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CONNEXION


Genre
FPS

Systeme
XBOX 360

Developpeur
Gearbox Software

Annee
2013

Votre note: -
Moyenne: 1.5
(4 votes)


17 ans après les événements de "Aliens, le retour", l’équipage de l’USS Sephora répond au signal de détresse du Caporal Dwayne Hicks, pour se rendre finalement compte à son arrivée que quelque chose cloche. L’USS Sulaco, le vaisseau à bord duquel se trouvaient Ellen Ripley, Hicks et Newt, repart en direction de LV-426 et non pas vers la planète Fury-161, comme convenu. Les marines du Sephora y mènent l’enquête et commencent à lever le voile sur un mystère auquel est mêlée la société Weyland-Yutani. Les marines pourront-ils découvrir ce que cache la société quant au sort que connait la surface de la planète, avant qu’il ne soit trop tard ?



L'AVIS :

Alien : Isolation m’ayant un peu laissé sur ma faim, j’ai décidé d’essayer un autre jeu inspiré de la saga : Aliens Colonial Marines. Un titre qui me tentait depuis sa sortie, malgré sa réputation catastrophique et les critiques assassines que l’on peut lire un peu partout, la simple perspective de pouvoir dessouder du xénomorphe à la pelle suffisant à me donner envie de prendre ma manette. Mauvaise idée.

Oh, bien sûr, pendant un certain moment, le jeu parvient à faire illusion : entre deux passages par le fan-service, avec un nouveau Bishop et la redécouverte de la colonie ayant servi de décor au film de James Cameron, on flingue des dizaines d’aliens en quelques minutes sans trop s’attarder sur les défauts, surtout si l’on n’est, comme je le suis, pas trop regardant sur la qualité des graphismes. Rapidement, certains éléments viennent noircir le tableau : bugs d’affichage, intelligence artificielle à la ramasse, et surtout l’impression que les concepteurs n’ont en fait jamais vu les films de la saga ne seront que les premiers à nous sauter aux yeux.



On incarne donc un Marine stéréotypé, constamment flanqué d’autres Marines stéréotypés (« on n’abandonne pas un Marine ! »), dont le but est de progresser d’un point A à un point B. L’unique objectif est ainsi de survivre aux vagues innombrables d’ennemis (aliens, mercenaires de la Weyland…) : le jeu se focalise d’ailleurs tellement sur cette progression linéaire qu’il va insister pour ne jamais interférer avec un quelconque élément scénaristique. Non, vous avancez, vous tuez, vous répétez tout ça. On pousse même le vice jusqu’à refuser tout début d’explication au joueur, en évacuant certains éléments majeurs d’un « on n’a pas le temps » ou « je préfère ne pas en parler ». Le record de fainéantise ne doit pas être bien loin.

Ce ne serait pas nécessairement gênant si cette orientation 100% action était réussie. Hélas, Alien CM est d’une médiocrité à toute épreuve, faisant renaître des éléments de gameplay oubliés depuis bien longtemps (les énormes items qui apparaissent lorsqu’on tue un soldat adverse), retirant toute sensation d’impact lorsque nous tirons (on ne sait pas vraiment si l’on touche l’ennemi avant de le voir s’effondrer) et oubliant même d’ajuster le tout avec les particularités de l’univers Alien : le sang acide des xénomorphes devient ainsi quasiment inoffensif, et vous pouvez tranquillement les exploser au fusil à pompe à bout portant ou piétiner leurs entrailles encore fumantes sans risquer de mourir.



Résultat : alors que la campagne est plutôt courte, elle vous demandera de sérieusement vous accrocher pour ne pas abandonner en cours de route, vaincu par la lassitude d’une action horriblement répétitive. Le jeu n’en vaudra même pas la chandelle, le final étant du niveau du reste de la progression : sans impact ni intérêt. La seule curiosité vient finalement de la présence de nouvelles races de xénomorphes (sans aucune explication, évidemment) : un cracheur d’acide, un alien blindé qu’il faudra démonter grâce à un exosquelette et des créatures aveugles et arthritiques (?) se jetant sur la moindre source de bruit pour se faire exploser (??).

S’il parvient à faire illusion pendant quelques chapitres, Alien Colonial Marines est donc au niveau de sa triste réputation. Il parvient à rendre désagréable le massacre de xénomorphes avec ses éléments de gameplay d’une autre époque et ses multiples incohérences avec les films dont il prétend s’inspirer. A la limite, vous pourrez vous tourner vers le mode multijoueur, qui propose d’incarner un Alien. Là encore, le gameplay limité viendra rapidement à bout du plaisir que l’on ressent à contrôler le monstre….

1/6 - Steeve Raoult



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