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CONNEXION


Genre
FPS

Systeme
PC

Developpeur
Monolith Productions

Annee
2005

Votre note: -
Moyenne: 5
(1 vote)


En 2002, l’US Army a formé une unité secrète destinée à combattre les menaces paranormales auxquelles pourrait être confrontée la sécurité nationale. L’unité s’appelle First Encounter Assault Recon : le F.E.A.R.

En tant qu’éclaireur de cette unité spéciale, vous serez confronté à des dangers qu’aucune autre unité militaire n’est entraînée à rencontrer. Vous êtes l’élite de l’élite. Vous disposez d’un arsenal d’armes destructrices et sophistiquées, ainsi que de capacités physiques très supérieures à la normale. Bien que vous soyez en mesure de relever tous les défis, qu’en est-il de votre mental ? Comment réagirez-vous devant l’inconcevable ? Apprenez à tout anticiper. Bienvenue au F.E.A.R.


Sorti en 2005 sur PC (et les années suivantes sur 360 puis PS3), FEAR avait à l’époque pas mal marqué les joueurs pour deux raisons : tout d’abord son ambiance horrifique, largement inspirée des films d’horreur japonais de l’époque ; ensuite, la qualité de l’intelligence artificielle des ennemis. Et s’il a, comme beaucoup de FPS de ces dernières années, pris rapidement un certain coup de vieux, autant dans sa finition technique que dans ses mécaniques de jeu, il reste, près de 10 ans plus tard, un jeu agréable à parcourir.

Une jeune fille au teint pâle, aux longs cheveux noirs qui lui cachent le visage, habillée d’une simple robe rouge et s’amusant à apparaître là où vous ne l’attendiez pas : l’influence des Ring, Ju-On ou autres Dark Water est évidente. On s’amusera d’ailleurs à retrouver quelques clins d’œil évidents à ces œuvres, notamment lors d’une inévitable apparition dans un ascenseur. Les développeurs ont néanmoins eu l’excellente idée de ne pas trop utiliser Alma, rendant chacune (ou presque) de ses apparitions effrayantes, même si l’on finit par reconnaître les conditions favorisant ses manifestations au fur et à mesure de notre progression. Pourtant, certains passages deviendront vraiment inquiétants, et chaque utilisation d’une échelle aura par exemple rapidement tendance à faire naître une certaine tension.



Alma ne sera d’ailleurs pas l’unique ressort horrifique du jeu, qui multiplie les décors macabres et les apparitions fantomatiques, parfois quasi-subliminales (la première risque de vraiment vous surprendre, et installe directement une certaine ambiance), et qui s’applique à nous faire entendre de nombreux bruits étranges ou interventions de personnages qui ne sont pourtant pas présents dans le périmètre. Tout cela fait ainsi naître une véritable ambiance, très réussie pendant la première moitié du jeu avant de s’essouffler un peu dans la dernière partie, à cause notamment de la structure même du jeu.

Car à côté de ces séquences horrifiques et / ou angoissantes, F.E.A.R. reste un FPS très orienté action. Les deux aspects du jeu semblent d’ailleurs pratiquement indépendants l’un de l’autre, et ne se croisent pratiquement jamais : vous ne verrez aucun fantôme lorsque vous serez occupés à dessouder une escouade ennemie par exemple. Ce cloisonnement a parfois tendance à anéantir toute ambiance, puisque l’on sait qu’on ne sera pas assailli par des visions macabres pendant quelques minutes. Cela permet néanmoins de se concentrer sur ces phases de tir, très réussies grâce à une intelligence artificielle particulièrement performante.



Loin des pantins qui se contentent de vous foncer dessus ou de vous attendre, les ennemis de F.E.A.R. mettent au point des stratégies, tentent de vous surprendre, communiquent (bruyamment) entre eux afin de vous tuer. Ils utilisent parfaitement le décor, n’hésitent pas à battre en retraite ou à utiliser les couloirs adjacents, renversent des tables pour se protéger, sautent, rampent et utilisent des échelles afin de vous rejoindre, utilisent des tirs de couverture et des grenades pour vous faire sortir de votre trou tout en se protégeant : une vraie réussite, surtout aux niveaux de difficulté les plus élevés, qui nous obligera à être constamment sur nos gardes, à surveiller nos arrières. Heureusement, nous disposerons d’une capacité spéciale nous permettant de ralentir le temps pendant quelques précieuses secondes.

Dommage cependant que les ennemis soient si peu variés, tout comme les décors, horriblement vides et répétitifs. On sent que l’accent a été mis sur les apparitions horrifiques et sur le comportement des soldats ennemis au détriment du reste. Le scénario reste néanmoins assez intéressant, la progression linéaire et classique étant enrichie par de nombreuses informations à découvrir au fil de l’aventure, par le biais d’ordinateur à pirater ou de répondeurs téléphoniques. Cela permet d’en savoir plus sur Alma, sur Paxton Fettel ou sur le personnage que nous incarnons, nous aidant à nous impliquer davantage sans toutefois révolutionner le genre.

Mélange réussi entre action et horreur, le premier F.E.A.R. reste encore, 10 ans après, un FPS plutôt agréable à boucler. S’il a évidemment vieilli, à cause notamment de certains éléments peu soignés, il réussit à nous faire frissonner et à nous opposer un certain challenge grâce à des manifestations horrifiques soignées et une intelligence artificielle très travaillée. Evidemment, le personnage d’Alma fera l’objet de deux suites, F.E.A.R. 2 : Project Origin et F.3.A.R. Notons enfin que ce premier volet a connu deux extensions, Extraction Point et Perseus Mandate, réservant également quelques frissons (notamment un passage tétanisant avec des ennemis s’approchant dans un hangar où la lumière saute constamment).

5/6 - Steeve Raoult