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Réalisation
Ciaràn Foy

Scénariste
Scott Derrickson, C. Robert Cargill

Date de sortie
2015

Genre
possession

Tagline


Cast
James Ransone
Shannyn Sossamon
Robert Sloan


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
Tomandandy

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3
(2 votes)
Alors qu’il reprend son enquête inachevée sur les homicides non résolus, l’ex-shérif adjoint fait la connaissance d’une jeune mère de famille et de ses jumeaux. Ces derniers viennent de s’installer dans une maison où des événements macabres se sont produits. Tout porte à croire qu’il s’agit une nouvelle fois de la même entité surnaturelle et que la famille est en danger ...



Le premier "Sinister" avait été une des rares bonnes surprises de ces dernières années en ce qui concerne le cinéma d’épouvante. Certes imparfait, avec quelques effets ratés, il se démarquait par son côté morbide et certaines séquences à l’ambiance très réussie. Sans surprise, son petit succès nous vaut aujourd’hui une suite.



Clairement conçue comme un sous-produit de l’original, cette suite va s’acharner à remplir à la lettre le cahier des charges, se contentant de profiter de ce que le film de Scott Derrickson avait mis en place. Plus besoin d’installer un mystère autour des tueries ou de l’entité démoniaque (par ailleurs beaucoup trop présente ici), aussi le film va-t-il s’acharner à répéter le système des petites vidéos morbides qui avaient fait le sel du premier volet. Seulement voilà, là où ces séquences installaient un véritable malaise, faisaient naître un vrai climat menaçant autour du personnage interprété par Ethan Hawke, elles perdent ici tout leur impact, reléguées au rang de divertissement pour enfants fantômes. Cela n’empêche par certaines d’être assez malsaines, comme le massacre dans l’église, mais aucun de ces moments ne fait naître de véritable tension.



Il faut dire que le film semble hésiter à emprunter la voie de l’épouvante. En dehors des jump-scares grotesques qu’on ne peut décidément plus éviter de nos jours, les diverses apparitions ont un rôle narratif plutôt qu’effrayant, à l’image de ces enfants fantômes qui ne cherchent plus à faire sursauter personne, mais tentent d’inciter le jeune garçon de la famille à massacrer les siens. Le film se concentre d’ailleurs principalement sur ce personnage, même s’il nous propose également une enquête sur le démon par l’intermédiaire du shérif-adjoint du premier volet. De même, bien que cet aspect reste très convenu, Sinister 2 s’attache à développer ses personnages, à leur donner un passé, et choisit ainsi de donner une raison à certains comportements qui auraient semblé grotesques : ce n’est pas grand-chose, mais l’effort mérite d’être noté, surtout à l’époque des personnages prétextes que l’on retrouve bien trop souvent.



Clairement moins réussi que le premier volet, ce second chapitre est finalement loin d’être honteux. S’il se contente trop souvent de singer son modèle sans en avoir l’efficacité, il a au moins le mérite de ne pas trop prendre le spectateur pour un con, en faisant l’effort de développer un peu son histoire. Rien de bien exceptionnel, certes, mais faute de grives…









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