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Contaminés par un virus rendant les gens fous et violents, les humains se sont entretués et les rares personnes encore en bonne santé tentent de survivre dans ce monde ravagé par le fléau. Après que sa petite famille ait été la proie de ce virus ravageur, Daniel décide de quitter son abri et trouve refuge dans une ferme à la campagne dans laquelle il rencontre la jeune April, autre survivante de cette épidémie. Ensemble, ils vont tenter de s’entraider et de ne pas tomber dans les griffes des contaminés qui peuplent aujourd’hui la région.



Présenté dans de nombreux petits festivals de cinéma de genre, le film écossais "the dead outside" avait notamment été présenté en compétition dans la catégorie « inédits vidéo » de l’édition 2011 du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer. Comme je l’avais déjà évoqué dans la chronique de "devil" : une bien belle année pour la perle des Vosges qui s’était vue présenter probablement sa plus belle liste de long-métrages en compétition officielle ("j’ai rencontré le diable", "ne nous jugez pas", "the loved ones", "the troll hunter", "dream home", "bedevilled" alias "blood island"…), le tout sous le regard d’un président de jury nommé Dario Argento!

Mais alors, que s’est-il passé du côté de la catégorie « inédits vidéo » cette année-là à Gérardmer? Pas grand chose en fait, on y a trouvé quelques films moyens et la plupart sont quelque peu tombés dans l’oubli aujourd’hui. Il semble d’ailleurs assez logique que "triangle" de Christopher Smith ait décroché le prix du meilleur inédit vidéo en 2011 et une chose est sûre : ce n’est pas "the dead outside" qui aurait pu lui piquer la vedette…



Avec son affiche faisant cruellement penser au film "infectés" (sorti pourtant quelques temps après), le long-métrage écossais "the dead outside" promettait de bonnes petites choses en perspective avec cette histoire (certes classique mais toujours attrayante) d’épidémie, de vilain virus et de monde ravagé par ce fléau où les quelques personnes encore en parfaite santé tentent de survivre face à des contaminés violents et sanguinaires.

Malheureusement, le film de Kerry Anne Mullaney s’avère assez décevant dans son ensemble, la faute dans un premier temps à un cruel manque d’originalité.

En lisant le résumé de "the dead outside", de nombreux titres nous viennent forcément à l’esprit ("the crazies", "28 jours plus tard", "l’avion de l’apocalypse", "planète terreur", "les raisins de la mort"…) et on espère forcément alors trouver dans ce dernier un peu de sang neuf. Hé bien quelle désillusion et quelle frustration une fois le visionnage terminé : le film de Kerry Anne Mullaney n’apporte aucune véritable nouveauté, pire ce dernier n’est en rien passionnant et ne tient nullement en haleine son spectateur. Simpliste au possible, le scénario présente bien trop peu de péripéties et nous offre là un véritable somnifère visuel.

Alors que l’on pourrait pardonner à "the dead outside" le fait de ne pas trop rentrer dans les détails en ce qui concerne cette épidémie (les modes de transmission du virus, son arrivée sur Terre ou encore des informations sur ce fameux vaccin évoqué par les protagonistes ne nous seront pas communiqués), un peu à la manière pourtant du bien meilleur "the day" par exemple, on ne peut par contre pas tolérer certaines lacunes scénaristiques.

Ce rythme bien trop mou, pour ne pas dire « pépère », est notamment l’un des principaux points faibles (ou plutôt noirs). Mais ce n’est pas le seul : en plus d’être lent dans sa narration, "the dead outside" nous balance à tout va des flashbacks incessants (qui toutefois nous maintiennent éveillés car les quelques scènes d’action du film sont en grande partie dans ces segments de scénario) qui ont tendance à nous faire tirer encore un peu plus la grimace. Enfin, on déplorera également à ce scénario d’être parfois un peu brouillon et confus (on s’égare parfois le temps de quelques dizaines de secondes, principalement dans ces flashbacks cités juste avant).



Du côté du casting, là aussi nous pouvons être terriblement déçus. Alors que l’on se rend rapidement compte que l’acteur principal est un vrai légume (peu démonstratif dans ses émotions et peu tonique dans ses mouvements, un grand acteur que voilà!), on espère être agréablement surpris par la performance de cette étrange jeune fille, sombre et inquiétante (cette dernière a survécu seule dans une ferme, le fusil à la main et la haine dans les yeux), que l’on découvre bien assez tôt dans le film. Hé bien non, April est un personnage étonnamment gâché qui aurait mérité indéniablement un bien meilleur traitement : cette dernière s’avère être au final une jeune fille certes courageuse mais ô combien capricieuse et boudeuse (quelle tête à claques parfois!), qui n’hésite pas de temps à autres à s’isoler dans la campagne au risque de se faire croquer par les contaminés qui errent dans les environs…

Cependant, s’il y a bien une chose que l’on appréciera dans le film de Kerry Anne Mullaney, c’est son atmosphère lugubre où plane bien souvent un silence des plus inquiétants. Une ambiance glaciale, des couleurs froides (rappelant entre autres des films tels que "la route" ou "the day"), de nombreuses séquences de nuit (peut-être manque-t-il cependant quelques éclairages parfois, notamment dans certaines attaques de contaminés où l’on ne distingue au final pas grand-chose…) ou encore une musique collant parfaitement à l’atmosphère du film : voilà sans aucun doute les points forts à retenir de "the dead outside"!
Notons également les maquillages de certains contaminés en fin de film, plutôt réussis même si ces derniers demeurent assez simplistes…
Mince consolation, mais consolation quand-même dirons-nous…



Au final, "the dead outside" est bien loin de tenir toutes ses promesses. Alléchant à la lecture de son résumé, ce film écossais ne restera cependant pas dans les mémoires, la faute à un scénario bâclé et peu original, à un rythme très lent et à un casting franchement médiocre.
Heureusement, l’ambiance froide et inquiétante qui ressort du film de Kerry Anne Mullaney permet à ce dernier de ne pas sombrer entièrement. Un film « iceberg » comme j’aime les appeler…








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