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Réalisation
Sergio Blasco

Scénariste
Sergio Blasco

Date de sortie
1996

Genre
barbaque et tripailles

Tagline


Cast
Juan J. Casado
Javier Cuellar
Juan Garcia


Pays
Espagne

Production


Musique
/

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 2.8
(9 votes)
La civilisation est menacée par le chaos sanglant. Une épidémie s'est installée à travers le pays, ce qui provoque l'infection rendant la population, non seulement agressive, mais pousse aussi les habitants à devenir cannibales. Une unité militaire tente de résoudre ce problème et de le garder sous contrôle...



Tout en ayant un titre aussi original qu'imprononçable, à moins de se rendre ridicule, le court-métrage de 30 minutes "Burrp !" s'avère être la réponse espagnole aux premiers films d'Andreas Schnaas et d'Olaf Ittenbach. Malheureusement, le divertissement et le charme ne sont pas aussi présents. Inutile de passer du temps à parler des plans de caméra, de l'affreuse qualité de l'image granuleuse ou du jeu d'acteur car, pour le coup, on est dans l'amateurisme pur et dur tourné sur VHS. On le remarque dès les premières secondes quand on a l'apparition du titre après 4 rots crasseux (car oui, quand on a un film qui s'appelle "burrp !" il suffit de roter un bon coup pour prononcer le titre correctement) suivis d'une musique de hard rock (et ouch ! la qualité de son qui fait mal aux oreilles...).



Au moins on nous annonce la couleur dès le début, on sait qu'on aura à faire au splatter amateur fait entre potes qui n'aura qu'un seul but : déverser du sang et de la barbaque. Il reste, cependant, le premier et le "meilleur" film du réalisateur Sergio Blasco aussi responsable des courts-métrages "Mas Carnaza", "Litio" et du extrêmement mauvais "Belcebu". Mais bon, ce n'est pas parce qu'on met plus de matières fécales à l'écran qu'on aura un bon rendu. Car oui, Sergio Blasco n'hésite pas à nous montrer un étron sortant de son anus en gros plan un peu comme dans "I Love Snuff" de Jean-Louis Costes histoire d'ajouter un peu de trash au film. Au moins, on saura pourquoi le film porte un titre pareil; le réalisateur essaye de dégoûter le spectateur avec du trash et avec de la vraie barbaque d'animaux qui servira d'effets gore. Et ce n'est pas plus mal, car vu l'étrange absurdité de certaines scènes testant la carte de la comédie cartoonesque mais se rendant plus ridicules qu'autre chose, on est bien content de voir que la boucherie prenne, ensuite, le dessus.



En parlant de boucherie, justement, quelques scènes de mutilations légères et inoffensives nous feront perdre espoir pour le reste du court-métrage et l'attente du générique de fin se fera de plus en plus forte.
Mais quand le film commence aux "choses sérieuses", il essaye de se montrer généreux: on sort la scie électrique et c'est parti pour un bon découpage et déchiquetage plutôt sympa à voir compte tenu du gore bien crade et dégueu pourtant loin d'être aussi amusant que dans les splatters allemands. "Burrp !" essaye de dégoûter un minimum et essaye gentiment de provoquer notre dégoût mais concernant la crédibilité, il ne faut pas y compter. Par ailleurs, la courte durée du film permet de rassurer un peu le spectateur contrairement à "Belcebu" qui est un long-métrage complètement vide, chiant et sans une trace de gore ou de moment intéressant...et là, on a envie de pleurer. Pour ce qui est de "Burrp !", le final sera le principal intérêt du film car ce seront les minutes les plus intéressantes du film et c'est dans ces quelques minutes qu'on aura droit à une légère sensation de dégoût.



Un petit enchaînement de mutilations lors d'un massacre dans une maison avec du sang visqueux et répugnant, de la barbaque et des tripailles dégoulinantes et dégueulasses qui traînent un peu partout par terre. Sans compter cette abominable bande sonore qui est tellement affreuse, crispante et montée à l'arrache qu'elle en devient effrayante, malsaine et horrible (dans le bon sens du terme). Au final, le film peut atteindre son objectif sans être inoubliable mais offrant quand même sa petite dose de scènes dégueulassement gore. Mais l'amateurisme fait que ce ne sera qu'un petit splatter indépendant très minimaliste, sans grand intérêt et restant dans l'esprit d'un petit délire trash entre amis pour donner aux espagnols, une toute petite place dans le cinéma underground.

Le genre de film que pourrait retrouver une bande d'adolescents dans des années en VHS dans un coffre rouillé au fond d'une cave abandonnée lors d'une "soirée remplies d'histoires horrifiques à minuit".
Le petit classique gore et crado venu d'Espagne.









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