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Réalisation
Sebastian Zeglarski

Scénariste
Sebastian Zeglarski

Date de sortie
2010

Genre
barbaque et tripailles

Tagline


Cast
Raul Maximilian
Christian Nowak
Sebastian Zeglarski


Pays
Allemagne

Production


Musique
/

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4.8
(6 votes)
Un homme erre à travers une série de couloirs recouverts de plastique afin d'observer un certain nombre de victimes impuissantes qui sont brutalement assassinées devant lui. A la deuxième moitié du cauchemar, les tableaux s'inversent et les victimes deviennent les bourreaux...



Maximum Uncut Production a édité plusieurs films amateurs très gore mais très peu connus chez les adeptes de splatters allemands. Ici, il s'agit de "A Fucking Cruel Nightmare" réalisé par l'auteur de la trilogie de gore-fest entre potes "Knochenwald". On voit rarement des titres aussi intrigants et ça laisse forcément présager un métrage qui ne se prend pas la tête et qui se contentera de choquer son public avec les moyens du bord.

Dans ce film, il n'y a ni dialogue, ni histoire; seulement de la torture pendant 1h20 non-stop. Même si cela peut paraître long et rempli de fainéantise, Sebastian Zeglarski s'est débrouillé pour rendre son film regardable, divertissant et peu ennuyant. L'intrigue se réduit à un homme qui, durant son cauchemar, parcourt un long couloir plein de pièces différentes où plusieurs personnes anonymes se font mutiler et sauvagement tuer. Sa curiosité malsaine le conduira à faire face à des tortures aussi nombreuses que brutales. Seuls les amateurs de "Violent Shit", "Das Komabrutale Duell", "Abnormis", "Necronos" et compagnie se régaleront compte tenu de l'amateurisme de la réalisation et du vide scénaristique, car le seul intérêt porté à "A Fucking Cruel Nightmare" c'est le gore et les mises à mort réalisées à la manière de "Hostel".



Allant des tortures les plus simples et banales jusqu'aux plus originales, perverses et violentes, l'équipe du film prend un plaisir fou à varier les très nombreuses séquences de meurtres (environ une trentaine au total), et jamais on a vu autant de tortures dans un film gore. Le spectateur aura évidemment peur des répétitions mais nos amis allemands ont pris soin de toutes les varier en faisant en sorte qu'elles contiennent chacune leur dose excessive de gore : ça éclabousse sur les rideaux transparents (étant le principal décor), ça gicle, ça transperce, ça charcute, ça tronçonne, ça mutile les organes génitaux, ça viole, ça cogne, ça écrase…une vraie boucherie sans temps mort.

La seule répétition qui pourra en agacer quelques-uns, c'est la lecture de deux musiques remises en boucle tout le long du film. Fort heureusement ces musiques mélodieuses tellement entraînantes peuvent ne pas déranger certaines personnes qui prendront plaisir à visionner ce long enchaînement "clippesque" de tortures parfois bien gore sans forcément être réalistes. Ne pas oublier que ça reste malgré tout un film amateur dont les FX sont très peu crédibles et ne demande qu'à être pris au second degré même si le travail sur l'ambiance glauque est réussi.



Toutefois, ce splatter ultra-gore ravira n’importe quel fan de tripailles et d’éclaboussures. Sans parler du look des tortionnaires aussi amusant que compatible à l'atmosphère très sombre du film.
Quant aux personnages, voilà un simple concept surréaliste mais original qui servira de prétexte au film pour multiplier les mises à mort : la première partie du film montre des tortionnaires en blouse charcuter des victimes au hasard avant d’être, à leur tour, les proies de ces dernières. Vous l’avez compris, pendant la deuxième partie ce sont les victimes de la première demi-heure qui torturent leurs tortionnaires et de manière plus perverse et plus cruelle.

Effets gore peu convaincants mais généreux, atmosphère particulièrement glauque, score de synthé entraînant bien que répétitif; "A Fucking Cruel Nightmare" rejoint le cercle des films gore indépendants d’Andreas Schnaas, de Timo Rose, de Maik Ude, Andreas Bethmann etc. tout en surpassant quelques-uns d'entre eux en termes d'inventivité et de quantité de gore.

Malheureusement méconnu, "A Fucking Cruel Nightmare" s'avère être un déluge de gore extrême idéal pour remplacer un cachet d'aspirine lors d'un mal de tête. Sans être inoubliable, cette production MUP reste une bonne curiosité servant un peu de décontraction pour le réalisateur qui a l'air de s'éclater à livrer un maximum de tortures possibles tant que son imagination débordante reste à la hauteur de ses moyens.



Une expérience intéressante qu’aucun fan de films extrêmes amateurs ne devrait négliger à condition de tolérer l'unique intérêt du film concernant la succession de mutilations gratuites. Contrairement aux adorateurs de "Das Komabrutale Duell", le grand public ne prendra aucun plaisir à visionner ce splatter à faible budget montrant la passion qu'a le réalisateur pour le gore craspec et offrant un petit supplément avec quelques transitions sordides mais grotesquement délirantes (auto-mutilations de parties génitales, mutilation de bébés etc.).

Réservé UNIQUEMENT à un public goreux ciblé par le réalisateur dès la scène d'introduction. Un délicieux cauchemar.









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