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Alors qu’ils étaient partis faire la fête dans une cabane perdue au fin fond de la campagne, une bande de jeunes se fait décimer par une créature bipède ressemblant à un loup. Rescapés de cette attaque bestiale ayant fait quatre morts, Derek et son amie Sam vont vite se rendre compte qu’ils ont été confrontés cette nuit-là à un loup-garou. Un monstre qui semblerait se cacher sous les traits du beau-père de Derek, un être exécrable, macho et indifférent qui vit sous le même toit que le jeune homme...



Diffusé en France sous un titre franchement abominable ("l’ordre du loup"), le film "big bad wolf" se montre bien plus explicite sous son vrai titre, dévoilant alors une pointe d’humour au spectateur désireux de voir cette petite série B fantastique.
Car oui, au même titre que des "teen wolf" ou "wolfcop" entre autres, le film de Lance W. Dreesen nous dresse le portrait d’un nouveau loup-garou avec un humour volontairement présent tout au long du métrage.

Cependant, le hic avec les films de loup-garou (comme pour d’autres registres du cinéma fantastique) est que nous avons bien souvent à boire et à manger et que nous sommes parfois confrontés à des films vraiment mauvais il faut bien le reconnaître.
Soyons francs, à première vue ce "big bad wolf" ne m’inspirait pas grand chose et ce n’est pas le titre français ou cette jaquette de dvd qui allaient me faire penser le contraire... Et pourtant, force est de constater que ce grand méchant loup est une assez bonne surprise et que ce dernier m’a fait passer un agréable moment devant mon téléviseur ! Pourquoi ? La réponse ci-dessous...



Passée une introduction faisant très amateur et pouvant rappeler ce qui se fait parfois en termes de monster movies nanaresques, "big bad wolf" va rapidement nous montrer ce qu’il a réellement dans la gueule en nous balançant une seconde confrontation avec son loup-garou, féroce et drôle à la fois. Railleries et blagues d’un lycanthrope qui n’hésitera pas à montrer un certain penchant pour la plastique de ses proies féminines (il semble prendre un malin plaisir à dénuder ses victimes pour mater les belles poitrines et nous gratifiera même d’une sodomie inattendue !), le ton est rapidement donné : ce monstre mi-homme mi-loup nous amusera autant qu’il nous montrera son sadisme et sa méchanceté à l’égard de ses victimes.

Même si nous pouvons reprocher au scénario (qui se rapproche fortement de celui de séries B américaines pourrons-nous dire d’un air amusé) d’être bien simpliste et linéaire mais également de regorger de scènes parfois convenues/prévisibles, nous ne pouvons toutefois pas reprocher à ce dernier de ne pas être divertissant. Car oui, "big bad wolf" est suffisamment rythmé (de multiples attaques de notre lycanthrope, une enquête où suspicions et rebondissements sont de mises) pour que nous demeurions attentifs du début à la fin de son histoire.
Cette enquête de Derek et Sam sur l’identité du loup-garou, qui nous rappellera un certain "vampire vous avez dit vampire ?", comporte son petit lot de péripéties qui, entre humour et suspense un brin gentillet, vous amèneront jusqu’à la bataille finale tant attendue qui s’avèrera certes peu transcendante mais sacrément dynamique.



Le casting de "big bad wolf" n’est pas en reste lui non plus. Outre notre duo de héros bien sympathiques, Derek et Sam, notre vilain méchant loup-garou campé par un Richard Tyson en grande forme (oui, ceci n’est pas un spoiler car nous connaissons l’identité du lycanthrope dès la première demi-heure de film !), qui nous rappelle son rôle de papa antipathique dans "un flic à la maternelle", nous fera passer un agréable moment en sa compagnie, ce dernier portant le film sur ses épaules sans grande hésitation.

Mais en dehors de ce personnage de beau-père exécrable, c’est surtout dans la peau du loup-garou que nous prendrons le plus de plaisir à suivre cet homme campé par Richard Tyson. En effet, cette bête poilue sadique, vulgaire (les dialogues sont parfois savoureux, entre intimidations de ses victimes et provocations) et obsédée (il faut le voir sauter sur les jeunes filles) va nous offrir quelques meurtres tantôt hors-champs tantôt bien saignants (décapitation, arrachage de testicules, tête arrachée en deux, jambes dévorées, morsures et autres effusions de sang...). Une réelle bonne surprise que ces quelques meurtres graphiques (même si certains demeurent un peu cheap il est vrai) qui apportent un réel plus à ce film à petit budget !

Dommage que notre loup-garou sodomite ne soit pas plus mis en avant d’un point de vue esthétisme. En effet, notre vilaine bête poilue n’est pas très design : un semblant de masque aux traits rigides et un costume d’Halloween semblent faire l’affaire pour donner naissance à notre lycanthrope...
Ne cherchez pas non plus dans "big bad wolf" une scène de transformation digne de ce nom, le budget n’étant manifestement pas assez élevé pour se permettre ce genre de prouesse technique que nous attendons pourtant souvent au tournant dans les films de loup-garou. Ici vous n’aurez effectivement droit qu’à une transformation à moitié amputée, saccadée et visuellement peu convaincante. « Tant pis ! » dirons-nous.



Bien que notre loup-garou ne soit pas un exemple de réussite esthétiquement parlant et que nous n’avons malheureusement pas droit à sa transformation tant attendue, il faut toutefois bien admettre que ce "big bad wolf" est très agréable à suivre et vous offrira de bien sympathiques péripéties en compagnie de ce lycanthrope peu ordinaire car vulgaire et très porté sur le cul, drôle et sadique à la fois ! Une bonne petite série B à voir !








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