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À l’époque de leur jeunesse, dans les années 80, Sam Brenner, Will Cooper, Ludlow Lamonsoff et Eddie « Fire Blaster » Plant ont sauvé le monde des milliers de fois… en jouant à des jeux d’arcade à 25 cents la partie. Mais aujourd’hui, ils vont devoir le faire pour de vrai… Lorsque des aliens découvrent des vidéos d’anciens jeux et les prennent pour une déclaration de guerre, ils lancent l’assaut contre la Terre.



La culture vidéoludique et l'intérêt pour les jeux rétro sont à la mode ces dernières années, et cela se ressent au cinéma : après les excellents Scott Pilgrim et Les Monde de Ralph, c'est cette fois Chris Columbus, l'un des maîtres actuels du divertissement familial (Harry Potter à l'école des sorciers, et la Chambre des secrets ou encore Mme Doubtfire) qui s'y colle avec Pixels, véritable déclaration d'amour aux bornes d'arcade des années 80.



Reprenant le thème du gentil looser devenant malgré lui un héros, le film propulse donc sur le devant de la scène plusieurs geeks dont les talents très particuliers vont permettre de sauver le monde d'une invasion toute aussi improbable : la Terre est en effet attaquée par des créatures inspirées des vieilles bornes d'arcade, et les monstres de Centipede vont accompagner Pac Man ou Donkey Kong dans ce projet d'invasion difficile à prendre au sérieux.



Le film joue ainsi largement sur l'aspect jubilatoire de l'apparition de ces monstres de pixels dans le monde réel, assumant pleinement l'héritage de la SF familiale des années 80. Pourtant, difficile d'en ressortir convaincu. Si la magie du retour aux sources opère pendant une partie du film, le phénomène finit par s'essouffler, trahi par un scénario répétitif et des personnages finalement plutôt fades. Certains passages qui s'annonçaient formidables deviennent ainsi interminables (Pac Man), les gags s'usent rapidement, et même l'invasion finale semble passer à côté de son potentiel.



Pixels est ainsi aussi décevant à l'écran que prometteur sur le papier. A trop vouloir multiplier les hommages, le film de Chris Columbus s'y perd un peu, alignant les références jusqu'à la nausée, et semblant oublier que l'enchaînement des niveaux sur borne d'arcade ne suffit pas à faire un film...