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Réalisation
El Gore

Scénariste
El Gore

Date de sortie
2010

Genre
barbaque et tripailles

Tagline


Cast
Blut Fluchs
Philip P.
Marcel Rausch
Isabelle Fitzgerald


Pays
Allemagne

Production


Musique
/

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4.6
(5 votes)
Un corps inanimé dans une baignoire, un psychopathe, une ou plusieurs armes blanches, une caméra et des pulsions malsaines : voici les ingrédients nécessaires pour tourner un snuff movie...



La trilogie "Snuff Tape", inspirée du film indépendant "Meat Butcher Baby" s'inscrit dans la liste des films conçus dans le but de simuler un snuff movie (nous savons tous ce que c'est, même si beaucoup usent de ce terme avec absurdité pour définir le sous-genre d'un film jugé trop extrême pour eux...).

Ces trois films muets sont réalisés avec un budget misérable et s'avèrent être de simples exercices de style (notamment les deux premiers) afin de permettre au réalisateur EL Gore d'extérioriser ses idées déviantes à l'écran.

Ce dernier participe d'ailleurs à la réalisation du prochain long-métrage "Paraphilia" avec Tom Heidenberg ("Necrophile Passion") dont le court-métrage, portant le même titre, offre un petit quart d'heure savoureux de nécrophilie.

Quand le budget est restreint, il n'y a pas de meilleure solution que de plonger dans l'underground, là où l'on accueille sagement et gentiment les films trop gores ou trop violents pour le grand public.



Les simulations de snuff movies existent depuis des années et des années passant à travers les pays du monde entier, scandalisant le public trop sensible et gagnant leur réputation souvent grâce à leur niveau de violence excessive ainsi que leur réalisme plus ou moins frappant.

Cette trilogie « clippesque » ne renouvelle rien et est tout simplement là pour agrandir la liste et rappeler les dernières minutes atroces de "Ostermontag".

Mais ne passons pas à coté, car il faut avouer qu'au niveau des effets gore et du réalisme, le travail vaut le coup d'œil.

Commençant par un premier petit court-métrage de 5 minutes où un psychopathe taillade un homme dans une baignoire avant de lui arracher un ongle et de l'énucléer, le tout sur une musique de métal. Rien de plus simple, l'image est granuleuse, le gore est du vu et revu bien que très réaliste.

Même formule pour le deuxième volet où une actrice prend plaisir à enfoncer à plusieurs reprise, un couteau de boucher dans le crâne de sa pauvre victime avant de dévoiler son plastron sternal pour le caresser avant de lui uriner dessus.

Comparé au premier volet, le petit plus est la musique de métal entraînante car super bien choisie pour rendre le visionnage de ces 9 minutes un minimum divertissant. Dommage que la mauvaise qualité de l'image et les gros plans de caméra trop nombreux empêchent de distinguer les gestes de cette cruelle fille sur son cadavre.

Mais la trilogie gagnera en intérêt lors du visionnage du troisième opus d'une durée de 25 minutes avec une bonne poignée de gore et surtout une image bien plus nette au point d'être somptueuse.



Dans "Snuff Tape 3", pas de victime vivante, mais plutôt un cadavre quasiment « squelettisé » aux organes encore intacts (on laisse penser, donc, que son état n'est pas seulement dû à une putréfaction avancée, mais plutôt à un enchaînement de sévices et de mutilations très poussés). Le but est de montrer le psychopathe s'amuser avec le corps, le mutiler, lui faire subir des actes sexuels déviants, le dégrader sans cesse, etc.

Et pour le coup, EL Gore n'y va pas de main morte... Etant le plus explicite possible, toujours sur un montage « clippesque », nous avons droit à toutes sortes de gestes pervers et immoraux, passons évidemment par un viol avec un brosse à toilette, une énucléation, une éventration à la tronçonneuse, des gobages de tampons usagés, des actes de nécrophilie et scatophilie plutôt répugnants et autres joyeusetés pleines de romance comme la pénétration orbitale...

Le réalisateur met tout ce qu'il a pour livrer un film trash et « gorissime » sans faire attention à ce qui pourrait choquer le public ou pas. Du bon déversement de sang, du gore plutôt réaliste, une brutale bande sonore, de la déviance très poussée relevant presque de la folie (car inutile de vous demander pourquoi le tueur défèque sur le crâne de son cadavre, quand tous les actes envers ce corps ne sont que dans le but d'une excitation sexuelle, rien ne sert de se poser les questions sur ces agissements même si ça peut paraître parfois absurde et trop surréaliste).



En tout cas, autant "Snuff Tape 1 & 2" se montrent comme de simples pseudo-snuff minimalistes, divertissants, réalistes et dérangeants, autant "Snuff Tape 3" frappe fort avec le gore crasseux accentué par l'incroyable réalisme de son cadavre même si certaines scènes remontent légèrement l'amateurisme bien que l'intention soit bonne : l'automutilation finale étant l'acte suicidaire idéal pour une belle petite cerise sur le gâteau.

Rien de révolutionnaire mais peu de réalisateurs sont allés aussi loin dans les actes nécrophiles et il faut avouer que le style VHS de cette trilogie donne un petit charme comme si c'était le genre de court-métrage qui sera perdu dans plusieurs années avant d'être retrouvé par une bande d'ados au fond d'une cabane perdue dans une forêt. Mais pour cela, il serait préférable de sortir cette trilogie en VHS et non en DVD.

En attendant voilà le genre de petit court-métrage sans prétention réalisé pour rattraper la déception causée par "Necrophile Passion".

La trilogie a juste de quoi satisfaire les spectateurs adeptes du cinéma trash et ultra-gore.









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