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Deux femmes sont enlevées par un groupe de réalisateurs de snuff movies qui les conduisent dans un cauchemar infernal de brutalité sans équivoque, de méchanceté et de destruction...



Beaucoup d'entre vous connaissent sûrement déjà la saga japonaise culte "Guinea Pig" contenant 6 épisodes inégaux plus ou moins gore et plus ou moins bons (ainsi qu'un épisode non officiel intitulé "Lucky Sky Diamond"). Le plus connu restera indiscutablement "Flowers of Flesh and Blood" montrant une succession de démembrements hyper réalistes pour l'époque ayant poussé Charlie Sheen à contacter le FBI car il s'était persuadé que le film était un réel snuff movie; une anecdote aussi connue que celle concernant l'obscur et monstrueux "The Green Elephant".

Ayant gagné le statut d'un des films gore les plus choquants et dérangeants jamais réalisés, "Flowers of flesh and blood" devient un incontournable du cinéma extrême japonais. Stephen Biro, président de l'excellente maison d'édition Unearthed Films ayant distribué un sacré nombre de films underground sur support DVD comme la trilogie "Vomit Gore", "Nails", "Philosophy of a Knife", "964 Pinocchio", "Das Komabrutale Duell", "Red Room 1 & 2" etc. , s'attaque à un très gros morceau dans le but d'en faire un remake/hommage pour les fans de gore potache. Il le baptise "Bouquet of Guts and Gore".



Ce premier volet tant attendu de la nouvelle série "American Guinea Pig" promet une déflagration de violence immorale et perverse rarement vue à l'écran. Et au vu du résultat obtenu, l'objectif est atteint.
Commençant d'abord par une mise en place d'une vingtaine de minutes pour la présentation des différents instruments de tortures, la préparation des caméras et des victimes et l'engourdissement de ces dernières avec un médicament et quelques gouttes magiques engendrant les joies des effets secondaires de la drogue, les directives sont ensuite annoncées à l'acteur portant le fameux masque de Baphomet et la boucherie peut commencer. Les instructions sont simples : démembrer les victimes et les tailler en pièces tout en commençant par la gauche et jamais par la droite, en y allant doucement afin de leur faire ressentir le plus de douleur possible malgré leur esprit écarté de la réalité.

La première taillade est fidèle à celle de "Guinea Pig 2", les connaisseurs se souviendront de la séquence du poignet ultra-réaliste filmée en gros plan. Stephen Biro s'assure de ne pas décevoir les fans et d'en mettre plein la vue en multipliant les gros plans et variant les qualités d'images granuleuses en fonction de la caméra choisie qui accentue parfaitement l'aspect réel du snuff movie voulu. Mais plus le temps avance et plus l'omniprésence du gore inonde l'écran, tous les coups sont permis et aucune limite n'est imposée.
Utilisant différentes scies pour passer à travers la chair et l'os, le bourreau masqué reste fidèle à son poste et change la couleur des draps en un rien de temps. Ce déluge de gore perturbera un bon nombre de spectateurs à cause de son réalisme absolument incroyable et surpassant de très loin les FX du film original. Avec une volonté de réussir un pari risqué qui s'avérait douteux pour certains fans de la série, l'équipe du film a pris soin de faire de "Bouquet of guts and gore" une simulation de snuff dans la lignée de "Tumbling doll of Flesh" avec un maximum de travail et d'application pour que les effets gore soient semblables à la chair réelle et que le doute de certaines personnes dubitatives s'efface complètement. Là est le gros point fort de ce premier volet, son impressionnant réalisme (sauf peut-être pour les éventrations qui laissent apercevoir la texture de la peau) et l'excès de gore accompagné de certaines scènes brutales et difficilement supportables.




Entrer dans les détails serait compliqué, car l'acteur prend plaisir à s'amuser avec la chair qu'il charcute pendant que ses victimes sont encore en vie même après une très violente séparation des deux mâchoires à la scie qui permet quand même d'apercevoir la langue continuer à bouger. La deuxième victime sera celle qui aura droit au plus de mutilations féroces, y compris un cassage de côtes mémorables précédé d'une éventration si généreuse en gore que les amateurs de chair et de sang auront l'envie de plonger dans cette marre de barbaque pour volontairement boire la tasse. Même les habitués du gore putassier seront surpris par certaines séquences horribles et absolument atroces pouvant faire détourner les yeux des plus sensibles surtout quand ce genre d'abomination gratuite est montrée dans une ambiance constamment malsaine à la BO stridente, inquiétante et dérangeante.

Aucun doute, "Bouquet of Guts and Gore" a tenu ses promesses et n'aura aucun mal à être considéré pour certains comme le film le plus déviant et gore de la décennie. Son manque de rythme évident posera peut-être problème à ceux qui ont eu du mal avec la lenteur de "Flowers of flesh and blood", mais le dynamisme tout comme l'histoire n'a jamais été le but principal recherché dans la saga. Mais cette nouvelle pièce du cinéma extrême se vendra certainement comme la meilleure simulation de snuff movie jamais réalisée jusqu'à ce jour. En revanche, le seul défaut à noter serait le manque de réaction des deux victimes lors des mutilations qu'elles subissent : savoir qu'elles souffrent c'est bien, le montrer c'est mieux (phrase uniquement destinée aux amateurs de la violence provocatrice non justifiée.)



Pour finir, après la longue séance de boucherie, Stephen Biro a eu l'idée de faire un clin d'oeil amusant pour une touche d'humour noir en montrant un membre de l'équipe travailler sur le montage de leur vidéo trash avec, à coté de lui, des colis qui laissent apercevoir le nom de Charlie Sheen suivi de son adresse illisible et sûrement fausse. Il ajoute en plus de ça une pincée de violence psychologique en dévoilant au cour du film les raisons de la présence involontaire d'un caméraman, ainsi qu'en concluant sur un final moralement scandaleux qui rivalise directement avec le choc psychologique de "A Serbian Film" et nous scotchant littéralement à notre siège lorsqu'on se laisse imaginer la suite des terribles événements heureusement interrompue par le générique de fin.

Un hommage ultra-gore, pervers, choquant, répugnant, dérangeant et terrifiant fait par des grands fans de la brutalité underground sans limite où la censure n'a aucun pouvoir. Une réussite réservée uniquement aux chercheurs de tripailles et de tortures en tous genres, appréciant l'efficacité du choc ressenti face aux atrocités que même les plus endurcis garderont en mémoire après le visionnage.


Disponible chez Uncut Movies en édition collector