RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Réalisation
Lucifer Valentine

Scénariste
Lucifer Valentine

Date de sortie
2006

Genre
barbaque et tripailles

Tagline


Cast
Ameara Lavey
Pig Lizzy
Maja Lee
Princess Pam


Pays
Etats-Unis, Canada

Production


Musique
/

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 2.5
(11 votes)
Une jeune prostituée de 19 ans boulimique fait une descente aux enfers dans un monde satanique et cauchemardesque. Ce puits infernal la mènera directement à l'autodestruction...



S’il y a bien une trilogie qui est vraiment incontournable pour les amateurs de sensations extrêmes en termes d'horreur et d'atrocité, c'est bien la trilogie "Vomit Gore" de Lucifer Valentine. Une trilogie qui porte bien son nom car le réalisateur a inventé ce nouveau sous-genre du cinéma gore : le mélange de vomi, de gore, de tripailles et de nudité. Trois films à ne surtout pas faire voir à n'importe qui et ayant la réputation d'être la trilogie la plus extrême et trash de l'histoire du cinéma.

Le premier volet qui annoncera la couleur est "Slaughtered Vomit Dolls", étant le plus soft des trois opus. Rejeté par de nombreux festivals à cause de son caractère excessivement déviant et violent, hué par les âmes sensibles qui ont eu la curiosité de découvrir une œuvre où l'utopie n'existe pas sachant qu'ils allaient se mettre face à une succession d'atrocités, et instantanément considéré comme le film le plus violent de tous les temps lors de sa sortie (avant l'apparition de plusieurs autres films déviants qui le détrôneront), "Slaughtered Vomit Dolls" nous parle de l'autodestruction d'une jeune adolescente Angela, tombée dans la drogue et la déchéance qui la pousseront à se livrer à Satan pour oublier les souffrances de son passé.
Seulement, la torture de son âme n'est pas finie, car elle se verra prise dans une spirale de violence extrême qui continuera de lui infliger davantage de douleurs intenses.



Cette souffrance sera partagée avec le public, car dès les premières minutes, Lucifer Valentine nous plonge directement sans ménagement dans une atmosphère des plus sordides et malsaines; du jamais ressenti devant un film d'horreur ou gore, le réalisateur sataniste frappe un grand coup en enchaînant les ralentis, les effets de montage originaux accentuant le trouble et le malaise du spectateur, et les effets sonores agaçants, complètement assourdissants et insupportables.

L'arrivé de plusieurs autres personnages féminins inconnus nous mènera dans un ensemble de meurtres plus atroces les uns que les autres, d'une violence radicale et d'un réalisme rarement égalé.

En parlant du réalisme, "Slaughtered Vomit Dolls" flirte avec le genre du snuff movie. En effet, la caméra à l'épaule n'hésitant pas à s'approcher (parfois un peu trop) des victimes pour filmer leur visage anéanti par la terreur et la douleur, et le jeu d'acteur irréprochable des actrices nous empêche de distinguer le réel et la fiction.

Sans oublier les séquences de vomissement réelles et sans trucage qui en dégoûteront plus d'un et poussant la saleté répugnante du film encore plus loin qu'il l'est déjà. Le film est centré constamment sur la gente féminine, non pas par misogynie mais par admiration de Lucifer Valentine pour les jeunes et belles demoiselles qui ne cessent de l'entourer en retour. En revanche, malgré les scènes de nudité, la déviance et l'univers hyper malsain du film empêcheront de prendre plaisir à voir les actrices nues se traîner par terre, se faire battre, se faire torturer...



Nous sommes ici dans le paroxysme de la déchéance et de la dévalorisation humaine, recrachant toute sa saleté à l'intérieur de lui et n'ayant plus que le désespoir autour de lui quand une entité démoniaque prend plaisir à jouer avec notre esprit. Cependant, dans la forme, le film s'avérera de moins en moins supportable ne serait-ce qu'à cause des excès de ralentis, d'images stoppées, de voix trafiquées, du style purement expérimental que certains ne pourront pas accrocher dès le départ au point de vite tomber dans l'ennui, etc...

Heureusement, Lucifer Valentine n'y va pas de main morte concernant la boucherie : énucléation (avant de vomir sur ses propres yeux), dépeçage de visage, bras amputé (réalisme incroyablement bluffant), scalp à la scie circulaire, dégustation de cervelle, vomissement dans la boîte crânienne et autres merveilles horriblement répugnantes qui offriront aux spectateurs un véritable déluge de gore après 40 minutes de violence psychologique et de manière constamment intense.



Mais l'ensemble de l'attention du spectateur se portera surtout sur l'infernal effet de montage quasi-nauséeux qui empêche tout plaisir de profiter de ce qu'il se passe à l'écran.

Evidemment "Slaughtered Vomit Dolls" ne fait qu'annoncer la couleur pour ce qui va suivre, bien qu'il soit le plus sombre de la trilogie (il sera suivi de "ReGOREgitated Sacrifice" et "Slow Torture Puke Chamber") et n'est là que pour que Lucifer Valentine se mette en place avant d'offrir aux cœurs (et estomacs) les plus costaux, un raz de marée de gore et de vomis et autres pour leur faire vivre l'expérience ultime du cinéma extrême underground. Le début d'une expérience trash jamais vécue dans le milieu du cinéma gore, une quasi-révolution du gore n'étant pas forcément proportionnelle à la qualité fournie dans ce premier opus.