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Avec un sac de papier sur la tête lui servant de masque, Bagman tue toute personne prononçant son nom à trois reprises. Mais c'est lorsqu'une bande de gangsters ayant renversé en voiture une jeune fille terrifiée se décide d'appeler volontairement le Bagman malgré les avertissements de la jeune adolescente que le carnage ultra-gore va commencer…



Il est rare de voir des films gore au Québec. Dans l’immédiat, on pourrait tout simplement citer les "Inner Depravity 1 & 2″ de Remy Couture ou l'excellent "Thanatomorphose" d'Eric Falardeau (enfin même si c'est plutôt Canadien). Mais il existe une perle rare du cinéma amateur indépendant ultra-gore de 20 minutes seulement, et ce bijou s'intitule "Bagman". Vendu comme un carnage sanglant complètement barré, on peut dire que c'est réussi ! Du début à la fin vous aurez droit à des giclures de sang à tout va, non-stop, sans une minute de répit. Pourtant, la bande annonce ne contient en réalité aucune scène du film et ce dernier aura l'occasion d'enchaîner les surprises les unes après les autres grâce aux innombrables idées farfelues que nos jeunes québécois nous offrent et de manière plutôt attractive et dynamique !



Les meurtres de ces gangsters sont un vrai délice. Impossible d'évaluer la quantité de litres de sang versé qu'ils ont utilisée pour ce film mais il est flagrant que notre tueur masqué fait gicler l'hémoglobine de manière excessive et le tout avec un humour déjanté et une succession de gags mémorables qui vous fera sourire à chaque plan séquence, chaque réplique, chaque geste et chaque meurtre.

Un délicieux mélange d’humour de mauvais-goût et de gore potache vraiment bien maîtrisé et surtout hyper rythmé. Désolé d'être légèrement moqueur mais il faut dire que l’accent québécois accentue aussi le coté humoristique du film (sincères excuses pour les lecteurs Canadiens et les Québécois...). On reconnait quand même le faible budget de ce court-métrage en remarquant l’incrédibilité de certains effets gore mais ils n’empêcheront pas de livrer une boucherie jouissive et généreuse en éclaboussures et en folie avec sa portion de tripailles et de mises à mort toutes plus originales les unes que les autres. Des séquences comico-gore intelligentes et efficaces qui prouvent qu’avec peu d’argent, on a quand même la possibilité de faire des perles qui ne pourront que ravir les amateurs de gore qui tache.



Impossible de ne pas penser aux productions Troma en voyant ce feu d’artifice, ce massacre de voyous attardés (sans parler du chef du gang qui dévoile autant de grimaces improbables que de répliques volontairement ridicules). C'est amateur, les acteurs surjouent volontairement, c'est digne d'un cartoon, c'est excessivement sanglant, c'est énervé, c'est barré...et c'est ça qui est bon ! Bien qu'il soit peut-être trop court, ce court-métrage décomplexé "Bagman" ne peut être qu'aimé; il nous offre tout ce qu’il nous faut en termes de gore, d’humour décalé et d’inventivités concernant les tranchages de têtes, les nombreux démembrements, les éventrations en tous genres et autres surprises, sur fond de musique métal, qui ne laisseront personne sur sa faim.



Dans la droite lignée de "Fist of Jesus", il est impossible de manquer cette comédie loufoque et absurde qui vous fera un passer un agréable moment seul ou entre amis. Le court-métrage ultra-gore fortement conseillé si vous aimez les overdoses. Merci à Jonathan Prévost et François Simard d’avoir réalisé cette merveille, ils n'ont plus qu’à se lancer dans un long-métrage aussi rythmé et déjanté tout en contenant le même type d’humour et de charcutage....









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