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Réalisation
Marcel Walz

Scénariste
Marcel Walz, Ryan Nicholson

Date de sortie
2014

Genre
torture porn

Tagline


Cast
Annika Strauss
Yvonne Wölke
Mika Metz uvm


Pays
Allemagne

Production


Musique
Michael Donner

Effets spéciaux



Votre note: -
Moyenne: 4
(6 votes)
Des victimes anonymes sont amenées dans une maison de torture et de douleur gérée par un sadique travesti "Monsieur Matheo Maxime" et ses femmes bourreaux. Partenaire d'un chat via un ordinateur portable, les instructions seront d'offrir le plus de souffrance afin de réjouir les membres du web de l'autre côté du chat en ligne...



La mode du torture-porn c'est un peu comme celle du found footage : de nombreux réalisateurs se lancent dans le sous-genre, mais la majorité d'entre eux livre des films bâclés, remplis d'absurdités et sans intérêt.

Ce n'est pas le cas de "La Petite Mort 2" de Marcel Walz (Seed 2, La Petite Mort, Raw 1 & 2) ne s'écartant pas du style "je te capture - je te torture" mais qui a la générosité de travailler sur son esthétisme, sa bande sonore, ses personnages et ses FX.

A la manière du très mauvais "Maskhead" de Fred Vogel, nos jeunes demoiselles prennent plaisir à être filmées et à vendre leurs victimes une par une pour leur chère "Maman". Une organisation complètement pompée sur "Hostel", puisque les bourreaux seront des clients prenant un malin plaisir à faire souffrir une victime sortie de nulle part (car il n'y a aucune information sur les torturés à part leur âge, leur situation familiale et leur prix).



Une intrigue faible pourrait-on dire, malgré le charisme de Monsieur Matheo Maxime. Mais l'ambiance fétichiste, gothique et sadomasochiste permettra à "La Petite Mort 2" de se démarquer de n'importe quel torture-porn réalisé jusqu'à ce jour. Le problème du premier volet était qu'il n'y avait rien à déguster mis à part 2 ou 3 scènes de torture plutôt atroces et hyper sanglantes grâce aux FX d' Olaf Ittenbach...

Mais ce deuxième métrage s'annonçait comme un renouveau du sous-genre rien qu'avec sa merveilleusement malsaine bande-annonce laissant apparaître des images d'une beauté remarquable. Et c'est ce qui fait le gros point fort de ce nouveau film de torture avec des éclairages du même style que "Cross Bearer", c'est à dire, un peu de bleu par-ci, du rouge et du violet par-là, du vert et du mauve encore par-là, etc.

Un véritable plaisir visuel que nous offre Marcel Walz. Mais seulement visuel ??
Bien sûr que non, le but principal du film étant la souffrance physique pour satisfaire les amateurs de tortures acharnées et sans limite ! Et de ce côté, le film n'a aucune timidité puisque le nombre de tortures tout le long du long-métrage est plutôt élevé sans être colossal. Juste de quoi ravir ceux qui trouvaient les "Hostel" trop soft, puisque ici on coupe, on arrache, on brûle, on charcute, on transperce et sans hésiter à utiliser les gros plans.



Quelle joie pour le public déviant de se retrouver face à un mélange de beauté fétichiste et de tortures gore : arrachages d'ongles, énucléations, tranchage de langue, éventration, castration, amputations, dépeçage, mutilation de l'urètre au tire-bouchon, couture de bouche et d'yeux sur une victime représentative du Christ crucifié et surtout on n'oublie pas de se réjouir de chacun de ses gestes (c'est pourquoi un rouleau de kleenex est volontairement présent dans la plupart des cages de torture ; un peu d'ironie discrète n'est pas de trop...)!

Le problème c'est que si vous prenez plaisir à visionner ces enchaînements de violence gratuite, certains resteront probablement sur leur faim, car bien que certaines scènes soient particulièrement corsées, elles peuvent sembler incomplètes, rapides et pas assez gratinées.
C'est dommage surtout quand chaque torture est filmée à la manière d'un clip sur une musique bourrine. Concernant la bande sonore justement, je n'ai aucune hésitation pour dire qu'il s'agit des meilleures musiques fournies dans un torture-porn. Variant parfois l'atmosphère et le thème des tortures (la scène de la dégustation chinoise, l'amusante scène d'électrocution sur musique électro ou encore une scène spéciale nazis !). Marcel Walz prend plaisir à diversifier ses idées et à prendre quelques risques pour rendre une certaine originalité à "La Petite Mort 2" suite au banal premier volet ayant déçu plusieurs amateurs dû à ses longueurs.

Pas de doute, nous avons un des meilleurs torture-porn de ces dernières années spécialement réservé au public amateur de violence gratuite. Même si après 1 heure, le sentiment d'ennui commence à s'installer à cause d'une impression de répétition, le final avec l'obsession de Monsieur Matheo Maxime mis en pratique sur lui-même, rattrape notre ennui et attire notre regard sur cette fin extrêmement dérangeante, malsaine et efficace (rappelant légèrement "Le Silence des Agneaux").



Sans compter quelques petites maladresses au niveau du jeu d'acteurs, "La Petite Mort 2" est une petite réussite dans son genre, un film ambitieux et sans prétention qui tente d'être le plus honnête possible envers les fans de tortures extrêmes (dont ceux qui ont été navrés par le premier volet) même si certaines scènes auraient pu être plus poussées et plus généreuses.

Mais le divertissement est là, sans pour autant être inoubliable. Flirtant avec "Hostel", "Meat Grinder" et "Dard Divorce", des sublimes images, de bonnes musiques électroniques énervées, des actrices d'une beauté aveuglante, un superbe enchaînement de tortures variées, gore et plus ou moins coriaces (sans pour autant assister à la mise à mort), une violence parfois excessive, des costumes et des maquillages visant la perfection, un jeu d'éclairage et d'esthétique étant un véritable plaisir pour les yeux, une violence sans retenue de la part de Marcel Walz et un ensemble digne d'offrir les éléments nécessaires que recherche un public sans prise de tête. Cependant, attention aux gros plans parfois excessifs, au léger problème de rythme et à l'abus d'effets "clippesques".

"La Petite Mort 2 - Nasty Tapes" réussit là où "La Petite Mort - Die Nasty" a échoué. Vous pouvez donc vous pencher dessus sans avoir vu le premier volet compte tenu de l'indépendance de l'un envers l'autre.








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