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Une fille troublée par des hallucinations cauchemardesques continue sa descente aux enfers aidée de deux jumelles démoniaques. Une expérience qui n'est pas pour les cœurs sensibles...



Après avoir choqué un bon nombre d'âmes sensibles, l'émétophile Lucifer Valentine revient en force avec le deuxième volet de l'abominable trilogie "Vomit Gore".
Il s'agit de "Regoregitated Sacrifice", instantanément considéré pour beaucoup, comme le film le plus extrême jamais réalisé à ce jour (accompagné de "Philosophy of a Knife" et "August Underground Mordum"). En effet, cette œuvre est devenue absolument incontournable pour les amateurs de sensations fortes et de cinéma extrême et c'est le genre de métrage inoubliable qui ne laissera personne indifférent et marque une date dans l'histoire du cinéma gore.

Détrônant "Braindead" en termes de barbaques, faisant passer la perversion de "A Serbian Film" pour une simple petite caresse, et rajoutant une dose phénoménale d'éléments trash provocateurs tels que le vomissement, le sadomasochisme, le satanisme, la pornographie, etc. toujours dans cet effet de montage dynamique et original qui énerve le rythme, il est donc conseillé d'avoir l'estomac bien accroché pour oser tenter l'ultime expérience en termes de violence et d'atrocité.



Tout comme son prédécesseur, "Regoregitated Sacrifice" débute avec des images dépressives et sinistres montrant l'envie de mourir d'Angela qui procédera ensuite à son suicide par noyade.
Le film se passera pendant toute la durée d'agonie d'Angela qui sera emmenée aux enfers par deux sœurs jumelles démoniaques The Black Angels of Hell interprétées par les deux belles sœurs Soska (réalisatrices de "American Mary" et "See No Evil 2"). Dès le début, ces dernières auront l'honneur de verser les premières gouttes de sang grâce à une séquence gore où une lame tranchante leur séparera le morceau de chair qui relie leur tête comme des siamoises.

Sur une quasi-absence de décors, la violence frontale est lancée et l'ambiance constamment malsaine et cauchemardesque arrive sur vous comme un train qui vous fonce dessus.
A chacun de poursuivre le visionnage de ce film expérimental ne s'imposant aucune censure que ce soit dans la nudité, les gros plans sur les vagins (parfois en train d'uriner), les vomissements répugnants, et les innombrables scènes de boucherie qui vous feront, sans aucune doute, subir une overdose de sang et de chair.



Les sœurs Soska seront les stars de cet opus; elles viendront brutaliser des femmes jusqu'à en éventrer une avec une furie rarement égalable, n'hésiteront pas à la faire vomir avec ses propres boyaux et à s'amuser avec le sang qui s'écoule de l'abdomen avant que Lucifer Valentine lui-même fasse son entrée pour participer à la fête.

Jamais la violence n'a été aussi intense dans un film et le réalisateur grimpera le niveau d'atrocités a crescendo pour offrir au spectateur un final colossal sans temps mort où la violence sexuelle et physique vous persécutera pour le reste de la semaine après le visionnage.
Une véritable orgie incessante de vomis et d'hémoglobine qui force chacun de nous à faire face à des séquences parfois inimaginables sans prendre la peine de développer une histoire (à quoi bon ?).
On notera juste l'hommage fait à Kurt Cobain en voyant des plans filmés devant sa maison montrant les différents mots d'adieu.



Jouant aussi sur l'innocence afin d'accentuer la perversion du contenu, Lucifer Valentine a mis toute son imagination pour arriver à un résultat aussi puissant et radicalement choquant à la limite traumatisant, ainsi que l'utilisation d'un élément important pour renforcer le symbolisme voulu de son œuvre : la présence d'une pieuvre lors du grand final énergique.
L'introduction d'une mygale dans un vagin avant que ce dernier soit cousu restera aussi une séquence mémorable.
Objectif réussi et "Regoregitated Sacrifice" n'a pas volé sa réputation du film le plus trash de l'histoire. Reste à savoir si les personnes qui tenteront l'expérience seront réceptives à l'efficacité du choc et l'excès de brutalité sauvage et féroce mêlés à de la pornographie provocatrice ne pouvant que nous rendre asexué pendant le visionnage.

Un film gore immense et révolutionnaire pour le cinéma d'horreur extrême à ne surtout pas faire voir à n'importe qui. Aucun adjectif ne pourrait précisément définir cette excellente monstruosité.