RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Réalisation
Jonathan Lewis

Scénariste
Shawn Lewis, Mitch Mayes

Date de sortie
2007

Genre
jouets meurtriers

Tagline


Cast
Heather Murphy
Natasha Talonz
Martin Boone
Erika Branich


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
The Giallos Flame

Effets spéciaux



Cliquez pour noter..
Un homme noir, Mubia Abul-Jama, est condamné pour avoir assassiné quinze jeunes femmes blanches. Un soir, Heather teste son Ouija et finit par ramener le tueur à la vie à travers une poupée de ventriloque. Les deux protagonistes vivront une belle et heureuse histoire d'amour jusqu'au jour où la poupée réclame plus de fesses blanches et les paires de seins qui vont avec. Mais le sexe n'est pas suffisant et la marionnette retrouvera ses pulsions meurtrières pour commettre un massacre.



Produit par la société Rotten Cotton, spécialisé dans la vente de T-shirt de films de genre, "Black Devil Doll" est le remake inavoué du film fauché des années 80 "Black Devil Doll From Hell". Une relecture vulgaire et portée sur la perversion, l'absurdité volontaire et l'humour potache, les intellectuels pourront vite passer leur chemin car ici, les seuls éléments principaux du film tiennent entre une bonne paire de boobs, des "Fuck" à tout va et notre poupée black afro s'avérant être une véritable bête de sexe enragée.


Rien de sérieux évidemment, rien qu'à voir la présentation animée hilarante faisant un gros doigt d'honneur au comité de censure (tenu par des blancs) et le très bon générique monté à la James Bond n'ayant certes aucun rapport avec le thème du film mais annonçant la couleur en ce qui concerne l'absurdité assumée omniprésente pendant les 60 minutes (environ) du film. Inutile de vous cacher que ce métrage n'est qu'une simple curiosité à voir si on est amateur du mauvais goût et des blagues grasses sexuelles pour poivrots traînant au bistrot toute une après-midi avec leur bière à la main, leur bide sorti et une main posée sur la paire de baloches.



En termes de vulgarité, de grossièreté et d'insultes en tous genres, "The Black Devil Doll" se place au même niveau que le slasher "Gutterballs" de Nicholson, de même pour l'humour bas de gamme et loufoque. La subtilité c'est trop compliqué ? Et bien pourquoi ne pas se contenter de balancer quelques nichons pour attirer l'attention du spectateur masculin ? On imagine bien la bande de vieux potes qui passent leur temps à ricaner et à grogner face à chaque "plan-nichon" qu'offre ce film underground aussi volontairement mauvais que "Gingerdead Man 2". Même si le ridicule du film pourra en faire sourire plus d'un, sa longueur et son rythme ralenti pourront en ennuyer d'autres.


Après la présentation d'Heather et de sa grosse paire de seins alléchante, cette dernière s'adonnera au jeu du Ouija qui fera directement revivre Mubia dans une de ses poupées de ventriloque pour ensuite vivre une formidable histoire d'amour avant de passer à l'acte torride. Une des séquences de sexe avec Natasha Talonz, une blonde à forte poitrine, rappelle d'ailleurs sans hésitation une des meilleures scènes de "Team America" et qui montre que derrière cette poupée de petite taille se cache un étalon black queutard déboîtant tout ce qui bouge quand il veut et où il veut. Rassurez-vous, les scènes de sexe ne sont pas pornographiques mais elles sont aussi gratuites que les fabuleux monologues vulgaires, racistes et sexistes de la marionnette. Chucky pourra d'ailleurs aller se rhabiller car celui qui à la plus grosse, c'est évidemment Mubia !



Quant aux autres personnages, on ne nage pas dans l'intelligence et la construction soignée. Partie de twister, lavage de voiture en mode grosses cochonnes, comparaison de seins etc. les demoiselles en tenue (très) courte seront là pour le plus grand plaisir des hommes quel que soit le vide scénaristique qui pèse sur le film ou encore l'amateurisme inévitable des acteurs. On s'en fout, on est là pour les fesses, les gros-mots et le sang !

Totalement assumé, sans prétention, tourné dans un esprit de "je-m'en-foutisme" flagrant, "Black Devil Doll" se moque de lui-même et est à considérer comme un divertissement grossier sans réel intérêt plutôt et non comme une oeuvre innovante aux buts artistiques et tentant de devenir la nouvelle référence de poupée tueuse. Mais inutile de l'affirmer sachant que les premières minutes du film dévoilent directement sa forme grotesque et perverse de film raté.

En plus de ce lot rempli d'immaturité délirante, quelques meurtres sanglants s'enchaîneront sans vouloir être entièrement convaincants dans les effets gore. Tous les ingrédients sont minimalistes mais offrent un cocktail savoureux d'images trash débiles sans se soucier de la moindre touche de moralité.



Après quelques coups de couteau, un défonçage de crâne à la batte de baseball, un étranglement etc. la poupée black ne se privera pas non plus de violer chaque corps après leur mise à mort (que ce soit sur une femme ou sur un homme) histoire de lâcher sa purée là où il peut (en revanche les éjaculations montrées donnent l'impression d'avoir été effectuées avec un dentifrice). On n'oubliera pas non plus l'ouverture d'une porte en la faisant fondre avec un jet acide d'excréments. Bienvenu dans un monde riche en poésie, bon goût et subtilité. Dommage que ce soit le genre d'humour auquel on s'habitue vite, surtout quand le film en question dure aussi longtemps.

"Black Devil Doll" aurait très bien pu réduire certaines scènes de dialogues inutiles pour se concentrer uniquement sur ses débilités. Une demi-heure aurait été largement suffisante pour un concept de ce genre surtout quand derrière les grossièretés faciles de toutes formes ne cachent pas la moindre inventivité. Au moins, le réalisateur aura su comment amuser son public sans se prendre la tête et avec des idées aussi limitées que ses moyens et aura livré, au milieu de tout ces nibards, une petite poignée de séquences gore en particulier dans un final qui conclut le film en beauté avec plusieurs éclaboussures de sang. Pour finir, on se retrouve devant un film qui penche plus sur le comico-gore que l'érotico-gore bien que la nudité soit l'élément dominant.

Réalisé pour la facilité de fournir un objet filmique bête, stupide, vulgaire, provocateur, drôle et sanglant, "Black Devil Doll" reste une petite curiosité sans importance mais qu'on ne peut pas détester pour ses idioties osées mais amusantes.










Du même réalisateur :