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Réalisation
Trevor Matthews

Scénariste
Nick Gordon

Date de sortie
2014

Genre
slashers

Tagline


Cast
Ali Cobrin
Slaine
Adam Di Marco
Alyson Bath
Elysia Rotaru


Pays
Canada

Production


Musique
Tomandandy

Effets spéciaux



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Moyenne: 4
(6 votes)
Afin de payer ses études, la jeune et jolie Kylie décide de dévoiler ses charmes aux internautes par le biais d’un site internet nommé « Girlhouse ». Ce concept de webcam érotique permet aux jeunes filles de rejoindre une maison ou elles cohabitent ensemble, filmées 24/24, pour le plus grand plaisir des nombreux voyeurs du web. Problème, parmi tous les spectateurs se trouve « Loverboy », un jeune homme qui a une dent contre la gent féminine...



Un tueur masqué, des jeunes filles dénudées, des meurtres violents… Si je vous dis que « GirlHouse » est un slasher, vous ne serez donc pas étonnés ! En effet, tous les ingrédients du genre sont présents mais utilisés d’une manière plus originale qu’à l’accoutumée. Exit les jeunes en goguette dans un bois, place à une maison ou des jeunes filles s’exhibent devant leur webcam pour le bon plaisir des internautes. La fameuse Girlhouse, donc, est un mixe entre une télé-réalité et un lupanar ou des jeunes filles vivent leur vie sous l’œil des caméras et permettent aux voyeurs du net de les avoir pour eux tout seul lors de rendez-vous virtuels privés. Les unes gagnant de l’argent en se dénudant devant leur écran tandis que les autres payent pour avoir une relation sexuelle virtuelle avec ces demoiselles. Ce serait donc la belle vie si seulement certains internautes n’étaient pas de dangereux psychopathes à la frustration maladive ! C’est malheureusement le cas puisque traîne sur girlhouse.com un certain Loverboy, un type au pseudo mignon mais à la trogne patibulaire et aux intentions malfaisantes.



Faisons une légère digression un instant et rappelez vous, chers lecteurs mâles, de l’époque ou vous étiez un jeune adolescent de seize ans et que vous en paraissiez dix alors que les filles du même âge semblait en avoir vingt. Si en plus, vous étiez un peu boutonneux ou gros, c’était le pompon ! Bref, cette époque ou vous fantasmiez sur ces jeunes créatures étranges qu’étaient les femmes et que lors de votre première tentative d’approche, la demoiselle vous avait recalé méchamment devant toutes ses copines d’une réplique cinglante et dégradante. C’était difficile mais depuis ce temps, vous vous êtes bien rattrapé, vous avez récupéré les centimètres qu’il vous manquait et enfin réussi à conquérir le cœur d’une ou plusieurs femmes. Bravo ! Et bien, demandez-vous ce qu’il serait advenu de votre personne et de votre mental si cette triste époque avait perduré jusqu’à l’âge adulte ? Vous seriez certainement devenu « Loverboy » ! Et ouais, les gars ! Loverboy dont la jeunesse (un peu celle dont je viens de vous parler plus haut) et surtout la naissance de sa frustration et de sa misogynie sont succinctement décrites dans une scène d’introduction d’une efficacité exemplaire et d’une violence bienvenue. Ce dernier n’hésitant pas à tendre un piège à une gamine qui l’a ridiculisé et à lui broyer la mâchoire méchamment. De quoi mettre l’eau à la bouche pour la suite du film.



C’est effectivement le cas puisque nous faisons ensuite la connaissance de Kylie, jeune étudiante, qui, suite au décès de son père, ne trouve d’autre choix que d’exposer son corps devant des webcams afin de pouvoir payer ses études. Elle rejoindra donc, sur son temps libre, une maison ou se retrouvent une dizaine de filles qui vivent ici, sous l’œil des caméras qui filment dans toutes les pièces, 24h/24. Durant la présentation des habitantes, nous avons donc bien sûr droit à plusieurs scènes de nudités qui raviront les petit(e)s coquin(e)s que vous êtes. La maison est tenue par un proxénète virtuel (enfin, lui, il est réel mais il prostitue virtuellement des filles) riche et bienveillant. Ce dernier met d’ailleurs à disposition des demoiselles une magnifique maison de luxe gardé par un agent de sécurité et à l’adresse tenue secrète pour éviter aux pervers de ramener leur poire. C’était sans compter sur les talents informatiques de Loverboy qui va réussir à se pointer jusqu’à cette fameuse maison de tous les plaisirs.



S’ensuit alors des scènes de meurtres plutôt bourrines et sanglantes qui rappellent quelque peu le remake d’Halloween de Rob Zombie, dans leur sauvagerie et dans la manière de tuer de Loverboy. Amateur de slasher, il est clair que vous en aurez pour votre argent devant ce « Girlhouse » qui utilise les codes du genre tout en les appliquant à des milieux plus originaux. En effet, sous ses airs de slasher classique et bourrin, « Girlhouse » brasse tout de même plusieurs thèmes à savoir la prostitution virtuelle, la télé-réalité ou encore la frustration sexuelle (ok, ça c’est plutôt un thème récurrent dans ce genre de films). Le tout est rendu crédible par un casting convaincant. De Slaine qui interprète un loverboy transpirant, pervers et violent à Ali Cobrin qui joue Kylie, sorte de girl next door sexy et forte, tous sont bons dans leur rôle. Le tout est porté par une réalisation efficace et un scénario qui tient debout. Petit bémol pour la relation entre Kylie et son boyfriend qui paraît trop artificielle et peu vraisemblable. Pour le reste, c’est positif ! Autant dans les phases de meurtres que dans les scènes de voyeurisme. Celle ou différentes personnes aux quatre coins du globe observent la jeune fille se dévêtir depuis leur PC, même si elle n’est pas très originale mérite le détour.

Violent, bien interprété et intéressant, « Girlhouse » vient se placer sur le dessus du panier des slashers. Doté d’une bonne ambiance et d’une réalisation honnête, Girlhouse est un divertissement qui, certes ne vous dressera pas les poils de terreur, mais vous apportera votre lot et de nudité et de sang sans être complètement stupide. C’est suffisamment rare pour être souligné et pour lui donner sa chance.









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