à chaque casse-tête
résolu, notamment lors de séquences de cache-cache qui mettront nos
nerfs à rude épreuve (notamment lorsque l'on découvrira le sort
d'autres victimes par le biais de VHS), d'autant que les échecs se
traduisent souvent par des mises à mort (très) brutales. Le jeu est en
effet particulièrement violent, le héros en prend vraiment plein la
tronche (je me souviendrai longtemps de mon premier game-over, d'une violence assez inouïe, et je vous recommanderai presque de vous laisser tuer lors de l'affrontement au grenier juste pour savourer cet instant bien barbare), mais fera également preuve d'une belle sauvagerie quand il faudra massacrer ses ennemis.



Du côté du gameplay, on sent la volonté de Capcom de revenir aux
sources : on se soigne à coups d'herbes vertes, on gère son inventaire
grâce à des coffres reliés entre eux, on sauvegarde dans des pièces
aux allures de sanctuaires, on accède à certaines pièces grâce à des
clés spéciales, on revient régulièrement sur nos pas, on se procure un
fusil en le remplaçant par une réplique... On se croirait par moments
revenus dans ce bon vieux manoir, en 1996.

La seconde partie du jeu sera hélas moins prenante : là où vous
redoutiez le moindre recoin au début du jeu, vous vous contenterez de
sprinter sans sourciller par la suite, imperméables aux jump-scares
sans saveur et aux nombreux ennemis (en quantité, pas en variété...)
qui n'offriront qu'une résistance de principe. Heureusement, quelques
moments forts et le mystère entourant la famille Baker vous
permettront de continuer à avancer sans vous ennuyer, mais la magie
n'opère plus pendant les dernières heures de la progression. Dommage.



Quelques heures formidables, aux effets parfaitement dosés, où l'on
voyage quelque part entre "Massacre à la tronçonneuse", "Blair Witch" et "Ring", Wes Craven et Stephen King, et où l'on ressent une véritable tension, puis une seconde partie plus convenue, comme si l'inspiration avait disparu : Resident Evil 7 est un jeu un peu frustrant mais marquant, qui renouvelle enfin, tant sur le gameplay que sur sa mythologie (le jeu reprend la thématique de base de la saga, la recherche d'armes biologiques, mais de façon différente mais finalement assez cohérente), une saga qui tournait en rond depuis plusieurs années. Je vais de ce pas me relancer une partie !

Welcome to the family, son.

5/6 - Steeve Raoult