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Suite au décès de son père, Kristel se rend avec des amis à une mine désaffectée où ce dernier travaillait afin de rechercher quelques affaires à lui. Avant de repartir, notre joyeuse bande d’amis se retrouve entraîner dans une visite surprise de la mine. Une sympathique expérience, durant laquelle sursauts et culture sont au rendez-vous, jusqu’à ce que nos apprentis mineurs constatent que l’ascenseur leur permettant de remonter à la surface est tombé en panne… Coincés dans cette mine labyrinthique, Kristel et ses amis vont rapidement découvrir qu’ils ne sont pas seuls. En effet, l’âme d’un ancien serial killer sur lequel avait notamment travaillé son père rôde dans les galeries de la mine…



Peu connu dans nos contrées, "slaughter night" est un film hollando-belge de 2006 surfant sur les classiques des années 80. Plus précisément, ce dernier va clairement s’inspirer de films du début des Eighties, comme par exemple "evil dead", "meurtres à la saint valentin" (1981) ou encore "the thing" (1982). Un constat qui n’est pas sans nous déplaire ceci dit, ces références étant de très bonne facture, du moment que le plagiat outrancier n’est pas de mise.

A cheval entre deux genres, le slasher et le film paranormal (diable/démons/sorcellerie), "slaughter night" n’est pas dénué d’intérêt mais présente malheureusement bien trop de défauts pour rester dans la mémoire des cinéphiles que nous sommes.



Si le film de Frank Van Geloven et Edwin Visser nous offre un cadre bien sympathique et une atmosphère des plus angoissantes (les galeries sombres et humides d’une mine désaffectée labyrinthique), rappelant quelque peu les grandes galeries souterraines et claustrophobiques de "the descent", ce dernier peine cependant à tenir son public en haleine.
En effet, passé une introduction réussissant à nous mettre en appétit (nous sommes invités à suivre les décapitations en série d’un serial killer de l’époque), il nous faudra attendre 25 minutes pour enfin descendre dans la mine et encore plus pour commencer à ressentir la menace qui rôde dans ses longues galeries…

Alors que nous ne pouvons déjà pas faire d’éloges sur le scénario de "slaughter night" en manque flagrant d’originalité (je pioche un peu par-ci et par-là… sans vouloir faire de jeux de mots!), la lenteur de la première partie et le côté parfois très répétitif de ce qui va suivre ne vont pas aider le spectateur à profiter pleinement du film.

Et ce ne sont pas non plus les nombreuses incohérences disséminées un peu partout dans le film qui vont nous rabibocher avec notre duo de réalisateurs-scénaristes. Certaines séquences sont tout simplement désastreuses et discréditent en grande partie notre histoire : si nous pardonnons le fameux cliché du « on va se séparer (pour mieux crever) », le fait de se mettre à vouloir communiquer avec les esprits en utilisant une planche de Ouija dans une mine (décidemment, après le décevant "ouija" et maintenant cette scène risible, la fameuse planche ne me réussit pas cette année…) ou encore de nous mettre face à des personnes possédées par l’âme du serial killer dont les motivations semblent incertaines (un coup tu veux me décapiter car tu as besoin de ma tête pour effectuer un rite, et un autre coup tu veux juste me bouffer la chair comme un vulgaire zombie : mais que veux-tu donc à la fin???) sont des exemples d’incohérence parmi tant d’autres dans "slaughter night" (allez, petit spoiler à lire si vous le souhaitez : et si je vous disais que là aussi, comme dans le final de "ouija", un proche décédé viendra même aider nos amis! Non?? Si!).

Concernant le casting, nous n’allons pas non plus trop longtemps nous attarder dessus car ce dernier n’en vaut vraiment pas la peine. Si nous faisons exception de notre héroïne et du guide de la mine, le reste du casting s’avère assez médiocre. Peu attachants, les personnages sont en fait soit débiles (la poupée Barbie, le jeune con encore en pleine puberté sans oublier notre diseuse de bonne aventure qui nous saoule avec ses cartes de tarot…), soit pas suffisamment travaillés (le jeune noir et le héros) soit transparents. Au choix!
Ce n’est donc pas de ce côté-là encore que nous irons chercher des qualités à ce « massacre nocturne »… Et pourquoi pas aller voir ce qui se passe justement du côté des meurtres dont parle le titre ?



Très (trop) mollasson dans sa première partie (nous avons droit aux clichés habituels, entre blagues idiotes, dégustations de drogues et autres bavardages inutiles), "slaughter night" commencera à justifier son titre que bien plus tard! Et ce sera en effet chose faite avec des meurtres perpétrés au goutte à goutte avec des effets spéciaux plus ou moins bien réussis il faut le reconnaître. Head shoot, décapitations en veux-tu en voilà, déchiquetage de chair, planté de pioche, tête ouverte en deux dans le sens de la largeur (nous pensons inévitablement à "détour mortel")… Pour ce qui est du massacre annoncé dans le titre racoleur du film de Frank Van Geloven et Edwin Visser, nous ne sommes pas trompés sur la marchandise. Par ailleurs, les maquillages des personnes possédées par l’âme du serial killer sont réussis (regard vitreux, dents pourries…).

Dommage cependant que certains meurtres se retrouvent hors-champs (du coup nous découvrons peu de temps après le corps sans tête des victimes…), peu visibles (la scène du marteau piqueur est très gentillette) ou tout simplement gâchés par une caméra parkinsonienne semblant avoir été fourrée dans le fion d’une danseuse du ventre… Ajoutons à cela une image assez sombre (forcément, dans une mine…) et parfois granuleuse et nous pouvons logiquement être quelque peu déçus du rendu final de nombreuses scènes d’action ou de meurtre.



Dans un slasher (voire même un survival), quand nous avons une réalisation loin d’être au top, un casting médiocre, un scénario peu original et des soucis de tempo, nous espérons au moins y trouver du tape à l’œil (maquillage, scènes sanglantes et/ou brutales) à l’image par exemple de l’"intruder" de Scott Spiegel (le dernier gros slasher des Eighties) ou encore du gore "gutterballs" de Ryan Nicholson pour ne citer qu’eux… Alors certes, il y a des scènes sympathiquement saignantes dans ce "slaughter night" mais à ce niveau là-aussi nous n’arrivons pas à être pleinement satisfaits.








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