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La famille Fleeges emménage dans une nouvelle maison et découvre dans le garage des cassettes vidéos de l'enfance de Katie et Kristi, et une caméra leur permettant de voir ce qui se déroule véritablement autour d'eux...



Allez, cette fois, c'est promis : c'est le dernier ! Après 6 volets oscillant entre le navet et le très moyen, la saga Paranormal Activity tire enfin sa révérence, avec la promesse de répondre à toutes les questions : pourquoi le fantôme fait-il autant de bruit pour monter des escaliers ? Pourquoi me suis-je farci tous les épisodes de la série ? Comment tout ça a-t-il pu durer aussi longtemps ? Un dernier volet qui se sera fait désirer : initialement prévu pour sortir en octobre 2013, il a ensuite été repoussé à octobre 2014, puis mars 2015. Et quand on pensait enfin être épargnés, il débarque finalement chez nous ce 20 octobre 2015. En 3D, parce qu'il ne fallait pas louper cette dernière (enfin, on espère) occasion de plumer les pigeons. Et avec cette promesse absolument insensée : pour la première fois, vous allez voir les phénomènes !!!



En fait, rien ne change vraiment : on retrouve la progression caractéristique de la saga, des gentilles petites premières manifestations à une fin où l'entité s'en donne à coeur joie. L'unique nouveauté est donc le fait de voir ce qui fait voler les objets, ce qui détruit l'un des uniques points positifs de la saga : là où la suggestion et les manifestations discrètes se révélaient parfois efficaces, notamment dans Paranormal activity 3, le fait de voir, grâce à une "caméra spéciale de la mort avec plein d'options et les jantes alu" est un fiasco presque total. Imaginez donc des jump-scares déjà inefficaces (oui, on nous balance toujours ce fond sonore pour nous les annoncer), que l'on peut maintenant littéralement voir venir... On se demande vraiment ce qu'ils ont voulu essayer...

Quant au scénario et aux révélations, n'en attendez rien. Bien sûr, le fait de vouloir répondre à des questions que personne ne se pose est déjà un problème, mais le fait de, finalement, ne se reposer que sur l'épisode 3 (les autres n'étant vaguement évoqués que par le biais d'une réplique ou deux) montre bien l'absence totale d'ambition des quatre (oui, quatre !) scénaristes. On n'est pas loin du foutage de gueule, mais on n'est plus vraiment surpris.



Un foutage de gueule qui se poursuit jusque dans la "3D", absente pendant les 3/4 du film : oui, vous pourrez enlever vos lunettes, elle n'est utilisée que lors des manifestations (et, avouons-le quand même, de façon parfois sympathique). Des manifestations par ailleurs toujours identiques, sauf que Toby (qui est par ailleurs bien laid) a appris à se déplacer sans faire de bruit. Allez, on sauvera quand même quelques séquences, principalement lorsque les personnages regardent les vidéos de Katie et Kristi, aussi troublantes que le final de The Marked ones.



Pour le reste, on appréciera d'être enfin arrivés au bout d'une saga qui aura réussi à aller jusqu'au bout de son processus opportuniste. Tant de films pour ne rien raconter, pour montrer - ou pas - toujours la même chose, c'est presque remarquable. On espère seulement qu'après des suites, une préquelle, des spin-offs, de la 3D, la saga a vraiment fini de se décliner... même si à ce rythme, on ne serait pas surpris de voir débarquer un remake dans 2 ans.









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