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Réalisation
Tod Williams

Scénariste
Adam Alleca , Stephen King

Date de sortie
2016

Genre
infection

Tagline


Cast
John Cusack
Samuel L. Jackson
Isabelle Fuhrman
Clark Sarullo


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Marcelo Zarvos

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3.3
(4 votes)
Clay Riddell, dessinateur de bandes-dessinées, est témoin d’une scène de carnage à l’aéroport de Boston : tous ceux qui se servent de leur téléphone portable se transforment instantanément en monstres sanguinaires. Il rejoint alors un petit groupe de survivants et part, avec Tom McCourt, à la recherche du signal à l’origine de ce chaos pour le stopper, avant qu’il ne soit trop tard...



En 2006 sortait Cellulaire, roman de Stephen King qui nous mettait en garde contre notre dépendance aux téléphones portables. Il imagine une histoire dans laquelle cet objet devenu un incontournable de notre quotidien sert de vecteur à une épidémie gigantesque, les ondes émises transformant en monstres psychotiques et sanguinaires toutes personnes utilisant un portable. Le roman a été très prisé auprès des fans, qui lui ont néanmoins reproché son final. Pour son adaptation cinématographique, Stephen King a joué au scénariste, aidé par Adam Alleca, et a modifié la fin de l'histoire. N'ayant pas lu le livre, je ne pourrais pas vous dire en quoi elle diffère.



Cell Phone, réalisé par Tod Williams, à qui l'on doit Paranormal Activity 2, joue avec plusieurs influences : les films d’infectés façon 28 jours plus tard ; les films post-apocalypse avec ville détruite, désertique, transformée en champ de bataille ; le road-trip, avec ce groupe de survivants devant se rendre d'un point A à un point B en échappant à la menace environnante. On peut ajouter à ces influences le jeu culte The Last of Us pour les relations entre les personnages, notamment entre celui interprété par John Cusack et celui de la jeune fille jouée par Isabelle Fuhrman. Pour finir, Cell Phone nous fait aussi penser à The Walking Dead, bien que les monstres du film ne soient pas des zombies mais bien des contaminés. Un phénomène de contamination original d'ailleurs puisque se propageant par les ondes émises au départ par les téléphones portables puis par les sons sortant de la bouche des infectés eux-mêmes, dans des scènes nous rappelant fortement L'Invasion des Profanateurs de 1978 et se dérivés. Le début du film, avec John Cusack arrivant dans un aéroport qui va devenir le lieu de théâtre de la première épidémie cellulaire est assez réussie et se révèle riche en tension et en action; Seul problème, on ressent nettement le manque de budget de cette production. En gros, on n'est pas dans World War Z et les maquillages et effets-spéciaux s'en ressentent clairement.



On a souvent l'impression de regarder un téléfilm quand on visionne Cell Phone. Ce qui n'est pas injurieux bien sûr, il existe d'excellents téléfilms d'ailleurs, mais force est de reconnaître que le film de Tod Williams manque d'ampleur et ne parvient jamais à faire oublier les modèles auxquels il se réfère. En fait, le film marque des points dans ses moments plus intimistes, dans ses phases plus posées, dans lesquelles les personnages s'interrogent, se rassurent et se donnent du courage. Déjà évoquée, la relation entre le héros et sa jeune voisine, qui viendra rejoindre leur groupe, joue sur l'émotion et parvient à nous convaincre, l'actrice Isabelle Fuhrman, vue dans Esther ou Hunger Games étant tout à fait à l'aise dans ce rôle. Il en va de même pour l'interprétation de Samuel L. Jackson, tout en retenu pourtant. Malgré ce casting de qualité, la sauce ne prend pas toujours même si dans l'ensemble, ça reste correct. Le final nous laisse sur notre faim par contre, on a l'impression que le réalisateur n'a pas vraiment eu le temps de nous expliquer l'origine de cette épidémie.



Pour une fois, on pourrait presque reprocher au film d'être trop court et de ne pas exploiter pleinement ses idées dont certaines sont très bonnes soit-dit en passant, telles la capacité des "phoners" à communiquer télépathiquement entre eux ou le fait que la nuit, la menace se fait moins oppressante que la journée par exemple. Dommage par contre que certaines intrigues secondaires soient mise de côté sans réelle explication (qui est vraiment l'homme à la capuche rouge, que le héros connaît bien puisqu'il est le héros de sa bande-dessinée ? Une image de son esprit ?) Cell Phone reste un spectacle appréciable au final, possède quelques séquences bien torchées et efficaces, balance de petits effets sanglants quand il le faut mais avec plus de moyen, il aurait pu atteindre une autre dimension pour se démarquer vraiment de ses influences. A noter un petit caméo de Lloyd Kaufman dans la séquence de l'aéroport...

Disponible en DVD et BR chez Marco Polo Production






Du même réalisateur :

PARANORMAL ACTIVITY 2