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Réalisation
Emanuele de Santi

Scénariste
Emanuele de Santi

Date de sortie
2014

Genre
barbaque et tripailles

Tagline


Cast
Jade Matthew
Carol Bolt
Ashleugh Whitfield
Orietta Babusci


Pays
Italie

Production


Musique
Bnw Noise

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 2.7
(14 votes)
De mauvaises choses arrivent à de mauvaises personnes. C'est ce que Ursula, meneur d'un groupe d'artistes de rue dérangés appelé "The Crows", dit toujours. Pour aucune raison apparente, le gang commence à tourmenter Marie et Judy : une jeune et belle conductrice de voiture et son chien. Son crime est de ne pas faire attention aux artistes de rue ennuyeux. Pour Mary, les rideaux du spectacle le plus fou et dangereux tomberont...



La firme Necrostorm a fait un sans faute jusqu'à maintenant; commençant par "Adam Chaplin" et ses scènes de combats ultra-sanglantes et son ambiance satanique oppressante, "Hotel Inferno" leur petit film gore et d'angoisse contenant une atmosphère démoniaque à l'intérieur d'un hôtel, et surtout l'excellent "Taeter City" s'inscrivant certainement parmi le Top 20 des films les plus gores jamais réalisés, mêlant le sang à l'univers futuriste digne d'un jeu vidéo dans un rythme particulièrement dynamique.

"Judy" ne fait PAS partie de la production Necrostorm mais il a tout de même été distribué en DVD par la maison de production dont la sortie était quasiment inattendue, se présentant surtout par sa bande d'annonce intrigante laissant apercevoir des clowns et une boîte étrange protégée par des clous.

Pour le coup, "Judy" est certainement le film le plus minimaliste de la filmographie de la vente Necrostorm, réalisé par le réalisateur "d'Adam Chaplin", on peut évidemment s'attendre à un résultat très convenable mais malheureusement, ce nouveau long-métrage souffre de plusieurs faiblesses.



En commençant par le vide de son histoire; il est évident que les films produits par Necrostorm ne sont pas reconnus pour la densité de leurs scénarios banals mais "Judy" n'est ici que pour raconter l'histoire d'une femme ayant perdu son chien (c'est ce dernier qui s'appelle Judy) la menant à découvrir une boîte mystérieuse.

Débutant par une introduction présentant un groupe d'artistes clownesques au maquillage plutôt réussi et aux problèmes mentaux rappelant "Circus of the dead", le film dévoile les intentions des fameux clowns pour persécuter les mauvaises personnes ne s'intéressant pas à eux.

Manque de chance, Marie fait la connaissance d'Ursula et n'hésite pas à la rejeter impoliment, ce qui causera son tourment dans les heures à venir.

Une fois rentrée à son logement, Marie a la malchance de perdre la trace de son chien Judy étant introuvable, ce qui permettra d'imposer un jeu de cache-cache à la jeune femme suivi d'un home-invasion plutôt convaincant.



Le film tombe d'un seul coup dans le thriller faiblard sans ambiance où l'on observe sans cesse Marie en train de chercher désespérément sa chienne adorée.

Un concept qui aurait pu développer un petit côté drame psychologique, mais la situation est tellement banale que même l'inquiétude douloureuse de Marie ne parvient pas à faire ressentir quoi que ce soit au spectateur étant déjà au courant de la cause de la disparition du chien.

Le problème majeur reste le manque de rythme... Malgré une tentative d'installation d'ambiance sombre, Emanuele de Santi ne parvient pas à nous offrir une atmosphère prenante et cauchemardesque comme il a su faire dans "Adam Chaplin". Quelques visites du logement, une quasi-absence de bande sonore, quelques larmes versées, quelques coups de téléphones à tel ou untel et voilà 45 minutes de perdues...

Le souci de "Judy" n'est pas le vide scénaristique qui n'est pas censé nous déranger quand on connait les principales intentions des films de Necrostorm, mais c'est surtout l'exploitation du sujet ne fournissant que du néant et beaucoup de déceptions pour les amateurs des films d'Emanuele et Giulio de Santi ayant l'habitude de livrer du gore excessif et jouissif dans un univers peu conventionnel, surréaliste et futuriste.
Seule la fin, nous rappelle que "Judy" fait partie de la firme, plongeant gentiment dans le gore grâce à un espèce de fusil à pompe (à clou plutôt) fais maison pour une chasse à l'homme à domicile, mais qui semblera trop courte pour être appréciée.

L'ensemble n'est qu'un simple jeu du chat et de la souris, n'allant même pas jusqu'à intensifier cette balade sombre et la découverte de ce fameux coffre mystérieux.

Un essai de torture psychologique complètement inoffensif, bâclé, paresseux et pas assez rythmé pour être un minimum divertissant.

Necrostorm nous a habitués à mieux que ça, et on espère un ré-haussement de niveau dans leurs prochains films très attendus par leur public. "Judy" n'est ici que pour apaiser l'attente des fans en augmentant leur incertitude vis-à-vis du contenu des prochains métrages.



L'univers fascinant du cinéma bis futuriste, décomplexé et sincère de la production est malheureusement absent dans ce film beaucoup trop centré sur la recherche d'un animal alors qu'on a la joie d'avoir une belle présentation de "vilains" physiquement glauques.

Un triste gâchis quand on voit le dernier quart d'heure rudement efficace et l'aspect terrifiant des clowns qui aurait pu accentuer le stress voulu si l'ambiance avait été plus travaillée et aussi efficace que celle de "Hotel Inferno".

Reste à pardonner Emanuele de Santi pour sa première erreur en espérant la réussite de sa prochaine réalisation que ce soit dans l'ambition, le divertissement tant donné précédemment et l'accumulation d'idées originales et barrées, histoire de nous rendre enthousiastes pour les prochaines sorties chez Necrostorm à l'avenir.

En attendant rien n'empêche un re-visionnage des trois précédents long-métrages inégaux mais hors du commun et sacrément déjantés pour combler la déception que chaque Necrofan risque d'avoir durant le visionnage de "Judy" .









Du même réalisateur :

ADAM CHAPLIN