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Après avoir assisté à l'assassinat de leurs parents dans le New Jersey, Marcus et sa sœur Audrey deviennent des pupilles de l'État et sont envoyés dans un orphelinat catholique. Mais les enfants vont être séparés : la jeune fille sera placée dans une famille d'accueil alors que le jeune frère, lui, restera à l’orphelinat où, à cause de son tempérament hyper violent, il subira abus quotidiens et humiliations terribles comme celle d’être enfermé dans une cage tel un animal portant le masque de la honte. N’ayant jamais pardonné à sa sœur de l’avoir abandonné, Marcus attend patiemment le jour de ses 21 ans, afin d’organiser des retrouvailles entre elle et lui…



Seconde réalisation de Matt Farnsworth (par ailleurs crédité au générique) après un film dramatique baptisé « Meurtres en Iowa », The Orphan Killer a bénéficié d’une assez bonne réputation avant sa sortie DVD et a été présenté dans nombre de festivals. Après une version de test limitée distribuée par Facebook, le métrage a été présenté en première à Sitges alors qu’en Italie, le réalisateur a été honoré par un prix Antonio Margheriti au Tohorror et a même été élu meilleur long-métrage au Festival de Cinéma de Terreur de Molins de Rei, en Espagne. Ces distinctions alléchantes donnent carrément envie de visionner le film, non ? Qu’en est-il vraiment ?

Prenez un confetti en guise de scénario car il ne met finalement en images qu’une banale vengeance d’un frère délaissé par sa sœur, un croquemitaine masqué condensant à lui seul le curieux mélange de Leatherface, Jason Voorhees et Michael Myers et agrémentez le tout d'un peu de musique métal inaudible, de plans de caméra saccadés puis des scènes les plus gore des films du genre et vous aurez à peu près une idée de ce que peut donner The Orphan Killer ! Côté scénario, c’est vrai que c’est un peu léger car on s’ennuie tout de même ferme avec cette histoire mal exploitée de l’orphelin persécuté dans sa jeunesse qui se mue en véritable serial killer une fois adulte. Cela manque cruellement d’originalité et puis de crédibilité comme par exemple quand la sœur, qui travaille à l’école catholique, se balade toute la journée en bas résille et mini-jupe ou bien prend sa douche dans les sous-sols de l’institution, en se tortillant lascivement sous le jet d'eau !



Dans un slasher ou autre film de ce type avec un tueur fou décimant tous les bipèdes croisant malencontreusement son chemin, c'est vrai qu’il est important de créer un meurtrier à fort charisme et souvent mutique. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que certaines sagas sont devenues des classiques du cinéma comme notamment les "Halloween", "Vendredi 13", et autres "Massacre à la tronçonneuse". Toutefois, ici, le tueur malgré son apparence assez sympa due à son masque, est tout sauf charismatique, mais surtout le pire c’est sa voix d’outre-tombe beaucoup plus ridicule qu’effrayante !

Le film s’ouvre sur une scène violente avec un son de metalcore tonitruant, qui définira bien l'ambiance globale distillée tout au long du métrage. Mais ça devient vite lassant pour les oreilles et pour les vieux fans comme votre dévoué, c’est raté et pas du tout au niveau d’un Rob Zombie, qui sait, lui, créer un climax rien qu’avec une bande-son hard mais en totale adéquation avec ce qu’il nous offre à l’écran ! Quant aux plans de caméra, au-secours, le caméraman doit être parkinsonien car c’est terrible pour les yeux et puis cette façon de filmer avec des angles étranges, ça énerve quand même pas mal car on a l’impression que Farnsworth se moque de nous ou bien qu’il a posé sa caméra au sol pendant qu’il est allé vider sa vessie trop pleine, un peu comme les plans d’un "Battlefield Earth" de sinistre mémoire ! Et puis, faut aussi lui dire d’arrêter d’abuser des flashbacks, car à force, ça lasse !



Le seul mérite de ce film est d'avoir des effets gore vraiment très bons car de la cervelle qui saute et du cerveau qui pisse le sang il y en a dans The Orphan Killer mais c'est loin d'être suffisant sur la durée car quand il n’y a pas de boucherie à se mettre sous la dent, on se fait royalement chier ! On trouve ainsi pêle-mêle : des meurtres au couteau ou au fil barbelé, des coups de machette en quantité, une décapitation ou encore une séparation de membres, j’en passe et des meilleurs. Mais tout ça nous laisse froid, le fond est tellement chétif ! Heureusement que côté casting on croise le vieux John Savage ("The killing kind", "Bereavement"), une tête connue ce qui peut rassurer le spectateur mais au temps de jeu toutefois très limité et surtout Diane Foster, la sœur aux formes plus que généreuses…



Les productions d'horreur dénuées de rythme et n'ayant aucun intérêt à part montrer moult effusions d’hémoglobine semblent se multiplier avec le temps. Matt Farnsworth ne faillit malheureusement pas à cette règle et signe donc avec son long-métrage un énième ersatz de "Halloween" et consorts sans réel message. En bref, ceux qui veulent voir des massacres à répétition seront ravis, ceux qui cherchent un film un peu plus travaillé scénaristiquement peineront à le visionner jusqu'à la fin. Préférez-lui alors largement les très graphiques et mieux scénarisés "Laid to rest" et surtout "Chromeskull : Laid to rest 2" avec son tueur hyper réussi !



Farnsworth aurait déclaré avoir terminé les scripts pour deux suites et envisagerait de publier une série web sur la base du premier The Orphan Killer. Eh bien ce sera sans moi les gars, merci bien !






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