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Réalisation
Lucifer Valentine

Scénariste
Lucifer Valentine

Date de sortie
2015

Genre
barbaque et tripailles

Tagline


Cast
Sister S
Chalice
Heather Cage
Hank Skinny
Jayne Gloom


Pays
Canada

Production


Musique
/

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 5.3
(7 votes)
Pendant une sombre nuit de Noël, Angela nous transporte dans sa descente aux enfers du royaume satanique où plusieurs filles aux âmes torturées se vendent à Satan...



Quatrième volet de la saga la plus extrême jamais réalisée dans l'histoire du cinéma d'horreur/gore, "Black Mass of the Nazi Sex Wizard" voit enfin le jour suite à une très longue attente. Sorti récemment chez l'éditeur indépendant Blacklava qui prend de plus en plus d'ampleur, ce "Vomit Gore 4" montre à quel point sa valeur pour les fans de films déviants est importante, ne serait-ce qu'avec les 200 exemplaires sortis sur support DVD hardbox qui ont tous été vendus en même pas 2 minutes après la pré-commande lancée (véridique).

Enfin, après un premier opus douteux et imparfait ("Slaughtered Vomit Dolls") annonçant la couleur avec une atmosphère extrêmement sombre et sordide accompagnée de quelques scènes de vomi basiques mais des scènes de mutilations efficaces, un deuxième ("Regoregitated Sacrifice") instantanément considéré pour beaucoup comme le film le plus extrême de l'histoire et gagnant un niveau de brutalité et de déviance qu'aucun autre réalisateur n'a su atteindre à présent, et un troisième volet ("Slow Torture Puke Chamber") plus penché sur la nudité, l'urophilie, et l'unique longue séquence gore où un nouveau-né, après l'éventration de sa mère, devient le jouet préféré d'un émétophile, le quatrième bébé de Lucifer Valentine frappe un grand coup dans l'âme toujours avec plus d'améliorations au niveau de la direction artistique, du cadrage stylisé et des effets de montage captivants.



Se démarquant directement des trois précédents métrages, ce préquel se verra plus expérimental et plus dynamique que ses prédécesseurs. Débutant sur un message de la part de Sister S. la star de cet opus, cette dernière affirme aux spectateurs qu'elle a connu Lucifer Valentine depuis 5 ans et a bel et bien été volontaire pour les performances qu'elle a effectuées durant le tournage; un avertissement qui permet d'enlever le doute des sceptiques car la puissance de la quadrilogie vient aussi de l'incroyable crédibilité du jeu des actrices s'y mettant à fond dans leur rôle de fille perdue et dépravée. Chaque actrice ayant participé à un tournage de film d'horreur peut aller se rhabiller car ici, jamais la sensation d'un danger réel et destructeur qui émane des personnages féminins n'a été aussi intense au point que l'on pourrait presque croire que nous sommes face à un réel snuff movie.

Démarrant par un premier plan très inquiétant dévoilant un femme attachée porté par une bande sonore absolument terrorisante, Lucifer Valentine nous installe directement dans l'ambiance avant de multiplier les images sur un effet de montage épileptique. Le réalisateur déballe sa première scène (très) gore dès les dix premières minutes tout en restant dans un dynamisme semblable au final de "Regoregitated Sacrifice". Après avoir fait attendre ses fans devant "Slow Torture Puke Chamber" pour avoir droit à un déversement d'hémoglobine, ici, il n'hésite pas à étaler les séquences de barbaque sur toute la longueur du film en parallèle avec les scène de vomi et de nudité afin de préserver le rythme.
Énucléations aux maquillages flagrants (où on remarque directement que la peau est en latex) mais terriblement efficaces, éventration, boîte crânienne vidée pour être à nouveau remplie etc. malgré quelques maladresses sur les FX, Lucifer Valentine arrive à rendre crédibles ses scènes gores en faisant continuer à bouger les victimes mutilées (même en ayant le visage arraché) et rendant la scène en question encore plus atroce et malsaine qu'elle ne l'est déjà. Le vomi viendra évidemment accompagner le tout et sera étalé lui aussi sur une bonne longueur. Toutefois, les images de "Black Mass of the Nazi Sex Wizard" ne sont pas aussi marquantes et aussi choquantes que les scènes emblématiques des autres opus.



Ce volet est évidemment le moins extrême de la quadrilogie, mais il est de loin le plus cauchemardesque. Une vraie compilation d'images affreusement et constamment dérangeantes, troublantes et terrifiantes sur un montage "clippesque" s'avérant être un gros condensé des meilleurs éléments de la trilogie originelle pour un enchaînement d'atrocités sans temps-mort. Il n'y a pas une seule minute de longueur contrairement aux autres films qui contenaient quelques monologues légèrement ennuyeux entre chaque déflagration. Mais ici, Lucifer Valentine a pris soin d'offrir à ses fans les ingrédients principaux qu'ils attendaient : un ensemble d'images ignobles, répugnantes et carrément gerbantes compactées pour un cocktail extrême et sensationnel sur une durée d'1 heure.

L'omniprésence d'images animées en noir et blanc collant parfaitement à l'ambiance démoniaque permettent d'accentuer et de styliser l'esprit obscur et dépressif du film. Qui plus est, la présence d'image d'un dessin animé sur le thème de Noël servira à faire participer l'innocence infantile (une nouvelle fois) dans cet univers satanique en plus de servir de repère de temps.

Pour donner autant de saveurS que possible dans ce trip hallucinatoire, LV ajoute la scarification, le sadomasochisme, et l'apparition de symboles nazis peut-être hors-sujet à l'esprit des "Vomit Gore" mais permettant d'offrir quelques plans sympathiques et esthétiques sans égaler l'intensité d'un plan de noyade unique dans les dernières minutes du films qui est absolument hypnotique et réellement effrayant.

Hank Skninny aura lui aussi l'honneur de participer à cette fête sordide; seul acteur masculin revenant à chaque volet pour déverser son vomi de manière toujours aussi radicale, on oubliera pas sa performance dans la deuxième partie de "Slaughtered Vomit Dolls", sa participation aux côté des sœurs Soska de "Regoregitated Sacrifice" et l'acharnement brutal qu'il a fait subir au nouveau-né de "Slow Tortue Puke Chamber" avant de le mettre dans le mixeur.
Quant à la bande sonore, LV n'a cessé de s'améliorer. Si les sons de "SVD" étaient insupportables, dans "Vomit Gore 4" les bruitages sont davantage travaillés, variés, entraînants et intensifient constamment les séquences abominables représentées à l'écran.



Indiscutablement, le film est plus que réussi que ce soit au niveau visuel ou sonore, il vous plonge dans une tension constante sans jamais vous lâcher une seule seconde jusqu'à la dernière image et ce qui fait que "Black Mass of the Nazi Sex Wizard" se démarque complètement des autres opus de la saga. Reste à savoir si chaque personne sera réceptive aux scènes trash vomitives et extrêmement sanglantes. Loin d'être à la hauteur de "Regoregitated Sacrifice" en termes de déviance, d'atrocité et de brutalité, mais clairement à sa hauteur en termes de qualité, "Vomit Gore 4" reste toutefois une véritable abomination et une expérience ignoble qui peut s'avérer traumatisante pour certains.

Aucun doute, la quadrilogie "Vomit Gore" est l'expérience ULTIME du cinéma gore extrême. Oubliez toute morale, toutes vos mœurs et votre esprit sain si vous voulez vous lancer sur une saga que beaucoup jugent bêtement (sans vraiment connaître le contenu et la qualité artistique de certaines scènes sur un point de vu visuel ou sonore), mais que très peu ont réellement visionné ne serait-ce que pour son intérêt purement sensoriel qu'on pourrait lui porter.

Une référence qu'aucun ne devrait sous-estimer dans le simple but de se donner bonne conscience en rejetant un genre de film qui offre tant de sensations fortes au cour d'un voyage purement horrifique et intense.