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Réalisation
Leigh Whannell

Scénariste
Leigh Whannell

Date de sortie
2015

Genre
spectres

Tagline


Cast
Dermot Mulroney
Stefanie Scott
Angus Sampson
Leigh Whannell


Pays
Etats-Unis, Canada

Production


Musique
Joseph Bishara

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 2.8
(4 votes)
Parce qu’elle a l’impression que sa mère défunte cherche à entrer en contact avec elle, la jeune Quinn Brenner se tourne vers Elise, un médium qui possède un véritable don mais refuse de l’utiliser depuis la tragédie qu’elle a vécue autrefois. Lorsque Quinn est attaquée par une entité malveillante, Sean, le père de la jeune fille, supplie Elise de les aider. Secondée par deux parapsychologues, Tucker et Specs, Elise accepte alors de tenter d’entrer en contact avec les morts. Forcée de s’aventurer dans les tréfonds de l’au-delà pour protéger Quinn, Elise va affronter le pire ennemi qu’elle ait jamais rencontré : un démon dévoreur d’âmes…



Après un premier volet très sympathique, même s'il supportait difficilement une seconde vision, puis une suite lamentable, la saga Insidious s'enrichit d'un troisième volet, en forme de préquelle. L'occasion de suivre Elise la médium, dans une affaire plus ancienne mais suivant toujours le même schéma, où un démon tente de prendre possession du corps d'une jeune fille affaiblie.




Rien de nouveau donc, on retrouve les mêmes dispositifs, les mêmes éléments scénaristiques, la même ambiance visuelle lors des inévitables séquences dans l'autre monde, la même tendance qu'a la médium à refuser d'aider la victime avant de l'aider (ce n'est plus un lieu commun à ce niveau, ça doit carrément être l'équivalent du serment d'Hippocrate chez le médium : « ne jamais accepter une affaire avant que le client n'en ait vraiment pris plein la tronche »)... et cette même paresse dans les mécanismes pour faire sursauter.



C'est dommage, parce que certaines séquences réussissent à mettre en place une petite ambiance, en profitant de la vulnérabilité de Quinn. Hélas, à toujours tout vouloir souligner avec ces grotesques explosions sonores, le film détruit lui-même chaque tentative, d'autant que l'effet de surprise ne fonctionne absolument jamais. Mais surtout, la peur ne parvient pas à naître en raison d'un boogeyman franchement grotesque, et d'une médium dont l'arme ultime sera le recours à l'insulte fatale. Le film parvient même à ridiculiser, le temps d'une apparition gratuite et hilarante en toute fin de film, le démon du premier volet de la saga, semblant décidé à entraîner tout le monde dans sa médiocrité.



Quelques minutes de légère angoisse suffisent à ce Insidious 3 à surpasser le 2. Mais à bien y regarder, être meilleur qu'une daube n'empêche pas le film de Leigh Whannell d'en être une aussi, dans la lignée directe de ces films d'épouvante pour pré-ados à qui il ne faudrait quand même pas faire peur et qui exploitent toujours la même recette.








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