RDV SUR FACEBOOK



CONNEXION



Réalisation
Brian Paulin

Scénariste
Brian Paulin

Date de sortie
2013

Genre
barbaque et tripailles

Tagline


Cast
Joseph Olson
Brian Paulin
Kevin Barbare


Pays
Etats-Unis

Production


Musique
/

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 3.3
(8 votes)
Dans une petite ville, tandis que ses habitants pratiquent leurs occupations quotidiennes, une force démoniaque apparaît au-dessus de la ville causant un carnage. Pendant ce temps, David est la recherche de preuves de Bigfoot dans la forêt avec son cameraman Brian. Ayant réussi à rendre de bonnes images, un dirigeant de la télévision sans scrupules leur demande plus d'images concernant une enquête paranormale dans la ville où le carnage s'est produit...



Brian Paulin est déjà connus pour ses films ultra-gores "Bone Sickness", "Fetus", "Blood Pigs", etc.
"Cryptic Plasm" est son dernier film, changeant légèrement la formule pour laisser place à un peu de nouveaux tests de la part de ce gros goreux.

Jusque-là, on a affaire à une histoire bien plus classique que les films gore qui le précèdent.
Le film durant seulement 1h14, soit le plus court de sa filmographie jusqu'à preuve du contraire.
Après une scène d'introduction « gorissime » nous rappelant bien que nous sommes devant un film de Morbid Visions, ce dernier utilise cette fois-ci la carte du found footage à plusieurs reprises car le moment est venu de donner au spectateur une petite dose de frayeur.

Malheureusement, Brian Paulin loupe son coup. Le rythme ralentit de plus en plus et l'amateurisme flagrant de Brian, bien qu'il y mette du sien pour provoquer une sensation d'angoisse chez le public, handicape le film.



Mais bon, connaissant les films de Morbid Visions Films, on s'attend à voir le gore exploser sur notre écran, le sang jaillir des chairs déchiquetées et mutilées comme on a l'habitude de voir dans les bons vieux métrages de la firme. Mais de ce coté-là, la déception sera aussi présente.

On a droit qu'à une accumulation de dialogues bancals, une touche de surréalisme aux effets spéciaux minimes et inoffensifs, mais aussi à une scène d'exorcisme plutôt sanglante et violente qui tourne très mal mais qui ne sera qu'une impression de déjà-vu pour ceux qui auront vu les films précédents du réalisateur.
C'est à présent que David est mystérieusement possédé par un mal étrange.

Aucune scène de vraiment gore jusqu'à maintenant, mise à part la séquence d'exorcisme expédiée aussi vite qu'un bouchon de champagne.

Et c'est ainsi que nos deux amis commenceront à s'inquiéter sérieusement de la situation jusqu'à ce que le Mal prenne le dessus (pour le coup, il prendra son temps et laissera échapper 50 minutes de film...).
C'est donc, dans les 20 dernières minutes, que Brian Paulin va offrir aux fans ce qu'ils attendent le plus : une espèce de gros bordel festif dans une ambiance tellement démoniaque qu'on aura l'impression, au bout d'un moment, de voir une véritable vision de l'enfer.



Le gore s'enchaîne et fait grimper les litres de sang crescendo, le tout accompagné d'effets spéciaux et de maquillages très réussis (impossible de dévoiler ce qu'il se passe à l'écran afin que la surprise soit meilleure).
Là au moins, les fans d'éclaboussures et de viandes extirpées des organismes seront servis et se raviront de ce « gore-fest » malgré le fait que ça sente parfois le réchauffé concernant l'inventivité des effets gore. Contrairement aux décors qui accentuent radicalement l'atmosphère diabolique.

Mais par malheur, ce final jouissif se finit trop vite... Avec l'espoir que ça ne se finisse pas avant un bon moment, on reste sur sa faim, surtout quand on s'attend à un film de la même générosité que "Blood Pigs".
C'est la frustration qui prend donc, fâcheusement, le dessus.

Surtout quand, suite aux affreux « floutages » de "Blood Pigs", Brian Paulin prend soin de faire attention à la netteté de l'image, même si certains gros plans nous perdent un peu dans la tripaille au point de ne plus pouvoir distinguer à quel membre appartient tel ou tel morceau.



Pour conclure, ce tant attendu "Cryptic Plasm" reste une déception malgré la générosité finale et l'investissement sincère du nouveau maître du gore indépendant.

Il n'est, donc, à voir que pour les dernières minutes qui passeront bien plus vite qu'on le pense, et même trop pour apprécier cette nouvelle œuvre. Ca reste néanmoins les 15 dernières minutes les plus gores jamais réalisées dans un film, sans hésiter.

Un carnage qu'on aurait aimé voir durer jusqu'à l'overdose comme ont su le faire "Bone Sickness" et "Blood Pigs".

Continue la réalisation Brian et surtout, ne fait plus cette erreur et envoie-nous un maximum de barbaque dans tes prochains long-métrages comme tu sais si bien le faire !