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Alors qu’elle expertisait une pierre précieuse, Alexandra libère sans le savoir un Djinn maléfique qui y était emprisonné depuis plusieurs siècles. Cette race inhumaine, magique et malfaisante, guidée par une insatiable malveillance, ne souhaite qu’une seule chose : s’emparer du Monde des humains afin d’en faire ce qu’elle veut. Mais pour cela, le Djinn doit retrouver celle qui l’a libéré et lui exaucer trois vœux. Pour parvenir à ses fins, ce démon des temps anciens va semer la terreur partout où il passe, se nourrissant des âmes et des souhaits des personnes qui croiseront son chemin…



Maquilleur et technicien des effets spéciaux sur de nombreux films fantastiques phares des années 80-90 (nous pouvons citer notamment "predator", "evil dead 2" et "evil dead 3 – l’armée des ténèbres", "tremors", "vendredi 13 chapitre 9 : jason va en enfer", "l’antre de la folie", "the faculty", ou encore "vampires"), Robert Kurtzman fonda en 1998 la société d’effets spéciaux KNB EFX Group (KNB étant les initiales des noms des fondateurs de la société : Robert Kurtzman, Greg Nicotero et Howard Berger).

C’est en 1997 que notre homme réalisa son premier long-métrage intitulé "wishmaster", une œuvre aujourd’hui devenue culte dans le paysage fantastique des années 90. Encore aujourd’hui, ce film demeure l’œuvre majeure de sa très maigre filmographie en tant que réalisateur (dont font partie entre autres "the rage" et "buried alive").



Ayant pour consultant un certain Wes Craven pour la réalisation de son premier film, Robert Kurtzman a su s’entourer d’un bon nombre d’autres têtes connues du cinéma fantastique. On retrouve donc dans le prologue Angus Scrimm ("phantasm") puis dans le film les apparitions de Ted Raimi (frère de Sam Raimi, vu dans "darkman", "intruder" ou encore la saga des "evil dead"), Kane Hodder (Jason Voorhees dans les épisodes 7 à 10 de la saga des "vendredi 13"), Tony Todd (Candyman) sans oublier un Robert Englund (Freddy Krueger) qui fera ici bien plus qu’une apparition.

Une bien belle brochette d’acteurs ayant œuvré dans le cinéma d’horreur des années 70-80-90 que voilà donc ! (à noter d’ailleurs que le trio Englund-Hodder-Todd se retrouvera quelques années plus tard à l’affiche de "butcher", alias "hatchet", d’Adam Green)

Toutefois, nous sommes souvent amenés dans pareille situation à se demander si le film qui va en découler mérite réellement le détour (on a souvent vu des pléiades d’acteurs connus au casting de certains films pourtant bien moyens)…
Bien qu’il soit mis en avant par Wes Craven (alors en pleine effervescence avec son « scream » réalisé l’année précédente) "Wishmaster" ne fera pas d’énormes étincelles dans les salles obscures mais son succès bien plus conséquent en vidéo par la suite suffira à allonger la saga de trois suites (à ce jour).

Pourtant, nous ne pouvons pas dire que le scénario de "wishmaster" soit des plus réussis. Assez simple sur le papier, présentant bien trop peu de rebondissements, l’histoire écrite par Peter Atkins (à qui l’on doit les scénarios des épisodes 2, 3 et 4 de la saga des "hellraiser" à laquelle nous ne pouvons d’ailleurs éviter de penser lors de certains passages de "wishmaster") ne doit son salut qu’à ce bon vieux Djinn et sa malveillance quotidienne.



En effet, il faut bien admettre que cette histoire de génie maléfique ayant de grands pouvoirs qu’il ne peut cependant exercer sur le monde qui l’entoure qu’au service de vœux est une bien bonne trouvaille. Cela pousse donc notre Djinn à manipuler des humains pour qu’ils fassent des vœux que lui-même va exaucer mais d’une bien étrange façon : jouant avec les mots et comptant sur la maladresse de ses victimes au moment de faire leurs souhaits, ce dernier en profite alors pour faire le mal (meurtre du souhaiteur ou d’une ou plusieurs personne(s) de son entourage). Une méthode de travail du Djinn (ré-orienter les vœux à son avantage) qui apporte indéniablement une bonne dose d’humour noire dans "wishmaster", tout en conservant à chaque fois le côté fantastique de l’histoire.

Changer les vœux en cauchemars, voici le quotidien de cette entité diabolique et machiavélique qui s’avèrera être un fin stratège pour arriver à ses terrifiants desseins! Andrew Divoff ("la créature du cimetière", "toy soldiers", "faust"…), qui campe le personnage du Djinn en grande partie, est d’ailleurs très bon dans ce rôle qui semble lui coller à la peau.

En ressort alors inévitablement un bon lot de scènes gores, violentes et parfois totalement folles. Alors que le film de Robert Kurtzman nous plongeait d’emblée dans un véritable carnage au sein d’un palais de Perse il y a plusieurs siècles en arrière, ce dernier ne nous laisse jamais sur notre faim et s’amuse à intégrer de nombreux effets spéciaux (dont beaucoup semblent être un hommage à l’ancienne école pour le plus grand bonheur des fans) jusqu’à un nouveau carnage perpétré cette fois-ci dans le Monde actuel.

Saignantes (décapitation, lacération, éventration, Démons sortant du ventre de leurs victimes…), originales et/ou farfelues (cancer foudroyant, noyade inattendue, extirpation du squelette d’un corps humain, transformation de victimes en mannequin de magasin de prêt-à-porter ou en crocodile, statues ou cordes d’un piano qui prennent vie…), les mises à mort sont nombreuses et raviront les fans préparés à voir les prouesses techniques du duo Kurtzman/Nicotero de la société KNB EFX Group.



Au final, "wishmaster" premier du nom est une très sympathique réalisation, un film culte aujourd’hui pour les amateurs de films fantastiques.
Même si nous pourrons reprocher au film un scénario assez mince et facile (l’effet de surprise est souvent gâché, mais qu’importe les mises à mort demeurent originales), il faut bien reconnaître que ce premier film de Robert Kurtzman mérite d’être vu, ne serait-ce que pour son personnage central qu’est le Djinn et ses nombreux effets spéciaux made by KNB EFX Group.
Un film à conseiller à toute personne ne l’ayant pas encore vu (et j’invite d’ailleurs les autres à le revoir, moi-même y prenant encore un malin plaisir à regarder les vœux des gens se retourner contre eux… J’avoue je suis parfois un tantinet sadique…).








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