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Alors qu’il avait échappé à un serial killer des plus redoutables surnommé « le collectionneur », Arkin est contraint d’aller dans l’antre de ce dernier pour y sauver la fille d’un père fortuné. Avec l’aide d’une poignée d’hommes de mains du riche patriarche, Arkin va devoir de nouveau lutter contre tous les pièges de ce tueur sadique et méthodique.



Figure montante du cinéma fantastique américain, le scénariste producteur et réalisateur Marcus Dunstan a déjà à son actif de nombreux scénarios de films tels que les trois volets de la saga des "feast" ou encore les 4ème, 5ème, 6ème et 7ème volets de la saga des "saw". En 2009, il réalise son premier film intitulé "the collector", un long-métrage coup de poing qui rencontre un joli petit succès auprès des amateurs de films fantastiques. Original, violent et sombre, ce premier film de Marcus Dunstan donnera lieu assez logiquement à une suite directe trois ans plus tard, "the collection".

Sortie directement sur support laser, cette suite directe au premier opus est-elle aussi réussie que son aîné ? Réponse dans cette rapide chronique de l’un des long-métrages les plus attendus de l’année 2012 chez les fantasticophiles !



Avec un budget bien plus important que lors de la réalisation de "the collector", nous étions en droit d’attendre de Marcus Dunstan une suite encore plus saisissante que ne l’était déjà le premier volet de ce qui ressemblait alors à une nouvelle saga concurrente des "saw".

Hé bien mal nous en a pris de trop espérer de ce deuxième volet qui, à la manière d’un "saw 2" justement (pour ne parler que de cette saga si chère à Marcus Dunstan), ne tiendra que trop peu de promesses, l’originalité étant tout comme le film de Darren Lynn Bousman l’un des gros atouts perdus en route entre les deux opus au profit d’un côté action bien plus mis en avant ici...

Car oui, "the collection" déçoit pour cette conformité dans lequel il rentre, ce manque de risque et d’inventivité dans son scénario lui faisant perdre beaucoup de sa superbe. Simple et fort classique, l’histoire que nous suivons dans ce deuxième opus suit une ligne directrice des plus banales, les rebondissements étant aux quasi abonnés absents (nous ne retiendrons finalement de cet opus que cette fameuse « collection » de victimes lobotomisées, réduites en espèces de morts-vivants enfermés dans les sous-sols de notre tueur sadique).
Entre giallo, slasher, survival et torture porn, le film de Marcus Dunstan se contente uniquement de nous présenter un petit groupe de mercenaires plongés dans l’antre de notre redoutable prédateur dans l’unique but de lui servir de proies.

De l’action, "the collection" vous en procurera cependant pour votre argent. Les pièges de notre collectionneur toujours aussi sadique sauront effectivement vous tirer quelques sourires, bien que la plupart de ces derniers paraissent bien moins inventifs que ceux du premier volet.
Même si l’introduction saura vous émoustiller par son sadisme et ses excès d’hémoglobine (une sorte de moissonneuse-batteuse fauche et réduit en charpie une foule de jeunes dans une discothèque aux allures clandestines avant d’écraser à l’aide d’une plate-forme horizontale la totalité des danseurs et danseuses sur le dancefloor : une scène qui fait étrangement penser à la scène d’introduction du film "le vaisseau de l’angoisse"), il faut déjà toutefois reconnaître à ce moment que le film ne fera pas dans la subtilité, les incohérences (je me bas comme un diable avec un bras cassé...) et exagérations (comment notre tueur a pu installer tout ce matos ??? La même question que nous nous posions déjà dans le premier opus en voyant tous ces pièges mis en place dans la demeure du riche négociant) étant de la partie pour finalement nous donner ce qui semble ressembler à un petit jeu de massacre pur et dur.



Malgré une trame scénaristique banale et un manque de cohérence dans certains passages, il faut toutefois reconnaître que "the collection" conserve heureusement quelques qualités que nous trouvions cependant déjà dans le premier volet. Très sombre, le film garde notamment une ambiance relativement pesante, bien que cette tension soit parfois entachée par de la musique ou des scènes d’action éparpillées par-ci par-là dans le scénario.
Notre tueur, au contraire, perd de son intérêt. Ce dernier apparaissant bien plus comme un super-vilain de films de super-héros que cet être machiavélique, rusé et méthodique, rencontré dans "the collector" et dont une grande partie des apparitions faisaient frissonner.

L’aspect gore de l’entreprise est également mis en avant ici, les pièges ne manquant parfois pas de piquant (juste d’originalité et parfois de lisibilité, ces derniers passant tellement rapidement devant la caméra...) et justifiant presque à eux seuls l’envie pour le public d’aller jusqu’au bout d’un scénario malheureusement trop classique.



Au final, ce second opus intitulé "the collection" est bien loin de son aîné. Moins inventif, trop typé action et parfois maladroit dans son scénario, le film de Marcus Dunstan ne restera pas dans les mémoires, ce dernier ne cherchant qu’à empiler les cadavres et à nous plonger dans un jeu du chat et de la souris sans grande originalité malheureusement. Une belle désillusion pour ma part même si le film se laisse toutefois regarder jusqu’au bout sans véritable ennui...








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