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Une bouteille jetée à la mer, repêchée et oubliée dans un commissariat des Highlands. A l’intérieur, un appel au secours écrit en lettres de sang et en danois. Lorsque le message échoue au Département V de la police de Copenhague, chargé des dossiers non élucidés, les années ont passé... L’imprévisible Carl Mørck, Assad, son assistant syrien au flair infaillible, et Rose, leur secrétaire, vont-ils prendre au sérieux ce SOS ?



Après Miséricorde et Profanation, le duo inspiré des romans de Jussi Adler-Olsen revient pour une troisième affaire, qui a de nouveau battu des records d'entrée au Danemark. Hans Petter Molland succède à Peter Norgaard à la réalisation, pour une histoire basée sur des enlèvements d'enfants au sein de communautés religieuses très fermées. Hélas, cette fois, on ressort du film avec un sentiment plutôt mitigé.



L'impression générale, en fait, est celle d'un survol très lointain du sujet. Alors que le sujet est assez formidable, avec cette plongée dans les obscurantismes religieux et leur culture du secret bien utilisés par le tueur en série (Pal Sverre Valheim Hagen, à qui l'on donnerait justement le bon Dieu sans confession), le film reste en surface. Cela vient peut-être des problèmes d'adaptation des deux premiers volets, qui délaissaient presque totalement les spécificités liées au personnage d'Assad et à son passé : d'une place centrale dans le roman, l'assistant musulman fait presque de la figuration dans un film pourtant centré sur la religion. Un peu dommage quand même...



Cette sensation de survol se retrouve également du côté de l'enquête : évidemment moins développée que dans le roman, elle manque clairement de liant, entre éléments rapidement balancés au placard (la bouteille à la mer est déchiffrée puis oubliée en un temps record) et solutions qui tombent du ciel.Les policiers ne font finalement aucune recherche, ou presque, et tout semble leur tomber sous le nez par hasard, là où les deux volets précédents parvenaient à offrir une intrigue et une enquête cohérente.



Après deux premiers volets très réussis, Délivrance est donc une petite déception. Si l'on retrouve avec un certain plaisir la saga, on ne pourra que regretter des choix scénaristiques trop faciles faisant souvent passer le film à côté de son sujet. Pour le reste, entre flash-backs réguliers, poussées de suspense (là aussi, souvent mal gérés, comme les scènes du train ou de l'hôpital) et mise en scène froide, nous restons en terrain connu, mais sans le désir de vite enchaîner sur le prochain opus...








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