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Réalisation
Giulio de Santi

Scénariste
Giulio de Santi, Tiziana Machella

Date de sortie
2015

Genre
ultra violence

Tagline


Cast
Bonini Mino
Massimo Caratelli
Maurizio Zaffino


Pays
Italie

Production


Musique
Razzaw

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 5.2
(10 votes)
L'esprit de Massimo est hanté par des images de la mort violente de sa femme causée par un gang de criminels impliqués dans la production de snuff movies. Massimo ne voit qu'une seule chance de reprendre sa vie normale : trouver l'individu qui a ordonné l'assassinat de sa femme et le lui faire payer. Barabba, lui, espère tenir une promesse qu'il a faite à son père et commencer une nouvelle vie avec son frère, Spaccio, loin du monde violent. Découvrant que son frère est impliqué dans le gang trafiquant des films barbares, Barabba cherche à changer les choses d'une seule manière : la violence et l'effusion de sang dans les banlieues de Rome...



Necrostorm sort sa nouvelle production "Infidus", réalisée par l'auteur de "Taeter City" et "Hotel Inferno". Abordant un sujet bien plus sérieux que les métrages précédents, "Infidus" est un film de gangsters tourné avec de vrais ex-criminels pointant sur le genre dramatique de la rédemption et la de vengeance sans compromis. Toujours dans le style minimaliste, Giulio de Santi rend son film bien plus sérieux que les autres et change de thème tout comme de style visuel : alterner le noir et blanc avec la teinte rouge afin d'alterner l'histoire de Massimo et celle de Barabba.



Ici le sujet du snuff movie est présenté dès les premières minutes de manière frontale et très violente. Un gang est responsable de ces atrocités filmées (en couleurs) déversant une bonne dose d'hémoglobine à chaque visionnage. On s'écarte cette fois-ci du divertissement habituel de la firme et on plonge dans la brutalité pure et dure à la sauce Necrostorm avec évidemment les mêmes stylisations de séquences gore et d'action aux FX numériques. "Infidus" est certainement leur film le plus approfondi sur l'histoire et prend le temps de présenter des personnages bourrins qui finiront pas se retrouver pour un règlement de compte sanglant.

Restant toujours dans l'ambiance dramatique installée par une bande sonore calme et mélodieuse rappelant légèrement le cinéma de John Carpenter, le film accumule les climax en tentant chaque fois de rendre les meurtres plus violents et plus gore les uns que les autres.



Concernant justement la quantité de gore, vous serez servis par de très nombreuses mises à mort par balles de fusil à pompes, flingues à gros calibre, par mutilation à l'aide de marteau ou armes blanches ou autres instruments (comme le tractopelle avec pince qui déchiquette une voiture avec un pauvre loubard enfermé à l'intérieur de celle-ci). "Infidus" gère son rythme et évite les longueurs avec les multiplications de morts violentes, la relation entre les personnages et l'histoire de vengeance à laquelle ils sont tous confrontés.

On jongle ici avec les deux personnages principaux, Massimo à la recherche des auteurs du meurtre de sa femme dont les images sont visibles dès les premières minutes sur une cassette enregistrée, et Barabba apprenant que son frère est inclus dans le gang responsable des atrocités commises sur la femme de Massimo. Deux destins liés qui engendreront une succession de violences incessantes.

Des acteurs convaincants et charismatiques, une photographie soignée et travaillée de manière à rendre le métrage dépressif et anti-utopique, une dose de gore qui ravira les « necrofans », de la brutalité non suggérée et souvent dévoilée avec beaucoup de classe toujours accompagnée par les bruitages récurrents des films de la maison de production ainsi qu’une musique accentuant l'aspect dramatique de la situation, tous les ingrédients sont là pour fournir un film de gang rempli d'éclaboussures.



Sans révolutionner le genre et sans égaler la surenchère de "Taeter City", "Infidus" reste un excellent divertissement tenant ses promesses et ne gâchant pas son potentiel que ce soit dans sa forme ou dans sa profondeur.

Evidemment il faudra prendre en compte que le but est de livrer un nombre incalculable de séquences violentes dont la gratuité n'est jamais justifiée au cours du film. Le plaisir sera seulement porté sur le fait de voir du gore, de la barbarie et des actes de vengeance ultra-violents. Une férocité rarement égalée faisant d'Infidus un des films de criminels les plus sauvages qui soient.