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Réalisation
Lowell Dean

Scénariste
Lowell Dean

Date de sortie
2014

Genre
Loups-garous

Tagline


Cast
Leo Fafard
Amy Matysio
Jonathan Cherry
Sarah Lind
Aidan Devine
Jesse Moss...


Pays
Canada

Production


Musique
Natasha Duprey

Effets spéciaux



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Flic alcoolique dans une petite bourgade où pullulent dealers, braqueurs et autres taggers, Lou va un beau jour se réveiller avec des sens étonnamment décuplés et des poils étrangement résistants lors du rasage matinal. Très vite, Lou va comprendre qu’il peut se transformer en loup-garou et avoir une force surhumaine. Aidé par l’un de ces compères Willie, notre ami policier va alors décider de faire régner l’ordre dans la ville de Woodhaven.



Passé dans une poignée de festivals dans le Monde, la petite série B canadienne "wolfcop" a fait sensation dans son pays d’origine et a notamment raflé en 2015 le Prix du Meilleur Film lors de son passage au festival portugais Fantasporto.

Mélange d’horreur et d’humour (nous pensons forcément à "teen wolf" à la vue du film de Lowell Dean) sentant bon les Eighties, "wolfcop" ne ment pas en nous dévoilant une affiche très « grindhouse » avec des guns, des explosions et des personnages visiblement un brin décalés.
Car effectivement, ce petit film canadien s’avère être une assez bonne surprise, malgré ce côté quelque peu amateur par moments (dû à un manque de budget évident), et saura vous divertir à coup sûr durant les 1h15 environ de film.



Avec son second degré parfaitement assumé, "wolfcop" joue la carte de l’humour du début à la fin, le film de Lowell Dean ne manquant pas de nous balancer des scènes carrément délirantes pour ne pas dire parfois à la limite de la débilité (un style qui ne plaira certes pas à tous les publics, certain(e)s pouvant trouver le film trop absurde...). Voir un loup-garou habillé en flic tuniser sa voiture façon « super wolfman » puis tirer sur des braqueurs déguisés en cochons, assister à une scène de baise entre ce même loup-garou et une parfaite bombasse sous une musique sortie tout droit d’un film érotique, sans oublier une scène inoubliable où un pénis humain se transforme en pénis de loup-garou... Tant de loufoqueries parfaitement assumées qui font de "wolfcop" un film tenant le public en haleine sans grande difficulté, le rythme étant d’ailleurs bien maintenu tout au long de notre histoire si nous faisons exception de ce final quelque peu longuet et répétitif (un petit caillou dans la godasse dirons-nous mais qui ne gâche en rien la qualité globale de cette petite série B bien sympathique !)

Malgré quelques acteurs clairement amateurs, le casting de "wolfcop" est fort sympathique et amuse avec ses personnages parfois décalés et aux dialogues amusants comme en témoigne ce duo Lou-Willie qui incarnent des justiciers aux méthodes clairement expéditives.
Aidé par son ami un peu con-con et aguiché par une barwoman ultra sexy, Lou est le parfait anti-héros que nous prenons plaisir à suivre dans ses mésaventures saugrenues. Guidé par l’alcool (ce dernier ne perd jamais un moment pour prendre une petite rasade d’eau de vie ou de bière) et blasé par les réflexions de son boss en raison de son manque de professionnalisme (alcool au travail, retards réguliers, affaires sans grand intérêt...), notre cher Lou va devenir contre toute attente le parfait justicier, le super flic (aux méthodes certes radicales) qui combat et tient tête aux méchants grâce à ce pouvoir qu’il a reçu. Fini Lou le looser, alcoolique et fainéant, et place à présent à Lou le supercop !



Le seul réel regret que nous pourrions avoir (moi en tout cas) après avoir visionné "wolfcop" est de ne pas avoir vu suffisamment d’altercations entre notre policier lycanthrope et les voyous qui peuplent la bourgade de Woodhaven. En effet, mis à part deux tagueurs, une petite poignée de braqueurs et une grosse bande de motards/dealers, Lou semble préférer tourner autour de la belle barwoman et boire de l’alcool que de nous montrer une multitude d’arrestations en tout genre. Enfin, ne boudons pas notre plaisir face à ces quelques altercations qui demeurent réellement savoureuses et délirantes à souhait : trissette d’urine sur les tagueurs qui s’enfuient en hurlant, carnage au cours d’une fiesta de motards dans laquelle arrachage de visage et de bras ou encore décapitation seront de la partie !

Car oui "wolfcop" est aussi un bel exemple de ce que l’on peut faire d’un point de vue SFX avec un budget pourtant difficilement compatible avec les attentes d’un script parfois généreux en scènes gores/trashs et ne cachant pas un certain penchant pour les transformations en loup-garou. De manière générale, les effets spéciaux tiennent très bien la route et nous offrent de bien jolies transformations (gores et saisissantes) comme nous l’espérions sans trop y croire au départ. Et pourtant quelle surprise de voir Lou se transformer en lycanthrope avec des effets à l’ancienne à base de latex, d’animatroniques, de lentilles de couleurs et de maquillages, se refusant à la technologie contemporaine.



Au final, "wolfcop" est une agréable série B, très divertissante et au second degré clairement assumé. Véritable hommage aux films de monstres des années 80, ce long-métrage canadien pourtant peu connu dans nos contrées vaut bien plus que la plupart des films de loup-garous qui pullulent dans les bacs dvd de grandes surfaces. Budget serré oblige, il est presque dommage que notre cher Lou, le justicier lycanthrope, ne s’en donne encore pas plus à cœur joie contre les délinquants qui sévissent en nombre incalculable dans la petite ville de Woodhaven (1h15, c’est vraiment trop peu pour ce genre de production qui méritait bien une quinzaine de minutes d’action supplémentaire pour aller encore plus loin dans cet esprit grindhouse)!








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