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CONNEXION


Genre
survival horror

Systeme
PS4

Developpeur
Tango Gameworks studio

Annee
2014

Votre note: -
Moyenne: 5
(1 vote)


L'inspecteur Sebastian Castellanos et son équipe sont appelés en urgence dans un hôpital psychiatrique qui semble avoir été le théâtre de crimes horribles. En arrivant sur les lieux, Castellanos découvre en effet que tous les occupants et le personnel de l'hôpital ont été massacrés par un être semblant doué d'une force et de pouvoirs surnaturels. Son enquête va le mener dans un univers cauchemardesque, peuplé de monstres et de créatures effrayantes et sans pitié. Que s'est-il passé dans cet hôpital ? Qui est responsable de ce massacre ? Qui contrôle les créatures ? Le passé de l'inspecteur a-t-il un rapport avec ces curieux événements ? Pourquoi ce dernier ressent fréquemment de terribles migraines ?



L'AVIS :

L'annonce du retour de Shinji Mikami au genre du survival-horror a fait baver les fans du monde entier. Célèbre pour être le créateur de la saga des Resident Evil et avoir donné ses lettres de noblesse au genre, avec notamment un génial Resident Evil 4 en 2005, Shinji Mikami a l'ambition avec "The Evil Within" d'en donner encore plus aux joueurs et de les faire se liquéfier de peur devant leurs écrans. Sortie en octobre 2014, "The Evil Within" tient-il ses promesses ?

Pour ma part, la réponse est "oui". Peut-être pas au niveau de la peur ou des frissons que le jeu devait nous procurer. Certes, notre rythme cardiaque s'accélère devant certaines situations ou certains monstres à combattre mais ce n'est pas vraiment de la peur qu'on ressent, à contrario d'un "Alien : Isolation" par exemple qui lui, parvient à réellement nous faire stresser devant notre écran quand l'alien est dans les parages. Mais en ce qui concerne l'ambiance et son appartenance au genre du survival-horror, "The Evil Within" ne trompe pas sur la marchandise. Les décors font vraiment dans le glauque et le malsain, le bestiaire présenté est vraiment cauchemardesque niveau apparence, le sang gicle à gros bouillon et le côté survival est vraiment mis en avant avec un rationnement des munitions qui s'avère grandement problématique pour la survie de notre personnage ! Bien sûr, les fans des "Resident Evil", des "Silent Hill", des "F.E.A.R.", de l'univers de Clive Barker ou du cinéma d'épouvante asiatique seront en territoire connu et les influences de "The Evil Within" ne passeront pas inaperçues, donnant à l'aventure et au bestiaire un petit goût de "j'ai déjà vu ça ailleurs". Le niveau dans un village perdu au fond des bois ressemble à si méprendre à celui de "Resident Evil 4" par exemple. Idem pour le monstre monolithique armé de sa tronçonneuse. La créature femelle arachnide possède de longs cheveux noirs devant le visage, clin d'œil à toute la vague de fantômes japonais qui a inondé les écrans depuis le succès de "Ring". Mais franchement, ces similitudes ne m'ont pas du tout dérangé et l'étrange enquête de l'inspecteur Sebastian Castellanos m'a totalement envouté.



Avec son scénario on ne peut plus tortueux, qui met le joueur en questionnement incessant (notre personnage est-il fou ? Est-ce lui qui invente tout ça ? Est-il un ancien pensionnaire de l'asile ? Est-ce que le grand méchant de l'histoire existe vraiment ?), "The Evil Within" nous balade dans une multitude de décors divers et variés, ce qui a pour effet de ne jamais laisser l'ennui venir poindre le bout de son nez. Couloirs étriqués de l'hôpital, sous-sols dévastés et inquiétants, village abandonné, ville détruite et j'en passe, le joueur s'amuse à arpenter les différents lieux de l'action et à éviter les pièges et les divers ennemis qui s'invitent à l'aventure et qui nous donneront bien du fil à retordre. On sera bien content de trouver un peu de repos dans une partie de l'asile justement, où on est accueilli par une étrange secrétaire qui nous donnera l'occasion de pouvoir sauvegarder notre progression mais aussi de pouvoir upgrader nos compétences et nos armes via un bien curieux fauteuil. Ces phases de transition dans lesquelles on se retrouve à l'asile participent également à la progression du scénario et peu à peu, l'intrigue se dévoile, via des photos, des articles de journaux qui font la lumière sur les événements.

Au niveau de l'armement, notre inspecteur de choc, qui se demande s'il n'est pas en train de sombrer dans la folie pure, dispose de tout un panel d'armes et de grenades, allant du simple pistolet automatique au fusil à lunette, avec également le traditionnel fusil à pompe par exemple. L'une des armes les plus originales s'appelle Agonie, une arbalète massive pouvant accueillir différents carreaux : explosifs, aveuglants, empoisonnés ou inflammables par exemple, ce qui ne sera pas du luxe pour venir à bout de certains rencontres qui vont vous donner bien des crampes au doigts ! N'oublions pas aussi la présence des allumettes, permettant d'embraser les ennemis au sol et de s'en débarrasser définitivement.



Si l'arsenal disponible est alléchant, sachez que l'infiltration pour éviter l'affrontement est plus qu'à privilégier dans certain cas ! Les gros bourrins trouveront rapidement la mort s'ils ne font pas preuve d'une certaine discrétion ou n'utilise pas les techniques d'approches. Surtout que les concepteurs ont corsé l'affaire en nous offrant un "temps de sprint" limité et qu'il faudra utiliser à bon escient. Encore plus vache, si vous êtes trop blessé, vous ne pourrez pas courir ! Ces phases d'infiltration et ces contraintes de jeu renforcent le côté stressant de l'aventure et procurent bien des moments de tension. Inutile de préciser que plus on avance, plus la difficulté augmente, et plus le bestiaire devient coriace ! J'ai perdu des cheveux lors des derniers chapitres de l'histoire, je peux vous le dire ! Certaines phases où le combat s'avérait inévitable ont transformé le jeu en un véritable enfer vidéoludique ! Les fans de "Dark Souls" apprécieront sûrement.

Au final, "The Evil Within", sans être exempt de petits défauts, vous invite dans un voyage horrifique des plus intenses, ne lésine pas sur le gore et les effusions de sang, vous torture l'esprit avec son scénario un brin complexe, vous fait parcourir une multitude de décors variés et affronter des créatures belliqueuses et monstrueuses. Le jeu bénéficie d'une bonne durée de vie (environ 15/20h pour finir l'histoire), d'une difficulté croissante et saura vous replonger avec délices dans l'ambiance des survival-horror old school. Pour ma part, j'ai juste adoré et je le referai avec plaisir !


5/6 - Stéphane Erbisti



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