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Réalisation
Lucifer Valentine

Scénariste
Lucifer Valentine

Date de sortie
2010

Genre
barbaque et tripailles

Tagline


Cast
Ameara Lavey
Hope Likens


Pays
Etats-Unis, Canada

Production


Musique
/

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4
(9 votes)
Une prostituée boulimique parle de son enfance perturbée et dérangée tout en étant sexuellement torturée. Le final de la trilogie "Vomit Gore".



Chapitre final de la fameuse trilogie "Vomit Gore", "Slow torture puke chamber" se démarque de ses deux prédécesseurs pour aborder un style différent à la qualité visuelle nettement supérieure.
Cet opus démarre directement sur une intro absolument hypnotisante et psychédélique montrant des images d'enfants, de poupées, d'insectes et scènes finales de "Regoregitated Sacrifice" portées sur quelques notes de musiques agréables à écouter.

Tout en enchaînant directement sur de nombreuses séances de vomissements et de nudités, le troisième long métrage de Lucifer Valentine a la particularité d'avoir l'ombre d'une trame narrative centrée sur l'histoire d'une prostituée qui raconte au cours du film comment elle s'est faite violer et torturer à plusieurs reprises lors de son enfance.

En revanche, l'urophilie vient faire la concurrence avec l'émétophilie car, en effet, le personnage féminin mis en parallèle avec notre jolie narratrice offrira au spectateur d'innombrables séquences où on la voit uriner dans plusieurs endroits (verre, vase, baignoire, sa propre bouche, etc.) allant même jusqu'à se faire uriner dessus par le réalisateur.

A moins d'être urophile, ces nombreuses minutes de remplissage n'apporteront aucun plaisir d'excitation que ce soit visuel, sexuel ou même pour la sensation de dégoût.



"Slow torture puke chamber" semble tomber dans la pornographie fétichiste trash livrant trois-quarts d'heures de paraphilie plus ou moins agréables à regarder (lorsqu'on se positionne à la place d'un adorateur de scènes trash sexuelles). En plus de ça, Lucifer Valentine ne manquera pas de rajouter un peu de couleur dans le vomi, que ce soit le rouge, donnant l'impression que la boulimique vomit du sang, le marron, le transparent ou encore le noir dans sa forme gélatineuse.

Pas besoin d'aller plus loin pour dire qu'il est déconseillé de manger avant ou pendant ce "petit régal" mauvais pour l'estomac.

Rajoutez à ça, une séquence de masturbation (et viol) à l'aide d'un crucifix qui gâche beaucoup la crédibilité du film voulant trop jouer sur la provocation pseudo-satanique gratuite... Ce qui est dommage car la présence des sauterelles apportait un petit plus au fond du film en symbolisant la dévastation et faisant référence à la cinquième trompette de l'apocalypse, ce qui confirmerait l'état de destruction du personnage principal au cours de son enfance.



D'ailleurs, les signes de l'enfance, de pureté et d'innocence survolent tout le long des films rendant la trilogie encore plus glauque qu'elle est censée être à la base.

Dans celui-ci, non seulement nous avons droit à des bruits d'enfants qui jouent et qui rient, mais aussi après 45 minutes de pornographie, le spectateur aura l'occasion de voir une éventration sauvage d'une femme enceinte et pour la suite, jamais on aura vu un bébé prendre aussi cher (le nouveau-né violé de "A Serbian Film" peut aller se rhabiller).

Malgré des FX trop douteux pour conserver la crédibilité des actes, Lucifer Valentine prendra un malin plaisir de s'occuper lui-même du petit poupon en lui vomissant dessus, le traînant par terre, le violant et le démembrant avant de le finir dans un mixeur pour ingurgiter le contenu avant de le revomir.



Pendant les 20 dernières minutes, le film tombera grossièrement dans la surenchère ne manquant pas de gore, tout en continuant dans les scènes de vomissement (notamment la dérangeante scène de l'entonnoir).
Au final, ce dernier opus "Vomit Gore" conclut la trilogie d'une manière inattendue et certainement trop décevante pour les fans de l'extrême qui ont été habitués au déversement de gore généreux des deux premiers films. Certes, le travail sur l'éclairage et certains plans de caméra rendent l'expérience un peu plus "agréable" à visionner mais l'excès d'urophilie sera le principal élément qui viendra tout gâcher et qui n'hésitera pas à installer l'ennui bien que le film ne dure qu' 1h15.

Il n'y a plus qu'à espérer un relèvement de niveau dans le prochain "Vomit Gore 4" prévu et tant attendu.
Même si le plaisir n'est pas toujours présent dans notre ressenti face au contenu général de la trilogie, il n'en reste pas moins que cette dernière s'avère intéressante pour la curiosité malsaine qui sommeille en certains fans de boucherie pure.

Une expérience unique, extrême, efficace, transgressive, répugnante, dérangeante et fortement recommandable pour les cœurs les plus endurcis en quête de sensations intenses livrées par la gratuité d'une violence à son paroxysme.