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Suite à la collision d’une station spatiale russe avec des météorites, des débris tombent sur la ville de New York. Comme si cela n’était pas assez inquiétant de se dire que des choses aussi imposantes peuvent soudainement nous tomber sur le coin de la gueule sans prévenir, il faut en plus que ces dernières abritent une espèce d’araignées mutantes très dangereuses! En quelques heures seulement, c’est la panique dans la ville de New York ! En effet, la Grosse Pomme est pourrie par les arachnides et nos vilains monstres à huit pattes grossissent à une vitesse incroyable (à croire qu’un scientifique généticien s’est mêlé à tout ceci! Ah c’est le cas ?! OK !!!), obligeant les militaires à sévir et à sortir l’artillerie lourde. Mais cette catastrophe signée NU IMAGE ne serait rien sans l’arrivée de la Reine des araignées…



N.B. : La chronique qui suit a été rédigée suite à la projection du film "spiders 3D" de Tibor Takacs sans la 3D (au vu de la qualité des effets spéciaux dont bénéficie déjà le film, ce n’est d’ailleurs pas plus mal de ne pas encore plus les enlaidir… CQFD).


Depuis le paquet d’années que je chronique sur le site, jamais je n’avais encore fait un résumé si ironique. Si j’ai décidé de le faire aujourd’hui, c’est parce que le film que je vous propose dans la présente critique n’est autre que "spiders 3D", l’un des films de la société de production NU IMAGE qui figurait parmi les plus attendus de la firme américaine.

Fondée en 1992 par l’israélien Avi Lerner, NU IMAGE est une société de production américaine réputée pour donner naissance à près d’une quinzaine de films par an (et c’est peut-être un minimum…) aux budgets minimalistes pour un maximum de rentabilité. L’une de leurs spécialités est justement le film de grosses bêbêtes bien méchantes, catégorie filmique dans laquelle on retrouvera notamment les séries des "shark attack", "spiders", "octopus" et "crocodile". Des films bien souvent de très moyenne qualité (même si j’apprécie cependant beaucoup le premier "spiders" de Gary Jones, réalisateur du déjà très sympathique "mosquito") auxquels vient aujourd’hui s’ajouter ce "spiders 3D" (intitulé plus simplement "spiders" dans nos contrées : peut-être parce que nous ne bénéficierons pas de la 3D sur le DVD français…).

Réalisé par Tibor Takacs, ayant déjà œuvré sur deux films NU IMAGE que sont "kraken : tentacles of the deep" et "mega snake", ce "spiders 3D" nous confronte comme son nom l’indique à des araignées dangereuses. Une catégorie qui, comme les films de requins ou crocodiles, compte déjà un bon nombre de long-métrages, de plus ou moins bonne qualité (on retiendra par exemple "tarantula", "arachnophobie", "arac attack", "earth versus the spider", "l’horrible invasion", "arachnid" ou encore le "spiders" de Gary Jones cité juste avant).

Alors que le très divertissant "big ass spider" de Mike Mendez nous balançait en 2013 une énorme araignée dans les rues de Los Angeles, nous retrouvons cette même année la même formule dans "spiders 3D" mais à New York ! Malheureusement, le résultat est ici tout autre comme nous allons le voir rapidement…



Entre navet et nanar, la différence tient parfois à pas grand-chose dans certains films et bien souvent c’est l’humour qui en découle (le côté risible du projet nous pourrions dire également), qu’il soit volontaire ou non, qui vient faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Et justement, à ce niveau-là, "spiders 3D" appartiendrait plus selon moi à la catégorie des navets, le film de Tibor Takacs ne m’ayant que très rarement fait sourire… et surtout ne m’ayant procuré que très peu de plaisir…

Film NU IMAGE oblige (que je suis méchant alors…), le scénario ne casse pas des briques, c’est indéniable. Entre séquences ultra-prévisibles, incohérences énormes (il semble si facile de sortir une pièce à conviction d’une morgue ou encore de sortir d’un appartement placé en quarantaine…), explications passées à la va-vite (on sait qu’on a combiné un « truc » avec de l’ADN d’araignées et que le tout était dans une station spatiale apparemment à l’abandon sans que personne ne s’en inquiète vraiment…) et les fameux clichés que l’on aime tant (mouais, façon de parler : les vilains soldats/scientifiques qui s’avèrent aussi haineux que les bestioles elles-mêmes, les enjeux militaires presque identiques d’un film à l’autre, notre malheureux opérateur qui sera le premier à y passer, la fameuse reine des bestioles qui est bien-entendu surdimensionnée et la plus vorace, sans oublier le rabibochage entre nos deux héros… Tout ceci on connait bien chez NU IMAGE et bien d’autres !)

En fait, tout ceci ne nous dérange que très peu car nous y sommes habitués dans ce genre de production et ce sont bien souvent des caractéristiques fortes du bon nanar. Cependant, là où ça fait mal dans le film de Tibor Takacs, c’est que l’on s’ennuie clairement… Dépourvu de tension (même pô peur !) ou de suspense, et surtout ultra répétitif (ces fusillades, cette invasion d’araignées ou encore cette confrontation avec la reine deviennent rapidement monotones), "spiders 3D" va rapidement perdre l’attention de son public et ce malgré une première partie au rythme plutôt honnête il faut le reconnaître (nous apprécierons notamment le fait d’aller droit au but dès les premières minutes du film).



Niveau casting, là aussi nous avons droit à du grand n’importe quoi. Entre romance à deux balles, jeux d’acteurs très médiocres (comment jouer la peur ? ne vous inquiétez pas, eux non plus ne le savent pas…), réactions totalement débiles (il y a plein de cadavres atrocement mutilés autour de moi dans ce coin-là mais je reste bien calme et surtout je reste là au cas où les araignées reviendraient…), tout ceci est tellement déprimant que cela n’est même plus drôle…

Et que dire de la musique qui s’invite constamment dans l’action et surtout s’avère bien souvent inappropriée (musique de dessin animé ou de téléfilm, à vous de choisir, il y en a pour tous les goûts) ? Pouahhh !!!

En ce qui concerne les effets spéciaux, là aussi ce n’est guère glorieux. Relativement moches, les araignées semblent tout droit sorties des premiers jeux Doom sur Super Nintendo (leurs têtes sont pathétiques...) et seules leurs gestuelles sauvent quelque peu nos arachnides de l’échec total en matière de SFX (même si nous préfèrerons les articulations de bon nombre de leurs semblables dans d’autres films cités en début de chronique).
Massacrant nos chers soldats dans des flots de sang numérisé dégueulasse (comment peut-on encore faire des choses aussi laides de nos jours?), nos amis à huit pattes s’avèreront bien trop résistantes pour ces derniers : c’est clairement frustrant et déstabilisant de ne pas en voir beaucoup crever sous les dizaines de balles qu’elles se prennent pourtant en pleine tronche…



Malgré ces quelques petits clins d’œil renvoyant directement aux films de monstres surdimensionnés ("tarantula" et "des monstres attaquent la ville" alias "them!" principalement), sympathique hommage à ces œuvres phares des années 50, "spiders 3D" ne parvient pourtant pas à faire le poids face à la majeure partie des films d’arachnides qui peuplent le cinéma fantastique.

Assez laid visuellement, médiocre dans son casting et très maladroit dans son scénario, le film de Tibor Takacs ne restera en aucun cas dans les annales.

Peut-être qu’une bonne pincée d’humour et un second degré clairement affiché tout au long du film auraient pu sauver ce dernier d’une noyade presque inévitable et lui permettre de rentrer dans le monde joyeux des nanars… Même pô !